Et donc, Ségovie. Et donc, encore, ce plaisir de se faire surprendre. De trouver plus que ce que l’on pensait voir. Juste l’arrivée, pour commencer… avec d’abord une vue de loin, sur un château impressionnant au sommet d’une falaise. Puis une porte. Et enfin, une grande zone arborée avec couvent, ermitage, église… la collection complète. Et un parking. Tant mieux.
Je m’arrête évidemment sans hésitation. Le temps de regarder un peu ce que j’ai à regarder dans les environs. Et de prendre des notes en regardant une petite carte de la ville, qui présente les 8732 bâtiments à visiter. Églises, cathédrale, palaces, monastères…
Je me repère un peu. Je réfléchis aux options de stationnement. J’ai prévu de dormir ici cette nuit. Après avoir sillonné un peu les abords de la ville, eu un premier aperçu d’un aqueduc en effet magnifique !, et compris qu’un parking horizontal ça n’était pas envisageable au centre du milieu de tout, je me dirige vers le parking camping-cars où je trouve l’horizontalité recherchée. Avec vue sur les arènes.
Je m’équipe avec mon matériel habituel d’explorateur urbain, et je me dirige vers le tout début de l’aqueduc à côté duquel je suis passé en m’en venant ici. Parce que de Ségovie, on connait éventuellement l’image de ce magnifique aqueduc gigantesque qui traverse la ville. Mais on connait moins son point de départ, alors que ça fait un moment que je n’ai pas parlé de comment tout a commencé !
Enfin a priori, il commence pas mal plus loin d’ici (il va chercher de l’eau à 15 km) mais c’est à partir de ce point là que l’on peut le suivre en ville. Ce que je vais donc m’empresser de faire, alors qu’il monte, tranquillement pas vite. Enfin non, lui il reste sensiblement à la même hauteur. C’est le principe d’un aqueduc. C’est nous que on descend.
Et puis il fait un grand virage, et attaque la partie vraiment sérieuse du trajet, alors qu’une deuxième rangée d’arches apparait, lui permettant d’atteindre ses 28 mètres de haut.
De là, il traverse la place de Azoguejo, d’où on a l’habitude de le voir pris en photo et d’où tout le monde veut absolument prendre un selfie. Je fais donc pareil. Et comme d’habitude quand je fais un selfie, j’oublie que je suis du mauvais côté de l’appareil photo.
La place elle-même est assez agréable et plutôt belle, mais elle est quand-même pas mal sur fréquentée au niveau touristique.
Pour ma part, je remonte de l’autre côté de l’aqueduc, pour aller explorer la haute (et vieille) ville. Et profiter de la vue.
Je marche un peu au hasard des rues, avec pour objectif d’aller jeter un œil au château tout au bout. Des vieilles églises, des vieilles bâtisses, une cathédrale, une Plaza Mayor… rien que du très classique !
Et j’arrive au château. Fort sympa depuis cet angle-là, alors que le soleil se couche en arrière. On a aussi un joli point de vue sur la vallée en contrebas et les collines en face. Et les nombreux monastères du quartier. À noter également qu’ils ont quand même creusé (et creusé profond !) dans la roche pour offrir des magnifiques douves au château.
Je reste un moment à profiter des lieux, avant de faire demi-tour. Je m’en reviens tranquillement vers la Plaza Mayor en suivant les remparts. Et des rues. Pas complètement au hasard.
J’ai un peu faim. Ça tombe bien, y a un restaurant qui propose des paellas pas cher avec vue sur la cathédrale. Non seulement la paella est en effet pas cher, mais en plus elle est très bonne. Par contre, au moment de demander un dessert « no tenemos postre ». Me voilà choqué ! Et privé de dessert.
Dépité, je refais le chemin inverse, remontant l’aqueduc, en profitant de l’éclairage nocturne, pour retourner à ma boîte de conserve.







