[Yosemite]

 

Le retour du fils de la vengeance de la mort qui tue et du parasol maudit

On September 10, 2010, in Carnet de route, Pensées, Photos, [Yosemite], by Sébastien
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N’allez surtout pas chercher une quelconque référence à un parasol dans ce post. C’est juste que je trouvais que ça sonnait bien. Allez savoir pourquoi !

Et finalement, la Cable Route apparaît devant moi. Toujours aussi impressionnante, toujours aussi intimidante pour le jeune homme parfois atteint de vertige que je suis. La bonne nouvelle, par contre, c’est qu’elle est quasiment vide. Il y a juste quelques personnes en train de descendre. Je vais pouvoir monter à mon rythme, comme j’en ai envie, sans me faire bousculer. Je reste un peu mal à l’aise quand même… enfin… j’attaque. Je monterais sans gant, me rappelant le commentaire de Fannie « je fais de l’escalade, j’ai plus confiance en mes mains qu’en des gants ». J’avoue que je partage un peu cet avis. Je serais plus à l’aise à mains nues.

Le début se fait sans problème, mais ça devient vite pas mal plus raide. Une fois de plus, je suis fasciné par mes chaussures, qui s’agrippent à la roche. Je croise les deux premières personnes sans problème : il y a largement assez de place. Mais juste après, je vois un gars qui, au lieu de descendre à reculons, comme il est on ne peut plus logique et normal de faire, se retourne avant de se glisser sous les câbles. Je commence à le maudire intérieurement. Pourquoi est-il obligé de faire n’importe quoi ? Finalement, il s’assoie, cramponné au câble, le temps de faire quelques photos. Ok, il n’a pas forcément l’intention de faire n’importe quoi, mais en même temps, ça a suffit à me donner un coup de stress. Je me sens beaucoup moins confortable. Je me force un peu pour monter encore deux « étapes » (les petites barres en bois, qui servent plus ou moins de marches pour se reposer). J’arrive à une saillie dans le rocher, ou je peux m’asseoir très confortablement. Il reste encore quelques personnes dans la descente. Je m’installe, et j’attends. J’essaie de me calmer, de me raisonner, de me dire que si il y a tant de gens qui montent à tout les jours et que ce n’est pas fermé, ça ne doit pas être si dangereux. S’il y avait des morts à tout les jours, ça serait sans doute fermé depuis longtemps. Ce qui est bien, c’est que je peux reprendre mon souffle sans problème. Le fait de pouvoir contrôler ma respiration aide énormément. Je sais que je suis allé un peu plus loin que la première fois. Fannie m’avait dit que j’avais fait demi tour dans l’endroit le plus difficile. Ça veut dire que je n’ai plus trop d’efforts à faire. Je m’invente un petit tantra hyper positif que je me répète en boucle. C’est fou comment ça aide ! Je reprends l’ascension, un peu rapidement, sans m’arrêter, pour ne pas me poser trop de questions. Et puis soudainement, c’est beaucoup moins raide, ça se fait tout seul, sans problème. J’ai un peu du mal à y croire. J’ai réussi à le faire. Je suis rendu au sommet.

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Pour les photos de la Cable Route, version « avec touristes » :

http://sc.c-pp.biz/calivada/?p=406

 

Le Half Dome pour moi tout seul

On September 10, 2010, in Carnet de route, Photos, [Yosemite], by Sébastien
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Me semble que c’est mérité !

C’est grand, c’est plat, il y a juste deux personnes. Qui attaquent la descente. J’ai le sommet du Half Dome pour moi tout seul… difficile d’imaginer que ce soit possible ! Je prends mon temps, je tourne autour, j’admire la vue sur la vallée, qui est à couper le souffle. En rien comparable avec Cloud Rest, qui est une crête, et qui offre un magnifique panorama à 360. Half Dome, il faut faire le tour pour voir toutes les montagnes environnantes. C’est grandiose également. Je suis en haut, je suis heureux, je profite un peu de la tranquillité des lieux. Un petit coup d’oeil à ma montre me confirme que je suis parfaitement dans les temps.

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Le gars qui est bien content de ce qu’il a fait

On September 10, 2010, in Photos, [Yosemite], by Sébastien
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Voilà.

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Parce que maintenant il faut redescendre ?

On September 10, 2010, in Carnet de route, Pensées, [Yosemite], by Sébastien
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Certes…

Je ne m’attarde pas tant que ça en haut non plus. C’est beau d’être seul et tranquille, mais en même temps, justement, je suis seul, et ça me stress un peu. Après avoir voulu avoir les câbles pour moi tout seul, j’espère maintenant avoir un peu de compagnie pour la descente. C’est ce qui me stress le plus. Dans la montée, j’étais plus inquiet par la perspective de devoir redescendre. Enfin… maintenant que je suis en haut, je n’ai plus le choix… une fois où j’étais monté au grenier avec Dominique, Michael et Xavier, à l’époque où il y avait juste une échelle trop courte pour y accéder, j’avais réussi à négocier pour qu’ils aillent chercher une échelle plus longue pour que je puisse redescendre. Mais là, je ne me vois pas vraiment négocier. Je vois pas vraiment avec qui négocier, ni quoi de toutes façons…

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Je pars tranquillement, en respirant lentement. Je ne me presse pas, je vais à la vitesse qui me convient. J’ai les câbles pour moi tout seul. Au loin, deux personnes apparaissent. Parfait, je ne suis plus vraiment tout seul. Je me répète à nouveau mon mantra dans la descente. Ça marche aussi bien. Premier passage difficile, lentement, sans problème. Deuxième passage difficile, sans problème non plus. J’ai pris le truc, j’ai le rythme, en fait ça se fait beaucoup mieux que je pensais. Découvrir que ça descend aussi bien, que mes chaussures ne glissent toujours pas, fait retomber le stress d’un coup. Je ne descendrais pas en courant, mais je descendrais assez rapidement quand même. Et je sentirais le stress disparaître complètement au moment de finalement quitter les câbles, et de revenir sur un chemin normal. Je l’ai fait ! J’ai eut ma vengeance. J’ai réussi à grimper le Half Dome, alors que j’avais déjà fait un sommet dans la même journée. Je suis heureux, content, fier.

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Nevada Falls

On September 10, 2010, in Carnet de route, Photos, [Yosemite], by Sébastien
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Avec ou sans eau ?

J’attaque la redescente, avec enthousiasme et un grand sourire. Je reconnais les paysages avec amusement. Je n,aurais jamais pensé revenir ici aussi rapidement. D’ailleurs, même en quittant Montréal, je ne pensais pas revenir ici. Même en arrivant à Burning Man, je ne pensais pas continuer vers le sud… j’aime toujours autant mon plan de voyage complètement erratique, qui me fait faire des choses complètement folles.

Je retrouve Nevada Falls. Je les avais vu au printemps, les revoilà à la fin de l’été. La différence de débit est impressionnante ! Elles sont encore jolies, mais ce n,est pas comparable à la puissance qu’elles avaient deux mois plus tôt.

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En juin :

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Mais si ma bonne dame ! Puisque je vous dis que c’est la même !

 

Vernal Falls

On September 10, 2010, in Carnet de route, Photos, [Yosemite], by Sébastien
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On rejoue au « avant » « après ».

Et puis j’arrive finalement à mes chéries ; Vernal Falls, qui avaient presque réussi à déloger Wapta Falls dans mon coeur. Elles se partagent désormais la première place dans ma liste de cascades préférées… elles aussi ont perdu beaucoup, pourtant, elles gardent cette magnificience qui m’avait fasciné. La paroi d’où elles tombent est encore aussi lisse, encore aussi belle.

Septembre :

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Juin :
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Et oui ma bonne dame, pour la deuxième fois, c’est tout pareil la même !

 

Dernière ligne droite

On September 10, 2010, in Carnet de route, [Yosemite], by Sébastien
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En descente

Je commence à avoir vraiment mal aux jambes, et je mangerais bien une ou deux barres de céréales pour me donner un dernier boost d’énergie. Malheureusement, j’ai mangé la dernière au sommet de Half Dome. Je sais que je suis presque rendu. Il ne reste qu’une dernière petite montée, et une longue descente pénible. J’avais dit à Fannie que j’avais assez d’énergie pour grimper la petite montée en courant. Et puis finalement, par flemme, je ne l’avais pas fait. Je la regarde, qui me nargue à nouveau. Au point où j’en suis… mes jambes se posent un peu des questions, ne comprennent pas trop ce qui leur arrivent, mais me voilà en haut, sans aucun problème. La dernière descente est longue, comme la première fois. Elle aussi, je la coure de temps en temps. C’est à la limite moins fatiguant.

 

J’ai dormi avec Rodger

On September 10, 2010, in Carnet de route, Rencontres, [Yosemite], by Sébastien
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C’est mieux que rien !

Il ne me reste plus qu’un dernier sujet d’inquiétude : il est 19h30, la nuit commence à tomber, Pourquoi Pas ? est à 30 kilomètres de marche derrière moi… il faut vraiment qu’il y ait une navette… j’espère avoir bien compris ce que disais le guide… il me restera l’option de faire du pouce, mais c’est pas comme si j’allais juste à côté… c’est prêt de 90 kilomètres en voiture ; on est vendredi soir, les gens arrivent au parc, ils n’en partent pas… je commence à me demander si je n’ai pas fait n’importe quoi…
Il y a deux navettes différentes à Yosemite. Celles qui circulent uniquement dans la vallée, et qui sont gratuites, et celles qui traversent le parc. C’est de celle là dont j’ai besoin. Je marche deux kilomètres avant de finalement trouver l’arrêt. Les horaires sont indiqués. Enfin les horaires pour l’une des deux navettes. Celle qui va dans la mauvaise direction. La prochaine est dans 20 minutes. Mais pas d’horaire pour celle qui m’intéresse… moment de stress… bon, j’ai mon portefeuille, je suis au milieu de Yosemite, au pire je me paie une nuit à l’hôtel, ça me donnera l’occasion de prendre une douche ET un bain. Mais franchement, ça me tente pas. Et puis je suis pas sûr que j’ai envie d’abandonner Pourquoi Pas ? toute la nuit… deux personnes arrivent à me renseigner sur les horaires de la navette que je veux prendre. Elle passe juste une fois par jour. À 17h. Merde. Raté… ne me reste plus que le stop… je prends la navette de la vallée, pour aller au début de la route qui en sort. Il fait nuit.

Je m’installe sur le bord de la route. Il y a encore un peu de trafic. Je fais un grand sourire aux voitures qui passent, mais personne ne semble motivé à s’arrêter. Je continue à penser que j’ai été stupide, que j’aurais du prévoir un peu plus… et puis finalement, un camion s’arrête. Pas de chance, le gars ne va pas dans la bonne direction. Ça me redonne espoir, tout en m’en enlevant aussi : donc les voitures s’arrêtent de temps en temps, mais en même temps, je vais dans un endroit vraiment moins fréquenté…

Je reprends ma place sur le bord de la route. Un autre véhicule s’arrête. Un gars dans la cinquantaine, qui me demande si j’ai beaucoup de stock. Non, j’ai juste mon sac à dos tout petit. Sa voiture, par contre, déborde de tout les côtés. On discute un peu. En fait, lui ne sait pas où aller. Il n’a pas d’endroit où dormir ce soir, et prévoit juste sortir du parc pour trouver un endroit confortable en dehors. Il n’avait pas nécessairement prévu d’aller dans ma direction, mais pourquoi pas après tout. Il accepte de m’embarquer. Je pousse un soupir de soulagement. J’ai beau débordé d’optimisme et de positivisme, sur ce coup là, j’en ai peut être un peu trop fait… ou peut être pas. J’aurais attendu juste 15 minutes.

Il s’appelle Rodger. Avec un « d » qu’il tient de son père. Sa mère ne voulait pas, mais son père à insister. Il est originaire de Seattle, mais déménage avec sa soeur en Arizona. La voiture est pleine de choses à déménager. Il a une petite tente, qu’il prévoie installer quelque part. Il est sympa, et me rend un peu un service énorme en me ramenant jusqu’au Pourquoi Pas ?. Du coup, en échange, je lui propose de l’héberger pour la nuit. Ça sera plus confortable et plus simple que la tente. Il accepte. L’idée est simple : sortir du parc, se garer sur le premier parking venu, et dormir.

Je n’avais pas réalisé la distance qui me séparait du van. Il faudra un peu plus d’une heure pour le retrouver. Rodger est sympa, un peu bizarre, mais ça va. Par contre, pas toujours très attentif quand il conduit. Comme il le dit lui même « je suis conduit moins bien quand j’ai quelqu’un avec moi, ça me déconcentre souvent un peu ». Mouais, bon… enfin… on arrivera finalement au van, et je rembarquerais avec grand plaisir dans le Pourquoi Pas ?. Rodger me suit. On sort du parc. Cent mètres après, il y a un parking. On s’arrête. Je fais de la place pour tout le monde. Je grignote deux barres de céréales rapidement, mais la faim est partie…

On discute encore cinq minutes, puis je monte me coucher. Je lis quelques pages de mon guide, à la recherche d’autres randonnées aussi magnifiques que celle ci. J’en ai repéré une qui semble assez tranquille, pour demain. Parce que demain, c’est jour de repos. J’ai bien marché aujourd’hui !

 

La petite balade relaxe

On September 11, 2010, in Carnet de route, Photos, Rencontres, [Yosemite], by Sébastien
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Selon la façon de voir.

Voilà… c’est décidé, aujourd’hui, je me repose. J’ai repéré une petite randonnée tranquille, pour me dégourdir un peu les jambes. Parce que oui, je l’admets, je grince un peu aujourd’hui ! La balade se trouve juste avant l’entrée du parc, et s’appelle « 20 lakes basin ». Elle fait un 8 des plus inspirants, slalomant de lac en lac, sans jamais descendre sous les 10000 pieds (3000 m). Parfait, non ? Très peu de dénivelé, et à peine 15 kilomètres. Oui, je sais, mes visions des promenades relaxes ne sont plus les mêmes maintenant qu’au début de l’été !

Je n’ai mangé qu’une pomme en guise de petit déjeuner. Il n’y a donc que ça et 6 barres de céréales qui me séparent de la polenta d’hier matin. Me semble que c’est pas grand chose. Me semble, d’ailleurs, que j’ai faim. Je me laisse aller. En fait, j’aime ça manger en fonction de mes envies, et non de la logique. Je n’ai quasiment rien manger hier, aujourd’hui je me fais une overdose de pattes qui me convient parfaitement. Et puis je pars tranquillement.

Tout commence au lac Saddlebag, beau petit lac de barrage, avec sa petite armée de pêcheurs tout autour. Je commencerais par la berge ouest ; le retour se fera par le côté est.

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Tout cela est bien calme, et bien reposant. J’avance lentement, laissant à mes jambes le temps de se remettre en place. Et puis finalement, on finit par faire le tour, et arriver dans la belle petite vallée cachée en arrière.

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Comme le dit mon guide, le fait de déjà partir en altitude fait que l’on se sent tout de suite à l’écart, tranquille. Le paysage est grandiose, les montagnes autour de toute beauté. Et puis ça commence à monter un petit peu. À peu prêt la seule grimpette au programme. Tant mieux. Je monte lentement. Ça fait un moment, déjà, que j’ai repéré une personne qui me suit, et qui va finir par me rattraper. Je décide de m’arrêter un peu.

Elle me rattrape, et on commence à discuter un peu. Elle s’appelle Diana, et vient du Lac Tahoe. Elle est toute contente d’apprendre que je viens de Montréal et que je parle français. Elle connaît un peu la langue elle aussi, et elle en profite pour pratiquer un tout petit peu, glissant une phrase, un mot, de temps à autre. Je trouve ça assez amusant.

Elle travaille comme violoniste. La plus part du temps, dans des mariages. Du coup, elle a beaucoup de temps pour voyager. Elle adore la randonnée, et me donne quelques conseils, qui ne sont malheureusement pas sur mon chemin. Du moins pas sur celui prévu pour le moment… On continue de marcher tout en discutant.

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Et puis finalement, on se sépare, elle allant d’un côté, moi de l’autre. On échange nos coordonnées au cas où. En principe mon chemin ne repasse pas par le lac Tahoe, mais qui sait ? Et puis elle parlait de peut être venir à Montréal un jour, alors pourquoi pas ?

 

Les 20 lacs

On September 11, 2010, in Carnet de route, Photos, [Yosemite], by Sébastien
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Enfin environ

À partir de là, la balade redescend un peu. Je me retrouve dans un premier temps au fond d’un lac (bin du moins, d’un lac qui existe au printemps). Pendant un moment, il n’y a pas de sentiers. Je déambule au hasard, de pierre en pierre, suivant l’inspiration.

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À partir de là, le paysage est grandiose. On marche d’un lac à l’autre, descendant petit à petit vers une autre vallée. Chaque lac est plus beau que le précédent. Chaque nouvelle étape à quelque chose de nouveau. Je marche sans me poser de questions, admirant tout ça, heureux d’être ici.

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