Rue du Pourquoi Pas



Parce qu’il y a toujours une route qui, quelque part, m’attend.
Carnets de route, photos de voyages, et pensées vagabondes.

Écrit par : Sébastien ChionFebruary 9th, 2017
  • J’ai quitté Monaco sans problème. Il faisait nuit et le trajet jusqu’à Savona s’est déroulé sans surprise. Je me suis retrouvé à la gare. Cela faisait longtemps que je n’avais pas été dans un lieu aussi glauque. Il est à peine 20h ; la gare est vide, tout est fermé, juste quelques policiers sont là et regardent tout le monde du coin de l’oeil. En dehors de la gare, il vente fort. Le sol est humide. Une grande place. Un arrêt de bus. Là encore, personne. Ça ne donne pas du tout envie de s’éterniser. Tant mieux, ça n’était pas mon objectif !

    J’arrive dans le centre ville. Déjà un peu plus vivant. Plus joli, aussi. Des longues rues bordées d’arcades. D’après mes souvenirs de Milan et le récent voyages de mes parents à Bologna, il semblerait que les longues rues bordées d’arcades soient très populaires dans le nord de l’Italie. En tout cas, moi ça me plait

    Je me dirige jusqu’au port. J’ai tout mon temps. Je m’arrête donc dans une pizzeria. Parce que bon, quand même, non ? Une pizza plus tard, je fini ma petite marche jusqu’au point d’embarquement. Heureusement que j’ai demandé ma route, et que j’ai confiance en mon instinct, parce qu’ils ont l’air d’avoir oublié d’installer les panneaux directionnels. Après une première série d’attentes et de déplacements, je me retrouve dans un genre de gigantesque tente gymnase. Où on me demande sagement d’attendre. Nous sommes 5 piétons. Les autres passagers sont tous motorisés j’imagine.

    L’embarquement se fera finalement avec plus d’une heure de retard. Le départ trois heures plus tard que prévu…

    Je me suis trouvé un fauteuil confortable pour dormir, et je me suis installé. J’ai passé la journée du lendemain à regarder des films sur mon ordinateur, à jeter des coups d’oeil sur la mer et le ciel gris, et à attendre. Le bateau était presque vide ; aucune idée de combien nous étions à bord, mais sans doute pas beaucoup. Le soleil se couchant tôt, il faisait nuit quand on a commencé à se rapprocher de la terre. Ça, plus un vent un peu fort et une température plutôt froide… et au final, la traversée n’a vraiment pas eu beaucoup d’intérêt… Jusqu’à ce qu’on nous libère dans le port de Barcelone, avec près de trois heures de retard. Aucune explication, aucune excuse. J’ai contacté le service à la clientèle de Grimaldi Line. Pour le moment, aucune nouvelle. Pour le moment, je déconseille donc fortement leurs services !

    J’avais une photo de carte du quartier en basse résolution sur mon iPod. Bien assez pour me repérer, et me diriger jusqu’à l’auberge de jeunesse la plus proche. Arrivé plus tard que prévu, sans réservation, mais sans problème. J’ai loué ma chambre pour la nuit et je suis sorti me promener un peu dans les rues de Barcelone.

    Le lendemain, je repartais en direction de la gare, avec mon sac sur le dos. Déambulant en prenant mon temps au travers d’un quartier que je n’avais pas encore exploré : Poble Sec. Retrouvant avec plaisir ces enchaînements d’architecture improbable et pourtant oh combien inspirants !

    Je suis monté dans le train avec un soupçon de regrets. Passer à peine une douzaine d’heures à Barcelone, c’est très très peu. J’ai pourtant eu le temps de retrouver cette ville et son énergie avec plaisir. Juste le temps d’une mini soirée et d’une petite balade. Oui, vraiment, cette ville m’inspire et m’attire. Dans une période où je veux pratiquer le plus possible mon espagnol…

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