J’arrive finalement au camping. Je recherche une Pontiac G5 grise avec un drapeau québécois. Je fais un tour complet, sans succès. Je me dirige vers l’accueil, où un petit mot m’attend. Emplacement 58. Parfait. J’y vais, il n’y a pas de voiture ; juste deux tentes. Les demoiselles doivent être en train de marcher. Je m’arrête, m’installe dans mes petites affaires. Espérant que le mot m’était bien destiné ; qu’il n’y a pas deux Karine attendant quelqu’un dans ce camping. Ça ne semble pas le cas. Je reconnais la personne qui vient finalement frapper à ma fenêtre !

Passer la soirée avec des gens me tentaient beaucoup. Ça faisait un moment que je roulais seul, et un peu de compagnie de temps en temps, c’est agréable. En fait, j’aime bien cette alternance de « je suis un sauvage » et « je suis un homme civilisé ». En parlant de « je suis un sauvage », le camping a une douche. Ça, c’est une très bonne nouvelle. Parce que ma dernière douche remonte à… en fait, vous ne voulez sans doute pas savoir !

Il fait froid, il pleut, mais il y a un abris pour les campeurs. Heureusement, parce que cinq dans Pourquoi Pas ? on aurait sans doute été un peu à l’étroit ! Pâtes saucisses et sauces tomates, bières et vodka pomme. On parle, on discute, on jase, on rigole. Le couvre feu est à 23 heures. Deux des demoiselles s’en vont dormir. Je propose une fin de soirée confortablement installée dans le van. Il fait froid. Occasion de tester le chauffage pour la première fois. Ça marche bien, c’est efficace, c’est parfait. On parle voyage, philosophie personnelle, découverte de soit, rencontres et autres petits plaisirs de la vie jusqu’à 2h du matin environ.