Tête en bas

Down under wandering. Archipelagoes to islands; beaches to deserts; mountains to cities.

Archive for the ‘What about a beer?’ Category

Little Creatures Brewery

  • English: Little Creatures Brewery
  • Français: Little Creatures Brewery

So… you have a well known brewery, and your next beer will be ready soon. As you’re one of the trendiest place in town, with an amazing decoration in an old warehouse, you could just put a little poster “Quiet American no available”. Yes, that would be simple.

Or you can advertise “Quiet American is coming. First kegs will be on us. Free beers from 4:30 to 6 PM. So, now it’s completely different. Then, if you have couchsurfers spreading the information, you’ll have this gathering of 30 peoples, from everywhere on earth, sharing… hum… a few beers.

When I first so the date of the event, I decided that I was going to drink to celebrate. Or to forget. Sometime, when a shop advertise something free, they have a long waiting list, or they’ll find other way to reduce there cost as much as they can. At the Little Creatures Brewery, they do thing the good way. The good thing about having two hands is that you can hold two beers. I quickly forget that I was suppose to forget something, and just start having fun, talking with people. New peoples, new meeting… I like Melbourne couchsurfing community.

And as if free beer was not enough, they decide to add some free food to!

I wanted to discover the Little Creature drinking hall for a little while. The place is amazing, atmosphere is really nice, and the staff is great. I would be more than happy to go back there!

This evening was also an opportunity to meet Cassie, Rachel, Josh and Indri. We talked about the upcoming road trip. Everything was well, and I do have the feeling that it’s going to be a great experience !

And hey… I suppose I had to try at least once to walk back home because it was to late for the last tram?

Oh… and if you’re wondering if the beer was good… yes, it was. A great one. But I should have write my feeling after the first glass, to have a good description!

The Lui Bar

Located 236 meters above sea level, on the 55ht floor of a gorgeous sky scrapper, the Lui Bar offers an awesome view on Port Philip Bay, on the south side of the Yarra River. The Lui Bar is one of those elegant places, where you know that you’ll have a quiet time, enjoying a little chat with some friend, while being amazed by one of Melbourne best view. In this kind of place, absolutely nothing is forgotten to make you feel the luxury of the place. I’ve experienced a couple of those “high in the sky” bars, in Montreal, Quebec or Sydney. This one beats them all, and as soon as you enter the building. A smiling waitress is here to welcome you, and to check with the bar if there is some room. She will then escort you to the elevator. Forget about the usual boring business elevator, with a small mirror and a TV telling you the last economic news. A dark room, with soft neon light, and world music. You climb the 55 floors very quickly, and then just get in the Lui Bar.

Definitely quiet on this sunny wednesday afternoon. The waiter told me that I’ll have the place all for me. I like the idea. Comfy and design couches every where, nice bulb lamps… all with a little “timeless” trendy touch… if you prefer, you can also enjoy your drink on the terrace. For the little story, big bags are now forbidden in the bar, because two parachutists jumped from the bar terrace, two weeks ago. Well, I won’t jump. I definitely prefer to stay and enjoy my beer.

And, of course, this awesome view on the south shore of the Yarra River…

The menu is definitely what you would expect in a place like that. Here, snack means “oyster” or “caviar”. They also have an amazing list of cocktails, all coming with there own little history. But yes, the view, the feeling, the name, all that has a price. So even the beer was quite expensive, specially on a traveler budget. Lets face it: I come here for the view, and for that, it’s definitely worth it. A perfect place for visitors who would like to relax after a long afternoon wandering around Melbourne CBD.

Time for me to finish my “Alpha Pale Ale”, from the Matilda Bay Microbrewery. With a strong hop taste, from the beginning to the end, a beer that lacks a bit of subtlety; would have been nice to have something else than bitterness…

En direction du lac Saint Clair

Une autre journée de changement. Avec un côté « dernière ligne droite à Hobart » un peu définitif. En fait, ça fait cinq ou six jours qu’une question nous taraude. « Et si on restait plutôt en Tasmanie ? ». On est bien ici. Tout les deux. On y trouve des choses différentes, mais qui nous conviennent à tous les deux. Moi j’ai toujours ces envies de longues randonnées sur une semaine. C’est quand même tentant… après, on a cette relocation qui nous attend, et Virginie et Seb qui arrivent bientôt à Melbourne. Donc c’est sûr que l’on n’a pas le choix de rentrer. Mais on pourrait sauter dans un avion juste après, et revenir. À cause de ça, on envisageait fortement de laisser une bonne partie de nos bagages à Hobart. On en discutait depuis quelques jours, mais on se rend compte ce matin que c’est extrêmement compliqué à gérer. On a quand même un doute sur les perspectives d’emplois à Hobart, et il est très clair que nous devons tout les deux nous mettre au travail. Melbourne semble offrir de meilleurs perspectives à ce niveau là. Après une dernière réflexion, on finit par en conclure que si jamais on revient à Hobart, on paiera tout les deux les 16$ de supplément bagages, qui sont loin d’être tant que ça !

Il fait un grand ciel bleu magnifique. Il est tôt. On a mal dormi, comme il se doit dans un dortoir d’auberge de jeunesse. C’est pas pour rien que l’on évite ça autant que possible ! On a juste envie de partir d’ici le plus tôt possible. La météo nous encourage dans notre projet d’aller voir le mont Wellington avant de partir.

Le mont Wellington, c’est un peu comme le mont Royal à Montréal, ou la bastille à Grenoble. En un peu plus haut : 1250 mètres environ ; si on considère que Hobart doit être dans les 20 à 80 mètres d’altitude, c’est la garantie d’un joli point de vue. Évidemment, il est possible de marcher jusqu’au sommet… mais il est également possible d’y conduire. Et j’avoue que si j’adore les défis que représentent un sommet, je ne vois pas du tout l’intérêt de grimper juste pour grimper. Si je peux y aller en voiture, je n’ai pas envie d’y aller à pied.

S’il ventait un petit peu en bas, en haut ça souffle vraiment intense ! Du coup, on se retrouve avec le tour un peu rapidement. De toutes façons, on n’avait pas beaucoup de temps… je pense que beaucoup de gens commence leur séjour en Tasmanie par une visite au mont Wellington. Ce n’était pas du tout calculé, mais je pense qu’en fait, c’est une erreur, et qu’il vaut mieux le garder pour la fin. Pourquoi cela ? Parce que le Wellington fait parti de ces sommets d’où « on voit tout ». Alors en fin de séjour, on peut regarder de tous les côtés, et se dire « on a été là, et là, et là ». Maria Island et Tasman Peninsulae nous font de grands coucous. Je suis presque sûr que le sommet que l’on voit là bas c’est Mount Field West. Et l’autre, loin là bas au fond, serait Rufus, qui nous attend sagement. On a rendez-vous avec lui demain… la vue du sommet nous permet aussi de voir tout ces sommets que l’on n’a pas encore fait. Tout ce qu’il nous reste à faire. La petitesse de la Tasmanie me fait rêver…

Mais le vent nous encourage à ne pas rester ! La redescende se fait assez rapidement. On croise pas mal de vélos, dans les deux sens. Bel entraînement !

Nous, on continue la route direction l’aéroport. On gare la voiture devant l’agence de location pour le van. Je signe les papiers. Je commence à avoir l’habitude. Ça y’est, j’ai récupéré le van. La voiture est garée à côté. On vide le contenu de l’une dans l’autre. C’est bien la première fois que je me retrouve à avoir deux véhicules de location à mon nom ! Certains pourraient se demander l’utilité de la chose. j’avoue que je me le demande aussi. N’ayant plus d’utilité pour la voiture, je la ramène au bâtiment d’à côté. Je rends les clés. Revient au van.

Le changement est assez radical. Passer d’une Mazda 3, avec une boîte manuelle à 6 vitesses, qui annonce fièrement un 260 au compteur, et qui doit pouvoir s’amener facilement à 200 (ailleurs qu’en Tasmanie, certes) à un gros van diesel, boîte automatique, et petit moteur un peu poussif. Je me rends compte avec une toute petite fierté pas du tout excessive que je n’ai absolument aucun problème à passer d’un véhicule à un autre. Changer de moyen de transport me pose aucun problème. Tout comme rouler à gauche. J’étais déjà bilingue du clavier qwerty/azerty, serais-je maintenant bilingue de la conduite droite/gauche ?

On fait une dernière pause chez Bernd, pour lui rendre sa tente qui nous aura vraiment bien servie ! Les au-revoir se font sans le moindre problème. C’est un peu étrange. Je suis arrivé ici il y a prêt de 6 semaines. J’ai passé énormément de temps ici, mais sans jamais vraiment créé un contact particulier. Bernd a des qualités indéniables, tout comme il a des manies parfois un peu difficile à supporter… j’ai passé un séjour très sympa chez lui, mais en même temps j’ai eu l’impression qu’il y avait toujours quelque chose qui manquait…

Une dernière pause à l’épicerie, histoire d’avoir de quoi à manger, et cette fois, on prend la route pour de bon. On dit au revoir à Hobart. Sans savoir si c’est un « à tout de suite », « à bientôt », « à la prochaine » ou « adieu ». Sentiment assez étrange au final…

Le début de la route qui va jusqu’à Lake St Clair, on l’a fait à plusieurs reprises, et il se fait sans problème. Puis à un moment, on va tout droit, au lieu de tourner à gauche en direction de Mount Field et de lake Gordon. La suite de la route ressemble pas mal… à l’exception de cette énorme panache de fumée. Le thermomètre indique 41 degrés. Il fait horriblement chaud. Le vent souffle tant qu’il peut. Temps parfait pour partir un énorme incendie. Quand on passe sous le panache, la lumière devient rougeoyante. L’éclairage est superbe. Je ne peux m’empêcher de trouver ça horriblement magnifique, et terriblement triste à la fois…

La route continue. On fait un petit détour quand un panneau annonce un point de vue et un village historique. Le point de vue sera en fait sur une installation hydre électrique certes impressionnantes, mais qui n’aurait pas forcément justifié le détour… quand au village historique, celui-ci semble tout droit sorti de « Edouard aux mains d’argent ».

On roule encore. Ça commence à être un peu long ; la route est un peu pénible, surtout quand on conduit un gros van. On s’habitue vite aux petites voitures sportives… mais on finit quand même par arriver à Lake St Clair, où l’on recroise trois français, rencontrés la veille sur le mont Eliza. Ils sont surpris de nous revoir là, en apprenant qu’on est repassé par Hobart entre temps. Eux sont juste en petite pause rapide, par contre. Ils repartent tout de suite. Encore des qui essaie de faire le tour de la Tasmanie en 10 jours j’imagine…

On repère notre balade pour le lendemain, puis on va poser le camping car dans le camping. Voilà bien longtemps que l’on a arrêté de se soucier de payer les campings dans les parcs nationaux. On se posait la question… les tasmaniens sont ils horriblement laxistes ? Extrêmement confiants ? À force de discuter à droite à gauche, on a eut un début de réponses… les campings dans les parcs nationaux sont devenus payant suite à la pression des propriétaires de camping privés. C’est vrai que face à un concurrent gratuit, il est relativement difficile de faire le poids. D’un autre côté, il y a énormément d’australiens qui paient le prix fort pour faire faire un aller retour à leur van sur le ferry (compter environ 500$ pour un aller-retour, juste pour le véhicule) et qui n’ont pas envie d’avoir en plus à payer les campings après, alors que tout ce dont ils ont besoin, c’est d’un rectangle de 3 mètres de larges sur 15 mètres de long (oui, ils sont gros les campings cars). Alors les villes, à leur tour, se sont mis à mettre à disposition des endroits gratuits. Les touristes affirmant que de toutes façons, l’argent qu’ils ne dépensaient pas en camping, ils le dépenseraient en visites, en restaurant, en café… bref, un équilibre semble s’être fait. Les campings dans les parcs nationaux sont désormais payants, mais les rangers ne vérifient pas et ne mettent pas d’amande. Ce qu’en même temps, je comprends assez bien… si je bossais dans un parc national, ça serait pour informer les gens, les conseillers, les guider, et s’assurer qu’ils ne balancent pas leurs poubelles n’importe où. Pas pour leur balancer des amandes parce qu’ils ont oublié de payer le camping… j’y vois également une autre logique : offrir ces zones plus ou moins gratuites, c’est la garantie que la plupart des gens vont s’installer au même endroit. Avec les facilités nécessaires. Poubelles, toilettes, etc… il est plus facile de jeter ses ordures à la poubelle quand on a une poubelle à côté. Quand on dort dans un endroit sans service, la canette de bière va rester là, parce qu’il est compliqué de a remettre dans le van, pour la jeter plus tard… au final, ça me donne l’impression que tout le monde est heureux et gagnant là dedans. En tout cas, nous on est bien heureux de ne pas avoir à payer !

Le van bien installé, on s’offre une petite balade sur le bord du lac, histoire de faire un peu de repérage. Rufus est là haut. Il nous attend. 640 mètres de dénivelés, mais sans aucune difficulté. Pas de passages raides, pas d’éboulis, ça devrait bien se faire.

On rentre au van ; on fait un peu de rangement, et puis je me mets à la cuisine. Ça fait du bien d’avoir un frigo et un peu plus de confort pour préparer le repas. Du coup, ce sera soirée crêpes (jambon + fromage + béchamel) et bière. La vie est belle aussi quand on voyage en van !

Salamanca Market

Il y a deux choses qui semblent être particulièrement connues (et réputées) à Hobart. La brasserie Cascade, et le Salamanca Market. La brasserie, c’est parce qu’elle est la plus ancienne d’Australie. Aussi parce qu’elle se trouve dans un des plus vieux bâtiments de Hobart. Enfin, et c’est pour moi la seule raison vraiment valable, parce que leurs bières sont particulièrement excellentes. Je n’irais pas faire la visite. Je ne suis pas intéressé à payer pour visiter une brasserie ; j’en ai visité suffisamment gratuitement. Je ne suis pas non plus intéressé à payer pour une dégustation. Je préfère, si je dois payer, déguster à la bouteille. Une bière différente à chaque fois. D’ailleurs, tiens, je pourrais vous parler de la Stout, que l’on a partagé avec Michel. Car en plus d’être sympathique, Michel préfère les bières noires aux blondes ! Bref, la stout de chez Cascade, c’est une petite escapade au pays du chocolat. Aussi bien au niveau du parfum que de goût. Même si celui-ci évolue par la suite comme la plupart des stouts vers un goût plus orienté café. Il y a un très bon travail de torréfaction en arrière, et ça paraît. S’il fallait faire des comparaisons, j’irais sans doute voir du côté de la Pêché Mortelle, du Dieu du Ciel. En enlevant le côté vanillé, par contre, complètement absent dans le cas de la Cascade.

Mais je m’égare. Il me semble que je devais parler d’un marché, à la base. Le Salamanca Market, c’est tout les samedis. Et ce samedi là, il faisait particulièrement beau. Évidemment, j’éviterais ici d’évoquer trop longuement le 30 degrés des plus agréables et le ciel parfaitement bleu. Je ne voudrais pas froisser les lecteurs qui passent le mois de janvier dans le mauvais hémisphère. Bref… profitant de cet météo idyllique (parce que oui, des fois, vous savez, il fait trop chaud, ça en est presque pénible !) j’ai décidé de m’en aller découvrir ce célèbre marché. J’ai enfourché mon vélo (ou plutôt celui que Bernd me prête) et je me suis laissé descendre jusqu’au centre ville. Puis un peu plus loin. Et j’ai vagabondé entre les étalages.

Première constatation : ce marché est extrêmement sympathique. Relativement grand, avec beaucoup de choses à voir, et une ambiance agréable.

Deuxième constatation : mais en fait, il est comme tout les autres ! Ça m’a pris comme ça, soudainement, alors que je regardais l’étalage d’un artisan menuisier. Les planches à découper, en bois aussi divers que variés, sont magnifiques et parfaitement finies. Il y a aussi les reposes-plats, les couteaux à pain, des faux fruits en bois… je regarde tout ça, et j’ai soudainement l’impression de l’avoir vu des centaines de fois. Les étales se suivent et se ressemblent. D’un bout du monde à l’autre, j’ai le sentiment de revoir les mêmes objets, les mêmes idées. Il y a les stands un peu plus écolos, la pizza bio au feu de bois, les vendeurs de hot dog, la designer de mode, le stand de fudge, celui de bonbons. Et bien sûr, les jeunes musiciens, extrêmement talentueux, qui ravissent les oreilles des chinois et des français qui visitent le marché. Parce que des locaux, certes il y’en a, mais je n’ai pas l’impression qu’ils font la majorité.

Je ne dis pas que Salamanca ne me plait pas. Au contraire, j’ai eut énormément de plaisir à y prendre un bain de foule. À déambuler sans raison, d’un stand à l’autre. Regardant, avançant au hasard, m’énervant après ces madames qui ne font pas attention avec leur sac à main.

Quand on discutant avec Michel, il a dit une chose toute bête. Une chose toute simple, qui m’est resté. « Je ne voyage plus pour les paysages depuis longtemps ; je voyage pour les gens ». Il nous a expliqué qu’au bout d’un moment, les plages se ressemblent toutes. Les gens, eux, sont tous différents. Je reste un peu en désaccord avec lui. Non pas sur les gens, mais bien sur les paysages. En tant que photographe, j’ai l’impression de faire peut être plus attention à ce qui m’entoure. Je vais chercher dans les paysages ce qu’ils ont d’uniques à offrir. Il y a une infinité de paysages différents sur terre, et je ne pense pas avoir la chance de tous les voir un jour. Je sais bien que quand je commente une route, un paysage, je fais référence à l’Irlande, au Québec, à la France. Cette idée volonté de comparaisons, c’est plus une façon pour moi de créer des liens entre les voyages. De m’aider à comprendre ce que j’aime, ce qui me plait particulièrement, et ce pourquoi j’accroche moins. Je sais le genre de paysages qui me plait grâce à ça, et je vais le chercher. Il y a peut être aussi un projet photographique, pour l’instant très flou, en arrière. Oregon, Irlande, Québec, Tasmanie… tellement différents et semblables en même temps.

J’aime voyager pour découvrir l’immensité du monde et sa petitesse en même temps. Me rendre compte qu’à l’autre bout du monde, les choses sont à la fois différentes et semblables. Je trouve là dedans un côté rassurant.

Alors quand je me promène sur Salamanca Market, et que j’ai l’impression d’être à la fois le dimanche matin à Morestel et le samedi après midi à Eugène, je me sens bien. Et j’aime ça.

Un petit morceau de côte est : Bicheno, Frecynet et la Wineglass Bay

La nuit a été très tranquille et très reposante. Le van est horriblement confortable, et on s’y attache horriblement vite ! On va finir par avoir des goûts de luxe. J’ai été réveillé à un moment par les fameux cris d’un diable de Tasmanie. C’est vrai que c’est assez impressionnant, et que ça mérite bien son nom. J’imagine bien le pauvre petit colon sans expérience tasmanienne se faire réveiller par des appels pareils… de quoi décider de rentrer en Angleterre. Ce n’est pas peu dire ! Par contre, j’ai eut beau regarder un peu partout autour du van, je ne l’ai malheureusement pas vu. Ce sera donc pour une autre fois.

Au matin, la baie est tout aussi magnifique, et on aurait bien aimé en profiter un peu plus. C’est le genre d’endroit où, quand on ne compte pas le temps, on peut facilement rester poser 3 jours sans vraiment bouger. Ah, que le Pourquoi Pas ? me manque parfois…

On reprend la route, direction le Parc Frecynet (B), et Bicheno (C). Frecynet, c’est pour la Wine Glass Bay, Bicheno, c’est pour les petits pingouins qui se promènent sur les plages à l’aube et à la tombée de la nuit.

La route vers le sud est tranquille. On longe des plages magnifiques ; sable blanc, eau turquoise. Désertes. On comprend facilement pourquoi après avoir mis un orteil dedans. Elles ont beau êtres très invitantes, l’eau est malheureusement glacée. On n’arrivera pas à se baigner si ça continue !

À un moment, la route se divise. Vous avez alors deux possibilités : prendre la branche ouest, à droite, qui vous fait passer pour un magnifique point de vue, ou la branche est, qui continue à suivre la côte, et passe par une charmante brasserie. Bien évidemment, vous nous connaissez, nous sommes passés par le point de vue.

Avouez que ça laisse rêveur un point de vue pareil ! Ça donne des envies de déguster une bière sur la terrasse. On fera la dégustation au comptoir. Iris aurait bien aimé prolonger la dégustation sur la dite terrasse, mais le chauffeur, un peu raisonnable, ne peut pas vraiment participer. En passant, si jamais vous avez l’occasion d’acheter de la Iron House, allez y sur la Wheat (blanche). Ou bien la Porter. Quoi que. La Pale Ale était pas mal non plus. La lager ? Sans grand intérêt de son côté. Et puis ils ont aussi une pilsener. Que vous pouvez carrément oublier pour l’occasion. Je mets le van en pilote automatique pour éviter de trop zigzaguer, et nous voilà de retour sur la route, les plages de sable blanc, et l’eau froide.

On arrive finalement à Bicheno, où on fait un peu de repérage pour les pingouins. L’office du tourisme nous indique l’endroit où tenter notre chance. On essaie aussi de faire le plein d’eau, mais c’est compliqué. On tourne plusieurs fois en ville, ce qui permet de repérer que tout les endroits sympas sont très clairement indiqués interdits au camping. On verra si on a plus de chance plus loin. Pour le moment, on continue en direction de Frecynet.

Frecynet, c’est une trentaine de kilomètres plus au sud. Deux baies magnifiques et particulièrement célèbres, quelques superbes montagnes. Une petite péninsule des plus inspirantes. Toujours un peu serré par le temps, on ne fait qu’une petite balade aller retour jusqu’à un point de vue qui permet d’admirer la Wineglass Baie. Qui mérite largement sa réputation. Le parc aussi offre un sentier de randonnée sur plusieurs jours. En compter trois. Ou quatre si on veut vraiment prendre son temps. Personnellement, ça m’inspire énormément. J’y repasserais peut être plus tard. On verra.

La balade nous a vraiment plus ; on s’en offre une deuxième, toute petite, pour aller voir Honeymoon Bay, puis une troisième, le temps de faire le tour d’un phare. Et d’avoir un point de vue complètement différent des lieux. On scrute à s’user les yeux dans l’espoir de voir des dauphins. Il y en a dans le coin. Souvent. Mais pas aujourd’hui malheureusement.

Bref, le parc Frecynet est tout simplement magnifique. Avec des petits airs de pointe Forillon en Gaspésie, ce qui ne le rend que plus agréable. Les sentiers de randonnées sont vraiment bien aménagés, confortables et, comme tout le reste en Australie, un peu cher. Enfin ça dépend… cher pour une journée. Sinon, il existe des passes individuels d’une durée de deux mois qui sont quand même un peu plus abordables. Pas grave. On ne regrette pas. Ça valait vraiment la peine ! Et moi, je reste avec l’idée de venir passer un trois jours tout seul ici avec mon sac à dos et ma future tente spéciale randonnée toute neuve !

Et nous voilà, encore, de retour sur la route. On rentre à Bicheno, pour se nourrir, et pour essayer de voir quelques pingouins. La ville de Bicheno est vraiment très belle, et les environs des plus inspirants. On refait encore deux fois le tour à essayer de remplir le réservoir d’eau. On le fera finalement avec de l’eau non potable. On boira la bière que l’on n’a pas pu s’empêcher d’acheter un peu plus tôt…

Et puis commence l’attente des pingouins. Il y a cette gigantesque plage sans fin, sur laquelle on peut espérer en voir. À priori, à la tombée du jour, ils reviennent de la pêche, traverse le sable, et vont se coucher. Alors on s’assoie, et on attend. On attend. On attend. On n’est pas les seuls. Il y a quelques autres personnes un peu plus loin. On attend d’abord dans notre coin avant de finalement revenir vers là où se trouve les gens. Il fait désormais noirs, et ils ont des lampes. Ça peut aider. Et puis soudainement, on voit notre premier pingouins sortir de l’eau. On essaie d’approcher discrètement, mais c’est sans compter la dizaine de personnes qui se précipitent dessus, prenant des photos avec flash, alors qu’il ne faut pas. Le pingouin ne demande pas son reste et est de retour dans la flotte en moins de deux. On hallucine un peu devant le comportement des gens. Et on plaint le pauvre pingouin qui voulait juste rentrer tranquillement chez lui. Le deuxième que l’on voit, on se fait discret, on ne dit rien. Moi je fais mes photos sans flash. Ça vaut ce que ça vaut. Mais au moins, on laisse la petite bête rentrer chez lui. On reste encore un bon moment, mais sans en voir d’autre. On rentre donc au camping car, qui nous attend juste à côté d’ici, à un endroit où il n’y a aucun panneau d’interdiction. Pas besoin de rouler ce soir, donc. Et puis au moment où on arrive sur le parking, on voit trois personnes qui regardent le petit pingouins qui semblent tout perdu sur la route. Mais non, il fait juste se balader. Avant de rejoindre deux autres amis à lui. On les regarde un peu, jusqu’à ce que deux enfants arrivent. Évidemment, enfant et pingouins, c’est pas vraiment compatibles, et nos nouveaux amis à deux pattes disparaissent vite dans les buissons.

Et nous de pouvoir aller nous coucher contents.

La Storm – Golden Ale

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Encore une bière dont le type décrit très bien le goût. Doré en bouche, légèrement houblonneuse ; tout petite note liquoreuse pour compense l’amertume du houblon… le tout dans un équilibre parfait. Décidément, j’ai hâte d’essayer les autres Storm !

Premières bières

Attaque de fatigue sur la fin du repas ; il est juste 20h. Je propose donc de marcher encore un peu, pour ne pas se coucher trop tôt. On en profite pour prendre les tarifs d’un des 8 439 salons de massage. Celui là à l’air un peu moins cher.

Dans un bar tout petit, avec un côté plus « authentique », il y a deux personnes qui jouent de la musique. On décide de s’offrir une autre bière. Après tout, à un euro la bière, difficile de dire non ! La musique est sympa, mais manque un peu d’authenticité : de Simon and Garfunkel à REM, ils connaissent les classiques qui plairont aux touristes. Comme dans toutes les autres places d’ailleurs. On a mangé en écoutant des chansons de Noël et du Céline Dion, et entendu du Beattles et autres joyeuseté sur le chemin du retour. Bienvenue dans un univers à touristes !

Et la bière, donc, parlons en ! Au restaurant, on a bu de la Bintang qui semble être la très grande classique des lieux (du genre que l’on retrouve sur les chandails dans les magasins de touristes). Légère, rafraichissante, désaltérante. On ne lui demande rien de plus, et ça tombe bien ; elle n’a pas grand chose d’autres à offrir.

Et puis on a bu une Storm. Une bière dite « Naturelle », définie comme une « Iron Stout ». Je ne savais pas que ça existait une « Iron Stout ». Mais si on m’avait dit que ça existait, j’aurais imaginé un goût exactement comme la Storm. Je ne saurais pas vous la décrire, si ce n’est par « Iron Stout ». Et c’est très bon !

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