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Down under wandering. Archipelagoes to islands; beaches to deserts; mountains to cities.

Bali pratique 1/3 : la conduite


Je n’ai conduit que 570 kilomètres en 10 jours. C’est à la fois peu, et beaucoup, si l’on considère qu’on a fait le tour de la moitié de l’île. Malgré les commentaires négatifs de certains voyageurs, je trouve que la voiture est un excellent moyen de transport, y compris à Bali. Par contre, il est vrai que cela demande une certaine préparation. Surtout psychologique.

  • Avant tout, il faut quand même savoir que les balinais ne sont pas plus suicidaires que les autres habitants de la planète. Ils conduisent de façon un peu imprévisible, mais on finit par s’y faire. Le scooter qui déboite juste devant vous ne veut pas mettre fin à ses jours. C’est sa façon de faire et, en règle générale, ils ont l’air de savoir ce qu’ils font.
  • Pour avoir le droit de conduire à Bali, il faut passer le code. Ça se passe dans un poste de police. Si jamais vous avez raté l’examen, vous pouvez quand même l’obtenir pour une petite somme d’argent. Autant dire qu’il n’y a pas de code de la route à Bali. Quelques panneaux, mais ils sont bien rares. Ils vont vous indiquer -parfois- la limite de vitesse, un sens unique, ou l’autorisation de tourner à gauche aux feux rouges. Ce que vous verrez le plus souvent, c’est des pancartes/signes/barricades « hati hati ». Ça veut dire « attention ». À vous de devinez à quoi il faut faire attention. En général, c’est un énorme trou sur le milieu/bord de la route
  • La route, justement, est un espace public. À ce titre, il appartient à tout le monde, et vous pourrez y trouver toute sorte de chose. On pourrait classer ça de la façon suivante : 70% d’obstacles mobiles, 30% d’obstacles immobiles. Dans ces choses qui se déplacent, on peut trouver des scooters (60%), des voitures (20%), des vélos (5%), des piétons (5%), des carrioles tirées par des chevaux (5%), des animaux (5%). Parfois dans le bon sens, parfois à contre sens. Côté immobile, vous aurez le droit à des gens assis sur le bord/milieu de la route (40%), des tas de sables/cailloux/terre (30%), des pancartes « hati hati » (15%), des véhicules qui manoeuvrent (10%), des trous (5%). Bref, partez du principe que vous ne saurez jamais trop ce qui va apparaître, et que le meilleur endroit pour un Balinais pour s’arrêter discuter, c’est en plein dans un virage.
  • Il y a toujours plus lent que vous. Alors surtout, ne soyez pas pressés, soyez zen, et prenez votre temps. Comptez une vitesse moyenne dans les 30 à 35 kilomètres heures maximum. Et ne vous compliquez pas trop la vie à essayer de doubler. Quand vous allez enfin avoir une zone sécuritaire, le véhicule devant vous va lui aussi vouloir faire un dépassement d’un autre véhicule encore plus lent.
  • À Bali, il est important d’avoir en permanence une main sur le volant, une sur le levier de vitesse, une sur le clignotant et une sur le klaxonne. Une main sur la manette pour faire des appels de phares peut aussi être une bonne idée. Il est aussi important de toujours avoir un oeil devant et un oeil derrière. Vous serez en permanence doublés par des véhicules (en général des scooters) qui se moquent bien que vous ayez mis vous même votre clignotant à droite pour faire un dépassement.
  • Sur la route, ça klaxonne beaucoup, et c’est une bonne habitude à prendre. En scooter, klaxonner me faisait un peu l’effet d’un sonar de dauphin. Le son du klaxonne du scooter me permettait de me situer dans la masse de véhicule. En voiture, klaxonner permet de prévenir que vous changez de file (le clignotant est généralement ignoré) ou que vous vous apprêtez à effectuer un dépassement (les rétroviseurs sont généralement ignorés).

Voilà pour un petit résumé pratique. Conduire à Bali reste très souvent stressant et demande beaucoup de concentration, surtout en zone urbaine. Dans les endroits plus isolés, il y a moins de véhicules, et moins de gens sur la route, c’est quand même plus agréable. Même si la conduite à Bali n’est pas impossible, je conseillerais quand même :

  • Ne pas louer une voiture en arrivant. Au moins les trois ou quatre premiers jours, faites vous transportez. Les bemo et les taxis ne sont vraiment pas chers. Ça vous permettra de vous habituez, et d’observer comment ça fonctionne.
  • Pour conduire à Bali, il faut être sûr de ce que vous faites : ne pas hésitez à s’engager sur une route avec beaucoup de trafic ; personne ne s’arrêtera pour vous laisser une chance. Ne pas non plus avoir peur de forcer un peu un passage, ou de doubler un peu serré. La conduite est assez nerveuse, même en même temps, le chauffeur doit rester tout le temps parfaitement calme.
  • J’ai beau être un grand amateur de boîte à vitesses automatique, pour l’occasion, je déconseille plus que fortement. De toutes façons, je ne pense pas que l’on puisse en trouver.

Enfin, n’oubliez pas que vous n’êtes pas chez vous. Vous êtes un touriste, et vous êtes riches. Alors forcément, en cas d’accident, vous serez en tord et on vous demandera de débourser de l’argent. Ça aussi, ça fait partie du jeu. Gardez le en tête ; si vous n’êtes pas prêt à accepter de payer alors que vous êtes aucune responsable, peut être que vous êtes mieux d’éviter de conduire, pour éviter les mauvais souvenirs.

One Response to “Bali pratique 1/3 : la conduite

  1. October 26th, 2011 at 4:47 am

    alexandra says:

    ça me rappelle un peu le maroc, le bazar, ils déboulent de partout ! Enfin ça à l’air moins pire tout de même

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