{"id":3806,"date":"2012-02-17T01:12:13","date_gmt":"2012-02-17T01:12:13","guid":{"rendered":"http:\/\/pourquoi-pas.info\/Tetenbas\/?p=3806"},"modified":"2012-03-02T01:26:46","modified_gmt":"2012-03-02T01:26:46","slug":"lake-st-clair-ou-mount-field-difficile-a-dire","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/pourquoi-pas.info\/Tetenbas\/?p=3806","title":{"rendered":"Lake St Clair, ou Mount Field, difficile \u00e0 dire"},"content":{"rendered":"<p>Il y avait un gros soucis. Le m\u00eame que la derni\u00e8re fois. Comment faire pour quitter Hobart ? Sauf que cette fois, la configuration \u00e9tait encore pire. Car vers le nord, les banlieues s&#8217;\u00e9tirent pendant un moment. Et l&#8217;autoroute n&#8217;est pas vraiment accessible aux stoppeurs. On aurait pu prendre le bus, s&#8217;\u00e9loigner\u2026 mais le bus \u00e0 Hobart, \u00e7a semble encore pire que le bus \u00e0 Sydney. Alors on a laiss\u00e9 tomb\u00e9 cette option\u2026 on s&#8217;est dit qu&#8217;on allait tenter notre chance, avec notre pancarte, sur le bord de la rue.<\/p>\n<p>Et il y a eu Lil. Une fille tout simplement adorable, qui nous a pris en piti\u00e9, et qui a fait un \u00e9norme d\u00e9tour, juste pour nous d\u00e9poser, 20 minutes plus loin, \u00e0 un endroit beaucoup plus simple d&#8217;acc\u00e8s. Nous laissant m\u00eame son num\u00e9ro de t\u00e9l\u00e9phone au cas o\u00f9 on serait coinc\u00e9 \u00e0 nouveau. Son num\u00e9ro de t\u00e9l\u00e9phone, on a bien l&#8217;intention de l&#8217;utiliser. Pour l&#8217;inviter \u00e0 boire une bi\u00e8re \u00e0 Hobart, si on trouve le temps. On verra bien\u2026 il y a ensuite eut cette gentille madame qui s&#8217;est arr\u00eat\u00e9 pour nous prendre, alors m\u00eame que l&#8217;on n&#8217;avait pas atteint l&#8217;endroit o\u00f9 on s&#8217;\u00e9tait dit que \u00e7a serait bien de se poser. Elle avait l&#8217;air triste et bien seule la petite madame. On lui a peut \u00eatre apport\u00e9 un peu de nouveaut\u00e9 dans sa journ\u00e9e un peu morose. Et puis ensuite, on a eu droit \u00e0 une famille tasmanienne profonde. Profonde, le mot n&#8217;est pas peu dire. \u00ab Ah, vous venez de France, vous venez de Paris ? \u00bb. M\u00eame pas envie de d\u00e9tromper, de contredire. Des gens absolument adorables, qui nous ont r\u00e9p\u00e9t\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises qu&#8217;ils se sont arr\u00eat\u00e9s pour nous, parce que nous on a l&#8217;air gentil. C&#8217;est d&#8217;ailleurs parmi les rares choses que l&#8217;on a r\u00e9ussi \u00e0 comprendre dans ce qu&#8217;ils ont dit. Dur l&#8217;accent ! Quand \u00e0 l&#8217;enfant hyper actif \u00e0 l&#8217;arri\u00e8re, je plains son enseignant ! Mais bon, ils nous ont bien avanc\u00e9. Ils nous ont pos\u00e9 \u00e0 un petit carrefour. Un endroit parfait pour repartir. Sauf que l\u00e0, on a eu un doute soudain. On est rest\u00e9 un moment \u00e0 faire du stop, sur le bord de cette route qui devrait, en th\u00e9orie, \u00eatre un axe principal de la Tasmanie. Trop petit l&#8217;axe. Pas assez de circulation. Et puis ici, les num\u00e9ros de route commencent par une lettre, pour indiquer leur importance : A, B ou C. Apr\u00e8s v\u00e9rification, nous ne sommes pas sur la A6 mais sur la C500 et quelque chose. On regarde \u00e0 nouveau la carte. En fait, ils nous ont pos\u00e9 au milieu de nul part. Certes, la route o\u00f9 l&#8217;on est rejoint la A6 un peu plus loin. Mais nos espoirs de voir une voiture s&#8217;arr\u00eater sont quasiment nuls. En revanche, on est juste pas loin du tout de Mount Field National Park. Lui, on se le gardait pour plus tard. On h\u00e9site. On discute. On r\u00e9fl\u00e9chit. On se rend compte qu&#8217;en r\u00e9alit\u00e9, il est beaucoup plus logique de faire Mount Field maintenant, et garder Lake St Clair pour plus tard. Parfait. Changement de route. On l\u00e8ve le pouce. Douze secondes apr\u00e8s, une voiture s&#8217;arr\u00eate. Une fille baragouine ce qu&#8217;elle peut en anglais. Elle est fran\u00e7aise, et \u00e7a se voit. Par piti\u00e9, je passe tout de suite au fran\u00e7ais pour lui simplifier la vie : elle rejoint deux amis, trois cents m\u00e8tres plus loin. Ils vont manger, puis aller \u00e0 Mount Field. C&#8217;est parfait. On a faim. On a notre nourriture. On va manger aussi. Et ensuite, on part tous ensemble jusqu&#8217;au parc. Le courant ne passe pas vraiment. C&#8217;est dommage ; on aurait pu se faire une belle petite soir\u00e9e, tous ensemble. Tant pis pour eux ! Nous, \u00e0 la place, on se pose rapidement au centre d&#8217;informations, vu que l&#8217;on n&#8217;avait pas planifi\u00e9 du tout de se retrouver ici\u2026<\/p>\n<p>Mount Field est surtout connu pour ses cascades. Trois cascades, assez belles, et assez facile d&#8217;acc\u00e8s. Le centre d&#8217;accueil fermant dans un peu plus d&#8217;une heure, on d\u00e9cide d&#8217;y laisser nos sacs, le temps de faire une premi\u00e8re petite boucle, histoire d&#8217;en voir deux, et de jeter un oeil sur quelques gros arbres. La premi\u00e8re, Russell Falls, est probablement l&#8217;une des plus connues. \u00c0 peine 5 minutes \u00e0 pied, sur un chemin accessible m\u00eame en fauteuil, et avec un charme absolument ind\u00e9niable. Tellement charmant, d&#8217;ailleurs, que m\u00eame la marche est agr\u00e9able \u00e0 prendre. Et on vous encourage m\u00eame \u00e0 revenir de nuit, pour admirer les \u00ab glow worms \u00bb. Non, ce ne sont pas des vers luisants. C&#8217;est autre chose, unique \u00e0 la Tasmanie. On verra cette nuit !<\/p>\nngg_shortcode_0_placeholder\n<p>Une petite quinzaine de minutes plus tard, et quelques dizaines de marches, on se retrouve au pied de la deuxi\u00e8me chute : Horseshoe Falls.<\/p>\nngg_shortcode_1_placeholder\n<p>La suite de la balade, qui nous permet ainsi de faire une boucle assez sympa pour revenir jusqu&#8217;au centre, s&#8217;appelle \u00ab Tall Tree \u00bb. Il est vrai que la Tasmanie n&#8217;a pas grand chose \u00e0 envier aux g\u00e9ants californiens. Un peu plus petit, certes. Un peu moins haut \u00e9galement. On parle ici d&#8217;un peu moins de 100 m\u00e8tres. \u00c7a reste quand m\u00eame tr\u00e8s impressionnant pour moi. Et surtout, je retrouve ce calme et cette tranquillit\u00e9 qui semble si commune aux for\u00eats d&#8217;arbres g\u00e9ants. Tranquillit\u00e9 dont ne pouvons malheureusement pas trop profiter. Le centre va fermer, il nous faut r\u00e9cup\u00e9rer nos sacs.<\/p>\nngg_shortcode_2_placeholder\n<p>On a pris l&#8217;habitude de ne pas payer pour le camping. Et on s&#8217;attendait \u00e0 un camping gratuit ici aussi. Ce n&#8217;est pas le cas. Le camping au centre co\u00fbte 16$ par nuit. Trop cher pour nous. On envisage donc de partir dans la nature : le d\u00e9but de la randonn\u00e9e que l&#8217;on vise pour demain est \u00e0 une quinzaine de kilom\u00e8tres d&#8217;ici. Plut\u00f4t que de le faire en stop demain matin, on pourrait essayer de le faire en stop ce soir. On pourra se poser tranquillement l\u00e0 bas, sans s&#8217;inqui\u00e9ter de devoir payer un camping, et on aura plus de temps pour la randonn\u00e9e le lendemain. Seul soucis ? Apr\u00e8s vingt minutes sur le bord de la route, le pouce lev\u00e9, on doit se rendre \u00e0 l&#8217;\u00e9vidence : \u00e0 cette heure l\u00e0, les voitures reviennent. Aucune dans le bon sens. On se d\u00e9cide alors \u00e0 prendre une chance. On va s&#8217;installer au camping, sans payer, et on fera piti\u00e9 si jamais il y a un contr\u00f4le. On plante notre mini tente entre tous ces campings car gigantesques.<\/p>\n<p>Le tout est vite install\u00e9. La soir\u00e9e est encore jeune. On a le temps de s&#8217;offrir une petite marche jusqu&#8217;\u00e0 Lady Baron, la troisi\u00e8me cascade. Celle-ci nous demande encore de monter et descendre quelques marches, mais on le fait sans trop rechigner. Encore une fois, tr\u00e8s beau spectacle au rendez-vous. Petite cascade, toute simple. \u00c0 une toute autre dimension, je repense \u00e0 Yosemite, aux si nombreuses cascades, toutes diff\u00e9rentes. Les cascades ont cette particularit\u00e9 je trouve\u2026 on peut en avoir vu une centaine, c&#8217;est un spectacle dont on se lasse pas.<\/p>\nngg_shortcode_3_placeholder\n<p>Je sursaute sur un cri d&#8217;Iris. Je me retourne. Elle indique la petite marre sur le c\u00f4t\u00e9. Dedans, il y a une forme qui bouge. Des pattes palm\u00e9es. Un long museau. Une queue \u00e9trange\u2026 l&#8217;ornithorynque n&#8217;est donc pas une l\u00e9gende urbaine que l&#8217;on fait courir de part le monde pour faire venir les voyageurs, mais bien un fait r\u00e9el ! Mais c&#8217;est surtout une cr\u00e9ature tr\u00e8s timide ; il dispara\u00eet tr\u00e8s rapidement dans les branchages. On le voit refaire une apparition \u00e0 un moment, puis plus rien. On rentre \u00e0 la tente, le coeur joyeux. Une nouvelle case de cocher dans les animaux \u00e9tranges. Ne manque plus que le koala\u2026 et quelques autres.<br \/>\nLa nuit tomb\u00e9e, on d\u00e9cide d&#8217;aller voir les \u00ab glow worms \u00bb. Une lampe de poche, dans la poche, parce que la lumi\u00e8re, la nuit, \u00e7a emp\u00eache de voir. Et on avance tranquillement le long d&#8217;un sentier tout tranquille. On croise une ou deux personnes, qui nous \u00e9blouissent joyeusement de leurs lumi\u00e8res, avant de finalement arriver \u00e0 \u00ab l&#8217;antre \u00bb des vers. \u00c7a prend encore un moment pour les rep\u00e9rer. Pour savoir quoi regarder exactement. Et surtout o\u00f9. Et puis finalement, on les rep\u00e8re. Plein de petits points, un peu partout. C&#8217;est joli tout plein. En avan\u00e7ant encore, on arrive \u00e0 un endroit o\u00f9 il y en a plus. La grosse diff\u00e9rence avec les vers luisants ? Ceux l\u00e0 semblent compl\u00e8tement immobile. Petits points de lumi\u00e8re, simplement suspendu dans le noir, avec \u00e9norm\u00e9ment de po\u00e9sie. Parfait petit spectacle tout simple avant d&#8217;aller se coucher !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il y avait un gros soucis. Le m\u00eame que la derni\u00e8re fois. Comment faire pour quitter Hobart ? Sauf que cette fois, la configuration \u00e9tait encore pire. 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