La route des glaciers
Malgré nos agapes de la veille, le réveil n’est pas si tardif que ça, et la fermeture du van toujours aussi rapide. On a juste quelques courses à faire, passer dire au revoir à Liz à sa job, faire le plein d’eau (ça passe beaucoup plus vite à 2 !), faire le plein d’essence (prochaine station : 90 kilomètres) et puis finalement prendre la route.
Ça traîne un peu ; ça s’éternise. Je sais que tout seul, les choses seraient expédiées beaucoup plus rapidement… enfin, c’est aussi ça de voyager à deux. On arrive quand même à décoller après avoir fait tout ce que l’on avait à faire. Il y a un couple d’autostoppeur sur le bord de la route. Évidemment, on s’arrête. Comme dit le gars « j’étais sûr en voyant ce van qu’il allait s’arrêter ». Sauf que eux ils vont à Canmore, et nous Lake Louise, de l’autre côté. À priori, ils sont comme moi : ils aiment rajouter un peu d’aléatoire dans leur vie. Ils vont aller faire un tour à Lake Louise eux aussi. On les embarque donc. Tylor et j’ai oublié son nom. Décidément, ça va mal ! On discute un peu, ils sont bien sympas. Les deux travaillent à Canmore depuis quelques temps. Comme tout le monde ici, ils ne sont que de passage. On les laissera donc à Lake Louise, avant d’attaquer la route des glaciers. Enfin non. Pas tout de suite. On commence par un petit 30 minutes d’embouteillage (ils sont en train de refaire toute la route dans le secteur) avant de finalement attaquer la montée le long de la rivière Bow.
Le seul problème, c’est que la visibilité est vraiment très réduite. Un peu comme l’autre jour dans Yoho, une brume étrange recouvre un peu tout. J’aurais finalement confirmation que mon impression première à Yoho était la bonne. Il semblerait que la Colombie-Britannique soit présentement en train de brûler, un peu partout. On est donc sous un nuage de fumée des plus impressionnants ! Dans ce contexte, la route des glaciers perds quand même pas mal en intérêt. Je me rends compte que j’ai été très chanceux en la faisant au printemps : il faisait relativement chaud (surtout si on compare à aujourd’hui, où on n’a pas vraiment envie de sortir de la voiture), le ciel était bleu, et les montagnes étaient blanches. Après tout, la haute montagne et les glaciers, plus il y a de neige, plus c’est beau ! Je redécouvre les paysages avec grand plaisir, mais quand même une petite trace de déception.
On s’arrête au centre d’interprétation du champ de glace Columbia. Je me souviens de pas mal tout, mais je trouve ça vraiment intéressant, et je trouverais dommage que Virginie passe à côté. Une fois de plus, je suis impressionné par les bornes indiquant l’emplacement du glacier au fil des années. Il fait vraiment froid dehors ; j’attends donc lâchement Virginie, bien au chaud dans la voiture, pendant qu’elle va voir le glacier de plus prêt. Moi je regarde mes photos du printemps précédents. C’est plus blanc, et plus beau ! Et puis un peu de lâcheté de temps en temps, ça n’a jamais tué personne !
Je propose à Virginie de s’arrêter aux deux chutes d’eau sur la route, mais le froid la démotive aussi. Avec tout ça, on se retrouve donc à arriver relativement tôt à Jasper ; sans manquer, évidemment, les deux petits troupeaux de caribous sur le bord de la route.
Pour des photos plus belles et d’autres commentaires :
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Et pour quelques panoramiques de plus :
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