Carnets de route

 

En roulettes dans les rues

On July 21, 2010, in Carnet de route, Monde urbain, Photos, by Sébastien
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À première vue, Toronto me fait beaucoup penser à Vancouver. Immeubles magnifiques, gens bien sur eux mêmes, ville d’affaires. S’y promener en roller est agréable et reposant. Je fais plein de photos d’immeubles, tout en me dirigeant vers la tour du CN. Oui, j’ai bien envie d’aller au sommet ! Après tout, j’ai fait la […]

À première vue, Toronto me fait beaucoup penser à Vancouver. Immeubles magnifiques, gens bien sur eux mêmes, ville d’affaires. S’y promener en roller est agréable et reposant. Je fais plein de photos d’immeubles, tout en me dirigeant vers la tour du CN. Oui, j’ai bien envie d’aller au sommet ! Après tout, j’ai fait la Tour Eiffel, l’Empire States Building, la tour du Stade de Montréal, l’observatoire de la capitale à Québec, le Skyview à Vancouver, la Coït Tower de San-Francisco… j’ai bien le goût de continuer ma liste ! L’avantage, c’est que ce genre d’endroit est facile à repérer. Sans carte, je m’y dirige quand même sans aucun problème, en jetant un coup d’oeil en l’air de temps en temps.

 

La tour du CN – 553,3 mètres

On July 21, 2010, in Carnet de route, Monde urbain, Photos, by Sébastien
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Il faut le reconnaître, vu d’en bas, c’est impressionnant. Il faut le reconnaître aussi, des attractions à 30$, j’en ferais pas beaucoup dans ce voyage. C’est cher, mais bon ; j’y vais quand même. Les premiers 300 mètres se montent en une cinquantaine de secondes. Les ascenseurs sont en partie en verre, donc on peut […]

Il faut le reconnaître, vu d’en bas, c’est impressionnant. Il faut le reconnaître aussi, des attractions à 30$, j’en ferais pas beaucoup dans ce voyage. C’est cher, mais bon ; j’y vais quand même. Les premiers 300 mètres se montent en une cinquantaine de secondes. Les ascenseurs sont en partie en verre, donc on peut voir la ville qui s’éloigne rapidement. La vue ne me dérange pas. Qu’en est-il de mon vertige perdu puis retrouvé ? Bonne question ! Du premier pont d’observation, la vue est quand même assez saisissante. Elle permet entre autre de découvrir l’immensité du lac Ontario. L’autre rive est à 120 kilomètres d’ici. Il paraît que des fois, on peut la voir. En tout cas, aujourd’hui, j’ai plus un feeling de bord de mer ! Et puis du premier pont d’observation, il y a aussi le plancher de verre qui permet de marcher sur le vide. Les enfants courent dessus, les parents prennent leurs enfants en photo, c’est un joyeux bordel. Et puis il y a les frileux, comme moi, qui font juste s’approcher, et regarder par en dessus. Je sais pas… je me sens pas de poser le pied là dessus. Complètement irrationnel, je sais.

Il y a aussi les petits points d’informations immanquables dans ce genre d’endroits. Par exemple, l’intérieur de la tour est entièrement creux, pour lui donner plus de souplesse (et donc plus de résistance) ; mais ça permet également de faire des expériences des plus intéressantes. Saviez-vous, par exemple, que la tour du CN a permis de battre le record de la plus haute chute libre pour un oeuf ? Oui oui ! Comme quoi, on a toujours besoin de tours gigantesques !

Après avoir fait le tour du premier niveau, on peut prendre un deuxième ascenseurs pour un 150 mètres supplémentaires. Un deuxième 50 secondes de montée, et un point de vue encore plus impressionnant que le précédent. Les fenêtres sont beaucoup mieux placées, et on apprécie vraiment la vue sur la ville ! Quatre cent cinquante mètres d’altitudes, c’est quand même beaucoup… mais pas tant que ça, en fait… après tout, j’ai monté trois fois cette hauteur il y a quelques semaines à peine dans les Rocheuses. C’était gratuit, et le point de vue bien plus grandiose !

 

Waterfront

On July 21, 2010, in Carnet de route, Photos, by Sébastien
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Je redescends ensuite jusqu’en bas, me débouche les oreilles, et enfile à nouveau mes rollers, pour une petite balade sur le « Waterfront ». C’est assurément l’une des choses qui manquent à Montréal. Un vrai accès au fleuve. Car même à Verdun, si on peut approcher du fleuve, on ne peut pas vraiment s’y mouiller […]

Je redescends ensuite jusqu’en bas, me débouche les oreilles, et enfile à nouveau mes rollers, pour une petite balade sur le « Waterfront ». C’est assurément l’une des choses qui manquent à Montréal. Un vrai accès au fleuve. Car même à Verdun, si on peut approcher du fleuve, on ne peut pas vraiment s’y mouiller les pieds. Ce contact avec l’eau ajoute automatiquement un côté beaucoup plus relaxe à une ville.

L’heure avançant, je fais demi tour, et retourne tranquillement en ville, remontant les rues un peu au hasard, avant de revenir à « Pourquoi Pas ? » qui m’attend sagement. Je n’ose pas cuisiner ; après tout, je suis au milieu de la rue… mais j’ai de quoi manger quand même ; je m’installe donc confortablement sur la banquette arrière, et mange tranquillement. Sous le regard parfois un peu halluciné des passants. J’en profite un peu pour écrire aussi, en attendant que l’heure tourne, avant de finalement rejoindre Angela.

 

Angela

On July 21, 2010, in Carnet de route, Rencontres, by Sébastien
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Revoir un couchsurfer, ça ne m’arrive pas souvent ; mais à chaque fois, c’est un petit plaisir rassurant. Le monde n’est pas si grand que ça ; il est possible de revoir ces personnes que l’on apprécie. On prend un peu de temps pour discuter et je prends une douche rapide. J’ai beau être parti […]

Revoir un couchsurfer, ça ne m’arrive pas souvent ; mais à chaque fois, c’est un petit plaisir rassurant. Le monde n’est pas si grand que ça ; il est possible de revoir ces personnes que l’on apprécie. On prend un peu de temps pour discuter et je prends une douche rapide. J’ai beau être parti juste la veille, n’avoir dormi qu’une nuit dans le van, j’ai déjà l’impression d’être un aventurier. La déconnexion a été extrêmement rapide cette fois. Peut être parce que je n’avais pas vraiment reconnecté en revenant de Californie.

Angela partage mon goût pour les bières de micro-brasserie. Il n’est pas encore très tard (surtout pour elle qui est plutôt sur le fuseau horaire de Vancouver). On se dirige donc vers une place dont j’ai malheureusement oublié le nom mais où je bois une bière fortement sympathique par contre. La « Holy Smoke » de la brasserie « Church Key ». Bière noire, mais légère, mais goûteuse. Inhabituelle, agréable. On jase un long moment avant de rentrer se coucher. Angela me confirme que je peux rester une deuxième nuit ; je commence donc à essayer d’organiser un peu tout ça dans ma tête. De toutes façons, les choses se mettront en place par elle même ; j’en suis sûr.

 

Frodon, mais en version Freelancer

On July 22, 2010, in Pensées, by Sébastien
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C’est toujours la même chose : quand on se couche tard, on se lève rarement tôt. J’avais besoin d’une bonne nuit de sommeil, et je l’ai eut. Mon cerveau continue à me fournir en rêve un peu hallucinant. Cette nuit, j’étais donc Frodon, qui s’en allait détruire l’anneau unique. Rien de bien original, si ce […]

C’est toujours la même chose : quand on se couche tard, on se lève rarement tôt. J’avais besoin d’une bonne nuit de sommeil, et je l’ai eut. Mon cerveau continue à me fournir en rêve un peu hallucinant. Cette nuit, j’étais donc Frodon, qui s’en allait détruire l’anneau unique. Rien de bien original, si ce n’est qu’au lieu d’être le riche héritier de Bilbon, j’étais un designer graphique freelancer. Je vous laisse imaginer la galère d’expliquer à mes clients que la destruction de l’anneau occupait 150% de mon temps, et que leurs projets devaient donc attendre un peu. Ouf ! Pourvu que les rêves durent encore. J’adore rêver, et ça fait un moment que ça ne m’était pas arrivé. En tout cas, que je ne m’en étais pas rappelé !

 

Paul

On July 22, 2010, in Rencontres, by Sébastien
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Début de journée très relaxe chez Angela. Elle prépare une superbe omelette, que l’on mangera assis sur le gazon du voisin, en regardant passer les voitures. J’aime ce sentiment que j’ai tout mon temps, que je peux prendre les choses comment elles viennent sans me poser la moindre question, sans la moindre inquiétude. J’ai fait […]

Début de journée très relaxe chez Angela. Elle prépare une superbe omelette, que l’on mangera assis sur le gazon du voisin, en regardant passer les voitures. J’aime ce sentiment que j’ai tout mon temps, que je peux prendre les choses comment elles viennent sans me poser la moindre question, sans la moindre inquiétude. J’ai fait la tour du CN, parce que j’aime les points de vue offerts par ces hautes tours ; mais en dehors de ça, je ne cherche pas à faire du tourisme. Je veux juste ressentir Toronto et rencontrer des gens.

On est rejoint par Paul, un couchsurfer de Toronto que Angela a rencontré à Tokyo puis à Vancouver (parcours typique sur couchsurfing). Photographe voyageur, on s’entend très bien très rapidement.

 

Kensington Market

On July 22, 2010, in Carnet de route, Photos, by Sébastien
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Paul et Angela en vélo, moi en roller, on s’en va découvrir Kensington Market. Angela m’a présenté ça comme le Plateau de Toronto, mais beaucoup moins hype. En fait, c’est le bohème sans le bourgeois. Les petits échoppes où l’on trouve de tout. Une ambiance super agréable, bon enfant.  Les vendeurs d’accessoires à fumer en […]

Paul et Angela en vélo, moi en roller, on s’en va découvrir Kensington Market. Angela m’a présenté ça comme le Plateau de Toronto, mais beaucoup moins hype. En fait, c’est le bohème sans le bourgeois. Les petits échoppes où l’on trouve de tout. Une ambiance super agréable, bon enfant.  Les vendeurs d’accessoires à fumer en tout genre côtoie les magasins tibétains et les restaurants biologiques / végétariens / 100% naturel / sans rien ajouter / produits garanties maison. On est rejoint par deux couchsurfers américains, originaires de la côte Est, et qui se baladent un peu dans le coin pour fêter leur diplôme tout neuf. Ils ont faim. On s’arrête brièvement dans un petit fast food. L’un d’eux commande une poutine ; me voilà rassuré, on trouve facilement de la poutine à Toronto (avec du vrai fromage scrouitch scrouitch dedans !) mais je ne suis pas encore en manque pour le moment. Quand je lui demande si c’est sa première, il me répond que non ; il en a déjà mangé à Vancouver. Bon… on peut donc connaître la poutine sans jamais être allé à Montréal ! Comme la feuille d’Érable, le huard, ou le sirop d’érable, la poutine -symbole québécois- semble s’imposer tranquillement comme symbole canadien. Je trouve vraiment ça amusant. D’ailleurs, au moment où j’écris ça, assis dans un pub qui porte le doux nom de « l’idiot du village », le couple juste en face de moi est en train d’attaquer une poutine. Décidément !

On passera la journée à se promener dans le quartier. Rejoint par une australienne et une ontarienne pendant quelques temps, on retrouvera aussi une finlandaise. Je continue à adorer ce mélange de culture, ce côté sans frontière dans les rencontres. Et Toronto dans tout ça ? La promenade est agréable, j’y suis bien. Mais je ne suis pas dans un mode « découverte ». C’est horrible en roller (les revêtements sont vraiment mauvais) mais c’est relativement agréable à pied. J’ai quand même un bon feeling dans cette ville. Je suis en agréable compagnie ; je fais des photos ; on échange, on discute, j’oublie Montréal. Ça fait du bien !

 

Belzébuth

On July 22, 2010, in Pensées, by Sébastien
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Belzébuth se cache quelque part au milieu de Kensigton Market !

Belzébuth se cache quelque part au milieu de Kensigton Market !

 

Pouem Pouem et Ding Dong

On July 22, 2010, in Carnet de route, Photos, by Sébastien
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Couchsurfing, encore et toujours, c’est l’occasion de rencontres inusitées, c’est l’occasion aussi d’expériences inusitées. Ainsi, quand Gerald a annoncé qu’il organisait une visite de l’église où il travaille comme carillonniste, il était clair que j’étais partant. J’abandonne donc Angela -qui avait de toute façon autre chose de prévu- pour me diriger avec Paul vers l’église […]

Couchsurfing, encore et toujours, c’est l’occasion de rencontres inusitées, c’est l’occasion aussi d’expériences inusitées. Ainsi, quand Gerald a annoncé qu’il organisait une visite de l’église où il travaille comme carillonniste, il était clair que j’étais partant. J’abandonne donc Angela -qui avait de toute façon autre chose de prévu- pour me diriger avec Paul vers l’église de Gerald. Belle petite église, en plein centre ville. On est une dizaine de couchsurfer à en faire le tour. On commence par une petite démonstration et explication des grandes orgues, dans une église vide. Le son est magnifique. Et puis c’est la première fois que j’ai l’occasion de voir le clavier d’aussi prêt. Je n’ose pas demander  à jouer quelques notes. Peut être aurais-je du…

On attaque ensuite l’ascension de la tour du carillon. Pour votre culture, sachez qu’il y a seulement 11 carillons au Canada, environ 600 dans le monde (dont 200 en Pologne) et qu’il s’en construit un ou deux par an. Je n’ai pas pu m’empêcher de poser la question : ça prend une année à construire, environ, et il y a 5 fabricants de carillon dans le monde. Et des carillonistes ? Environ 200. Toute petite communauté, qui organise des séminaires de temps en temps. D’après Gerald, c’est extrêmement intéressant. Je n’en doute pas ! Sachez, enfin, que pour être un carillon, vous devez avoir 23 cloches. Si vous en avez moins, vous n’êtes pas un carillon, mais un « chime ». Enfin, et si je me souviens bien, le plus gros carillon a 54 cloches. Et oui, nous avons eut le droit à une démonstration. Et oui, une deuxième fois, nous avons eut le droit de faire sonner les cloches. Évidemment, c’est un peu gênant. En plein centre ville de Toronto, il y a pas mal de gens qui peuvent vous entendre. Mais ça vaut la peine d’en sonner une ou deux pour le fun !

Autre chose importante à savoir : c’est génial d’être carillonniste un 1er avril, histoire de faire des blagues aux gens, en sonnant les mauvaises heures au mauvais moments ! Tout cela me donne des envies de réorientation de carrière !

La visite se termine par un petit coup d’oeil du haut de la tour de l’église. L’escalier qui mène au carillon est du genre très étroit, circulaire, et très vertical. C’est le même escalier, qui continue, jusqu’au sommet à environ 40 mètres. Il ne faut pas être claustrophobe pour monter là dedans. Juste avec mon sac à dos, j’ai du mal à tourner. Évidemment, la montée se fait quasiment dans le noir, sur des vieux escaliers en bois qui grince comme pas possible. Mais la vue du sommet est vraiment belle !

 

Carillons et grandes orgues

On July 22, 2010, in Vidéos, by Sébastien
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