H-3 : ainsi commence l’attente

Un voyage quel qu’il soit semble toujours commencer par une interminable attente. Pour peu que le voyage implique de prendre l’avion, et là ça devient une succession de périodes d’attente. Je peux donc commencer à attendre l’heure de mon départ. Ensuite, j’attendrais un premier puis un deuxième bus, pour pouvoir attendre au comptoir d’enregistrement. Viendra ensuite l’attente de l’embarquement, l’attente du décollage, l’attente du film, l’attente de l’atterrissage, l’attente du débarquement, l’attente de la récupération des bagages, l’attente du taxi. Pour finalement arriver. 

Je pense que j’ai fait cela trop souvent. Je n’aime pas prendre l’avion. Ce n’est pas une question de peur, mais de confort. Serré les uns sur les autres, sur des sièges forcément trop petits et inconfortables, à respirer un air sec et artificiel. À cause de cela, le monde ne comprends pas pourquoi je ne saute pas en tout sens quand je pars en voyage. En fait, la joie explosive arrive plutôt une fois les bagages récupérés à l’autre bout. D’ici là, je reste d’une relative impassibilité, me contentant de faire ce que l’on veut de moi : attendre.

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