Rue du Pourquoi Pas



Parce qu’il y a toujours une route qui, quelque part, m’attend.
Carnets de route, photos de voyages, et pensées vagabondes.

Écrit par : Sébastien ChionAugust 22nd, 2026
  • Aujourd’hui, on roule, on grimpe en roulant, on marche, on grimpe en marchant, on redescend en marchant, on redescend en reroulant, et on s’installe confortablement pour la fin du séjour. Ça me parait un objectif simple.

    Le départ de Segovia se fait sans le moindre problème. Tout comme la route jusqu’à Puerto de Cotos d’où part la balade. Par contre, je ne peux m’empêcher de remarquer la ligne de chemin de fer qui suit la route. De montagne. Tout là-haut. Parce que oui, il est possible de venir jusqu’ici en train, dans un trajet qui semble assez magnifique à faire… pour une autre fois. Juste avant d’arriver à Puerto de Cotos, on passe par Puerto de Navacerrada. Un autre col, au pied d’une station de ski. Donc oui, depuis Madrid, il est possible d’aller en train, faire du ski, pour une virée d’une journée. L’Espagne n’a vraiment pas fini de me surprendre ! Et c’est très bien ainsi ! Je ne cherche pas à en apprendre plus sur ce pays. Juste à en découvrir toujours plus !

    J’installe ma boîte de conserve sur mon parking. Je prépare mon sac, et c’est parti. Y a un peu des nuages autour, pas très haut, mais d’après la météo de la veille au soir, ça sera dégagé. Parfait. La balade pour atteindre le sommet du Penalara est assez simple. On grimpe, on monte et on dénivèle positivement.

    On est vraiment pas loin de Madrid, la randonnée est vraiment populaire, et je suis bien content que l’on soit un vendredi et pas une fin de semaine… en tout cas, comme d’habitude, la vue est magnifique.

    Mon objectif, c’est (bien évidemment…) celui tout à droite.

    Je dois bien le reconnaître, par contre, le dernier segment est assez répétitif. L’objectif est tout là-bas, et c’est tout droit pour l’atteindre.

    Je finis par arriver au sommet à peu près en même temps que les nuages et le brouillard. Parfait, ça permet de bien profiter de la vue !

    Mais bon, ça se dégage quand même un peu !

    De là, deux options sont possibles. Faire demi-tour, ou continuer sur la ligne de crête, redescendre sur un lac, faire une grande boucle et revenir. J’ai pas mal de temps devant moi (l’idée est d’être à Madrid avant 19h pour rendre la boite de conserve) et j’avais de toutes façons planifié de faire la grande boucle. La montée était vraiment calme (même si assez raide). Je m’attaque donc à la suite !

    La suite qui traverse un magnifique chaos rocheux. Suffisamment chaotique pour que ça devienne du chacun pour soit, sans vraiment de chemin visible. Ce qui fait qu’au lieu de passer à gauche du sommet d’après, je passe à droite. C’est bon. Mais c’est pas pratique pour marcher. Enfin, je finis quand même par retrouver l’itinéraire officiel. Et quelques nuages.

    Et puis le lac (prochain objectif) apparait, et la descente fini par se calmer un peu.

    Il est vraiment beau et plaisant et agréable et reposant ce lac ! Il me plait vraiment beaucoup. Et les vaches qui habitent dans le coin doivent être plutôt bien j’imagine !

    Juste après le lac, je tombe sur un autre troupeau de vaches, mais différentes. Ils ont vraiment des animaux bizarres en Espagne !

    Et je reprends tranquillement ma descente, dans ce paysage toujours aussi beau et inspirant.

    Je m’en vais par là-bas en bas (prochaine étape) :

    La balade est loin d’être terminée, mais j’ai l’impression d’un premier retour à la civilisation, alors que je rejoins une autre balade assez populaire dans le secteur, qui va voir un autre lac, moins loin que l’autre, situé dans le cirque de Peñalara.

    Et finalement, je peux attaquer la dernière descente finale qui finalise la fin des descentes.

    Je suis de retour à ma boîte de conserve. Jambes fatiguées et cœur content, comme à mon habitude. 

     

    Il n’est pas si tard que ça, c’est parfait. Ça me laisse le temps de me préparer. J’avais déjà commencé un peu la veille, mais je finis de tout ranger et replier. Mes deux sacs à dos sont à nouveau plein. La boîte de conserve prête à être vidée. J’attaque la descente sur Madrid !

     

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