Nouveau matin, nouveau réveil tranquille. Au programme aujourd’hui, j’ai envie d’aller faire un tour sur Toronto Island. L’équivalent de l’île Sainte Hélène à Montréal : un grand parc où l’on peut se promener, avec une magnifique vue sur la ville. J’ai envie de prendre quelques photos de la skyline de Toronto, et l’endroit me semble le plus approprié. Ça sera également l’occasion d’une petite promenade en roller. Après avoir pris mon temps pour me réveiller, je dis finalement au revoir à Angela. Au moins, c’est un au revoir facile : Toronto-Montréal, ça n’est pas loin. Maintenant que je connais la ville et que je sais que je l’aime, j’imagine que j’y reviendrais plus facilement. Angela, de son côté, me confirme également qu’elle repassera par Montréal. C’est l’avantage du couchsurfing « de proximité » !

Petit détour par Pourquoi Pas ? que j’ai déplacé la veille, après avoir trouvé un petit papier jaune sur mon pare-brise. J’avais mal compris un panneau. Dommage… l’amande est juste de 30$, mais je préfère éviter de récidiver trop souvent. Je me suis donc installé dans un parking payant ; ça revient à 15$ par jour. Si je fais beaucoup de villes du genre, les parkings vont devenir mon deuxième gros budget après l’essence !

Je range quelques affaires, change de chaussettes, et repars en rollers dans les rues de Toronto. Je pense que la prochaine fois que j’entends un montréalais se plaindre de l’état des routes au Québec en disant que c’est mieux en Ontario, je lui offre une paire de rollers, pour qu’il aille en faire dans la ville reine. C’est tout simplement insupportable. Les revêtements des rues sont horriblement mauvais, et les nids de poules ne manquent pas. Ça reste plus rapide que la marche à pied, certes, mais j’y perds quand même une partie de mon plaisir !

Je descends donc la rue d’Angela jusqu’au bord de mer… je sais que je devrais écrire « bord du lac », mais il me semble qu’à partir du moment où on ne voit plus l’autre bord et qu’il y a des vagues, on doit pouvoir appeler ça la mer… je mets un peu de temps avant de trouver l’accès au traversier, où je peux finalement me mettre en ligne pour attendre patiemment.