J’ai bien dormi. J’ai pas eu froid. Enfin si, j’ai eu froid, mais rajouter un vêtement de chaque a suffit. Et je me suis rendormi sans problème. Et quand je me lève, les toilettes sont déjà ouvertes. Parce que oui, les toilettes publiques de Riaño ont des horaires d’ouverture. Elles ferment à 20h30 le soir, et ouvrent à des heures aléatoires le matin. Ceci étant dit, je me demande si, alors que la totalité de l’éclipse avait lieu à 20h27, les toilettes n’ont pas été fermés plus tard ce jour-là !
Après un début de journée tranquille, je me décide à partir faire la petite balade que j’avais repéré : la vallée de Hormas. Elle me permet d’aller voir la plus grande balançoire d’Espagne (dont je n’ai pas encore parlé !) et d’aller explorer le coin dans une direction où je ne suis pas encore allé.
La plus grande balançoire d’Espagne
Sur la colline au dessus de Burgos se trouve donc une balançoire gigantesque. Elle est très bien située, et offre une vue magnifique sur le lac. Mais il faut que je grimpouille un peu pour la rejoindre. Je pourrais y aller en boîte de conserve, mais je préfère marcher tranquillement. En haut, par contre, il y a pas mal de gens. Qui eux, sont montés en voitures. Tricheurs. Et il y a donc la balançoire. Avec un mode d’emploi. Une seule personne, on reste assis, pas plus de deux minutes par personne, pas plus de 2 m de ballant. Bon… à quoi ça sert d’avoir une grande balançoire si on peut pas se balancer aussi ? Ce que je trouve particulièrement drôle, c’est que les gens se font prendre en photo sur la balançoire (évidemment) mais pour que la photo soit bien réussie, il faut le beau décor derrière. Donc les gens se balancent sans profiter du beau paysage… bref…
Le mirador
Un peu plus loin sur la colline on trouve également un magnifique point de vue sur la ville en contrebas, sur le lac, et surtout sur les montagnes en arrière. J’en profite donc pour ajouter quelques photos à ma collection de photos du village.
Et en version panoramique, aussi, parce que c’est joli !
et avec un cœur lointain
La vallée de Hormas
Et donc, je quitte cet endroit avec tout plein de gens, pour prendre le chemin qui part en arrière. Et forcément, dans cette direction, c’est tout calme, et il n’y a plus personne. Youpi !
Je me lance pour une petite promenade de 3h a priori. Comme il fait chaud, et comme j’ai pris l’habitude, j’anticipe une grosse consommation d’eau. Mais il n’y a aucune raison que ça dégénère n’est-ce pas ? Je suis là pour me détendre et me reposer ! Les habitués de ce blog savent que je respecte toujours mes plans initiaux !
On est bien d’accord. Mais quand même… vous trouvez pas que la petite bosse, juste là, elle permettrait d’avoir un super beau point de vue ? Je regarde sur mon téléphone, ça fait un petit détour tout petit. Je monte, je redescends, pif paf pouf, c’est plié.
Et je ne regrette absolument pas ! La vue, de là-haut, est de toute beauté. Toujours le même paysage, toujours les mêmes montagnes, mais à chaque fois une perspective différente. Avec un point de vue différente. Une mise en valeur différente. Et je ne m’en lasse absolument pas !
Par contre, ce qui est intéressant, c’est que la petite bosse sur laquelle je me trouve, elle continue vers d’autres petites bosses. Ça monte, ça descend. Le chemin a l’air très sympa, et surtout, il me rapproche du Pico Yoras (ou Burin) pour le voir sous un autre angle, alors que je suis un peu plus loin vers le nord dans la vallée. Et Yoras, c’est mon objectif de demain (pour vous aider à vous repérer, c’est le sommet que l’on voit dans le cœur en tête de page). Et c’est un gros objectif. C’est pour ça qu’aujourd’hui je me repose. Mais quand même… voir la vallée sous un autre angle, me semble que c’est quand même une bonne idée. Et puis bon, ça monte et ça descend, mais pas tant que ça !
Et c’était en effet une super bonne idée. C’est pas trop fatigant, et je découvre toujours un peu plus mes montagnes. Et j’en suis extrêmement ravis !
Pendant que j’admire le paysage, les nuages ont commencé à se rassembler un peu. Et ça a commencé à grogner un peu dans le ciel. Il n’y a pas d’éclair, et l’orage est fort lointain, mais je garde quand même un œil sur les nuées (c’est beau « nubes » en espagnol). Une histoire d’éviter de courir au sommet des montagnes par temps d’orage. En plus, y a même pas d’arbre pour m’abriter si il pleut (je vais encore traumatiser les personnes qui lisent mon blog moi).
Bref, il ne pleut pas, l’orage est loin mais se rapproche, et moi j’ai été au bout de ma ligne de crête. C’est pas vraiment une ligne de crête. Mais j’ai envie de la voir comme ça quand même. Il est temps que je descende, pour prendre le chemin qui rejoint ma boucle initiale, pour retourner à la maison.
Ça grogne de plus en plus là-haut, et je trouve ça super agréable. J’aime le son du tonnerre dans les montagnes. Il roule sans discontinuer pendant tellement longtemps ! Ça m’inspire, ça me plait (parce que 1-je ne suis pas sur un sommet, 2- j’ai un endroit sec qui m’attend).
La pluie finira par tomber doucement, tranquillement, sans vraiment qu’on la remarque. Je sèche instantanément… c’est pas désagréable, même si ça va en s’accélérant un peu par moment. Je ne suis pas vraiment mouillé quand j’arrive à la boîte de conserve. Juste un peu plus fatigué que prévu.
J’ai marché une heure de plus. J’ai pas trop d’idées de distance ou de dénivelé. Ça n’est pas très important. Je voulais prendre ça tranquille. Ça a quand même été plutôt tranquille. Je peux finir ma journée dans la même dynamique calme et posée. Parce que demain, par contre, c’est du sérieux qui m’attend !






