Rue du Pourquoi Pas



Parce qu’il y a toujours une route qui, quelque part, m’attend.
Carnets de route, photos de voyages, et pensées vagabondes.

Écrit par : Sébastien ChionAugust 8th, 2026
  • Ça commence dans un train. C’est pas obligé de commencer dans un train. Mais c’est mieux, quand ça commence comme ça. Ou avec le Croum Croum du Chamion. Mais pour le moment, le Chamion ne fait pas Croum Croum. Il se repose. j’en ai quand même profité pendant un mois complet. Sans le déplacer. Il n’en reste pas moins toujours aussi confortable et agréable. Et il continue de me manquer. Un jour, il reprendra la route. Ce n’est pas dans mes projets à court terme, mais ça ne veut pas dire que ça n’est plus dans les projets.

    Ce train va à Barcelone. Je ne m’y arrête pas. Une des villes avec le plus d’émigré en provenance de France (oh, pardon, ici il faut parler « d’expats ») ça ne me tente pas plus que ça. Je n’ai pas envie de rester à Barcelone plus que nécessaire. À la place, je rebondis tout de suite pour Saragosse où j’avais déjà fait un petit saut rapide par le passé. Deux nuits pour redécouvrir la ville. Ensuite Pampelune. Où les choses sérieuses vont commencer. Pampelune aussi j’y suis déjà passé. Lors de ma dernière aventure en Chamion. La deuxième, qui avait mal tourné. Comme la première (qui s’était terminé sur fond de confinement). J’ai bon espoir que ce court séjour se passe bien, cette fois. On verra bien. Ce qui est sûr, c’est que comme à chaque fois que je recommence à bouger un peu, je réactive la partie « blog de voyage » de mon site. Ça fait toujours du bien les retours aux sources.

    À la base, le programme était simple. En train jusqu’à San Sebastian (Lyon – Paris, Paris – Hendaye, Hendaye – San Sebastian). Deux nuits pour visiter la ville. Un saut à Bilbao. Une location de voiture en boucle. Puis Bilbao Madrid. Facile. Une simple contrainte au milieu : attraper une éclipse le 12. Je suis quelqu’un d’organisé. Déjà en mars c’était compliqué, mais j’avais fini par trouver un camping qui avait encore de la place. J’avais réservé pour 11-12-13. C’était parfait. Jusqu’à il y a deux semaines, où j’ai réalisé que le camping que j’avais réservé avait le même nom que celui que je visais… mais se trouvais à 500 km, au sud de Valence… j’ai senti venir le pan galère pour la nuit de l’éclipse… dormir dans la voiture, ça me dérange pas. Mais ça dépend quand même du modèle de la voiture. Par curiosité, j’ai recommencé à chercher d’autres options de location. En fait, j’aurai aimé faire tout en train. Mais j’ai réalisé que j’étais parti beaucoup trop chargé (comme d’habitude). Et pas envie de galérer trop avec les bagages… alors j’ai commencé à chercher des locations à sens unique. Où j’abandonnais la voiture à Madrid, avant de sauter dans l’avion et de rentrer à Montréal. Et là, oh surprise ! J’ai trouvé une super option. Une mini fourgonnette, départ de Pamplune, dépôt à Madrid, prix parfaitement raisonnable. Merveilleux ! J’ai testé les airs d’accueil de campings-cars en Espagne, et on en trouve facilement. Problème réglé pour le 12. Et probablement pas mal d’économie en dormant dans des parkings dans mon mini van plutôt qu’en tente dans des campings. Elle est pas belle la vie ?

    Sauf en Gironde. En Gironde, c’est pas terrible. Ils ont passé la Gironde au feu. Et la SNCF a commencé à annuler les trains au sud de Bordeaux. Décidément, moi qui n’organise jamais rien, pour une fois que je suis super organisé, je réorganise tout au fur et à mesure… je voulais passer par Hendaye/Irun parce que c’est dans les passages que je n’avais pas encore fait. Je trouvais ça chouette de récupérer la camionnette à Pamplune, vu que c’était par là que j’étais entré en Espagne la dernière fois avec le Chamion. J’aime les boucles et les connexions. J’ai annulé mes billets de train initiaux. Et je suis donc passé par Barcelone et Zaragoza. Merveilleux. Abandonner la SNCF et la correspondance compliqué à Paris pour la renfe est une correspondance simple à Barcelone. Enfin… simple… j’avais 40 minutes. Si le train n’avait pas eu 50 minutes de retard, j’aurais moins stressé. Mais le Barcelone-Zaragoza-Madrid a eu la gentillesse d’attendre le Lyon-Barcelone. J’ai couru (le train était sur le même quai, ils font bien les choses !) je suis monté et je suis parti. Et le lendemain, j’ai négocié mes 25% de remboursement de billet pour le retard.

    Mais donc, finalement, je suis arrivé à Saragosse. Et mon voyage a enfin pu commencer. Sans avoir à aller très loin : j’arrivais tard, j’avais envie de garder ça simple, j’ai réservé l’hôtel qui était directement dans la gare. Tellement plus confortable comme ça ! Je me suis installé dans ma chambre climatisée, et j’ai passé un long moment à admirer l’orage qui s’en donnait à coeur joie un peu plus loin.

    Et le lendemain, je suis parti marcher dans les rues de Saragosse. Je ne me souvenais pas vraiment de mon premier passage. Juste un souvenir agréable. C’était le fun à visiter. Et puis il y avait l’Ebre/Obra. Le seul fleuve que je connais de l’Espagne, mais dont je croise régulièrement le cours. J’étais content de le revoir. Par la fenêtre de ma chambre, je voyais ce pont. C’était un premier objectif. Un peu organique, mais trop symétrique pour que le côté organique fonctionne vraiment. N’est pas Calatrava qui veut !

    En sortant de la chambre et en traversant le couloir, la vue est fort différente.

    Même si ça a un côté fun de regarder arriver et partir les trains, je préfère mon côté avec les orages qui éclatent.

    Et donc, je suis parti marcher.

    De l’autre côté du pont, le site d’une ancienne exposition (universelle ? internationale ? truc ?). Des grands bâtiments, des immenses esplanades, beaucoup de béton. il est 9h du matin. La température est encore agréable. Dans les 22. Heureusement. Parce que le soleil rayonne, et le béton aide pas !

    Ceci étant dit, cette sculpture, je commence à connaître son artiste (même si je ne connais toujours pas son nom). J’aime beaucoup ses créations. Vues pour la première fois à Antibes. Il y en a une aussi à Montréal (il faudra que j’aille la prendre en photo d’ailleurs !). 

    Et puis je suis de retour dans le centre historique. Et là, je reconnais le marché, avec ses étales de « légumes » espagnols. Et les rues autour. Les dédales de petites rues qui n’en finissent plus. Dans lesquelles on ne voit jamais le soleil. Ça n’est pas plus mal. À 13h, il fait 26 degrés. La température monte régulièrement. Un degré par heure.

    Lors de ma première visite, j’étais arrivé en train de Huesca. Et j’avais fait exprès de sortir à la gare la plus proche du Palaco de l’Aljaferia. Parce que j’avais le choix des gares. Et que le Palacio, il avait l’air bien. Au final, je ne l’avais pas visité. Trop d’attente. Mais là, en repassant, oh surprise, pas d’attente. Pourquoi ne pas se laisser tenter ?

    Je finis par revenir tranquillement jusqu’à l’hôtel. Mon objectif est clair : à 16h, il fait 29 degrés. Une bonne température pour aller vérifier si mon climatiseur fonctionne. Le chemin retour est pas super agréable. Me semble qu’on pourrait enlever un peu du béton et mettre des trucs verts à la place (des salades et des haricots par exemple).

    De retour dans ma chambre. Il faut que j’achète mon billet de train pour le lendemain. Sauf que, mauvaise surprise, le train qui arrivait à 13h (et qui était parfait vu que j’avais réservé la camionnette pour midi) est complet. J’ai le choix entre partir à 6h du matin (et arriver à 8h30) ou partir à 15h, et arriver à 17h, avec l’agence qui ferme à 14h. Soit. La nuit sera courte.

    J’ai quand même envie de ressortir marcher pour finir la journée. J’hésite quand même un peu. Il est 21h. La température est de 34 degrés. Oui oui, toujours cette montée régulière… mais je vais quand même faire quelques pas dans le quartier, pour manger un sandwich et m’aérer le cerveau.

    23h30, 37 degrés. Une goute de pluie me dit qu’il est temps de rentrer à l’hôtel. Avant d’aller m’enfermer, je reste un long moment à l’entrée de la gare, à regarder les magnifiques éclairs qui strient le ciel. Y a pas à dire, ils savent recevoir à Zaragoza !

    5h30, le réveil sonne. Mes affaires sont toutes prêtes. Je plie mes bagages, jette mon sac sur mon épaule. Rend les clés à la réception. Je fais mon check-out comme mon check-in : tout en espagnol. Faut dire que c’est mon domaine de spécialisation côté vocabulaire !

    6h04, le train entre en gare. Un bon vieux train comme on en fait plus, comme il n’en existe plus nul part. Sauf sur quelques lignes perdues. Ça grince, ça couine, ça rebondit. Mais ça roule. 8h30, je suis à Pampelune. 9h, l’agence ouvre. Je rentre négocier une récupération anticipée. Ça marche. Me voilà propriétaire d’une magnifique maison à roulettes !

    Un commentaire

    1. Commentaire de Kaly

      Euh… c’était quoi la deuxième aventure en Chamion qui avait mal tourné ? Pourtant j’avais suivi de près tes voyage, mais là j’ai oublié.
      Bonne continuation !
      Kaly

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