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La tour John Hancock
Ce concours pour avoir la plus haute me fait bien rire. Il y a tellement de gens qui veulent la plus haute qu’il y a plein de catégories différentes. Donc si on résume, en Amérique du Nord la CN Tower est la plus haute structure en béton (c’est construit, mais pas habité) ; la Sears Tower est la plus haute tour, toute catégorie confondue, et la John Hancock Tower est la plus haute tour d’habitation. Bon ! Voilà… moi j’en ai déjà fait deux, et je compte bien faire les trois, pour être sûr d’avoir fait la plus haute quoi qu’il arrive. J’ai quand même ma fierté !
La vue depuis l’observatoire de la tour Hancock est tout simplement magnifique. Contrairement à la CN, ou les fenêtres sont relativement petites, ici elles vont du sol jusqu’au plafond. On a vraiment l’impression de dominer la ville ; elle s’étend sous nos pieds, et on apprécie vraiment le panorama ! Une fois de plus, il y a des panneaux pour apprendre plein de choses. L’information qui me fascine le plus ? La pollution du lac Michigan. Oui, évidemment, qui dit grande agglomération dit pollution. Une bonne partie des égouts de Chicago se jette dans la rivière qui la traverse, qui elle même se laisse dans le lac. Le lac est la source d’eau potable. Plus de pollution, moins d’eau potable. Une chance, une solution est finalement trouver ! Puis l’eau du lac est polluée par l’eau de la rivière, il suffit d’empêcher la rivière de se jeter dans le lac. Une chance que l’on a inventé les ingénieurs pour régler ce genre de problèmes ! La solution est donc mise en place. Des pompes, des canaux, un chantier complètement fou. Et maintenant, la rivière coule dans l’autre sens. Toujours pollué, mais elle s’en va polluer ailleurs. Ouf !
Chicago Dowtown
Et puis finalement, je me décider à jouer les touristes un peu. Je renfile les rollers, pour me promener dans les rues du centre ville. Tout est grand, haut, beau, impressionnant. Étonnamment, j’ai plus l’impression d’être à New York que quand j’étais à New York. Ça ressemble plus à ce que j’aurais attendu de la grosse pomme.
Je me dirige tranquillement vers la Sears Tower, que je veux ajouter à ma liste de tours. Mais quand on me dit que c’est 45 minutes d’attente, je laisse faire. De toutes façons, je voulais aussi faire la Hancock Tower. Changement de direction. Là, l’attente est d’une minute. 94 étages en 45 secondes. L’ascenseur le plus rapide en Amérique du Nord.
Millenium Park, la scène extérieure panoramique
Le gros plus sur la place des festivals ? La scène est installée en permanence, et on peut imaginer une très bonne qualité de son avec les enceintes que l’on retrouve un peu partout sur la structure métallique ; de plus, les places à l’avant de la scène sont aménagés en théâtre extérieur, ce qui peut être assez confortable. Par contre, la scène n’étant pas surélevée, pas sûr que l’on puisse vraiment apprécier de très loin. À essayer, pour être sûr !
Millenium Park et le haricot géant
Je me dirige ensuite vers Millenium Park. J’en ai entendu parler à cause du haricot géant en aluminium qui y trône fièrement. Ça me paraît amusant à voir ; j’y vais donc par curiosité. Nouvelle surprise : quand on le voit en photo, l’effet est sympa et, en effet, amusant. Mais en vrai… c’est de toute beauté. La ville se reflète dans tout les sens, et je passerais finalement un long moment à faire des photos dans tout les sens. Allez savoir pourquoi, ce haricot géant me fait penser au stade olympique de Montréal. Deux ovnis, posés en pleine ville. chacun dans un style différent, chacun d’une époque différente.
Fantasme en béton
Les tours sont, cela moi, un élément absolument nécessaire dans le contexte urbain actuel. J’ose même y voir une excellente alternative écologique. À condition, évidemment, qu’elle soit bien conçue. En fait, les tours viennent luter contre l’étalage urbain, et transforme des déplacements horizontaux souvent à base d’essence (la voiture) en des déplacements verticaux électriques (ascenseurs). Savoir qui a la plus haute, je m’en fous. Et il y a définitivement des horreurs architecturales. Mais il y a aussi des oeuvres d’arts qui, selon moi, sont assurément dignes de finir dans un musée. Après tout, l’architecture ne fait elle pas partie des 7 arts ?
Quand la photo de la tour terminée donne l’impression que l’on regarde le rendu 3D d’un logiciel d’architecture, il me semble que c’est une belle réussite.
La tour du CN – 553,3 mètres
Il faut le reconnaître, vu d’en bas, c’est impressionnant. Il faut le reconnaître aussi, des attractions à 30$, j’en ferais pas beaucoup dans ce voyage. C’est cher, mais bon ; j’y vais quand même. Les premiers 300 mètres se montent en une cinquantaine de secondes. Les ascenseurs sont en partie en verre, donc on peut voir la ville qui s’éloigne rapidement. La vue ne me dérange pas. Qu’en est-il de mon vertige perdu puis retrouvé ? Bonne question ! Du premier pont d’observation, la vue est quand même assez saisissante. Elle permet entre autre de découvrir l’immensité du lac Ontario. L’autre rive est à 120 kilomètres d’ici. Il paraît que des fois, on peut la voir. En tout cas, aujourd’hui, j’ai plus un feeling de bord de mer ! Et puis du premier pont d’observation, il y a aussi le plancher de verre qui permet de marcher sur le vide. Les enfants courent dessus, les parents prennent leurs enfants en photo, c’est un joyeux bordel. Et puis il y a les frileux, comme moi, qui font juste s’approcher, et regarder par en dessus. Je sais pas… je me sens pas de poser le pied là dessus. Complètement irrationnel, je sais.
Il y a aussi les petits points d’informations immanquables dans ce genre d’endroits. Par exemple, l’intérieur de la tour est entièrement creux, pour lui donner plus de souplesse (et donc plus de résistance) ; mais ça permet également de faire des expériences des plus intéressantes. Saviez-vous, par exemple, que la tour du CN a permis de battre le record de la plus haute chute libre pour un oeuf ? Oui oui ! Comme quoi, on a toujours besoin de tours gigantesques !
Après avoir fait le tour du premier niveau, on peut prendre un deuxième ascenseurs pour un 150 mètres supplémentaires. Un deuxième 50 secondes de montée, et un point de vue encore plus impressionnant que le précédent. Les fenêtres sont beaucoup mieux placées, et on apprécie vraiment la vue sur la ville ! Quatre cent cinquante mètres d’altitudes, c’est quand même beaucoup… mais pas tant que ça, en fait… après tout, j’ai monté trois fois cette hauteur il y a quelques semaines à peine dans les Rocheuses. C’était gratuit, et le point de vue bien plus grandiose !
En roulettes dans les rues
À première vue, Toronto me fait beaucoup penser à Vancouver. Immeubles magnifiques, gens bien sur eux mêmes, ville d’affaires. S’y promener en roller est agréable et reposant. Je fais plein de photos d’immeubles, tout en me dirigeant vers la tour du CN. Oui, j’ai bien envie d’aller au sommet ! Après tout, j’ai fait la Tour Eiffel, l’Empire States Building, la tour du Stade de Montréal, l’observatoire de la capitale à Québec, le Skyview à Vancouver, la Coït Tower de San-Francisco… j’ai bien le goût de continuer ma liste ! L’avantage, c’est que ce genre d’endroit est facile à repérer. Sans carte, je m’y dirige quand même sans aucun problème, en jetant un coup d’oeil en l’air de temps en temps.










































































































