Las Mudéjar de Olimedo
Je ne me suis pas éternisé à Valladolid. Il faut bien qu’il y ai quelques endroits plates en Espagne ! Je suis reparti le lendemain matin. Objectif : Segovia.
Une étape s’est rajoutée avant le château de Coca : Olimedo. J’ai découvert, par hasard, qu’il y avait dans ce village une reproduction miniature de plusieurs bâtiments de Castilla y Leon. Et ça m’a donné envie d’aller voir.
Pas grand chose à dire sur la route en quittant Valladolid, toute aussi peu intéressante que la route pour y arriver. Par contre, l’arrivée à Olimedo est sympa. Non pas à cause de son énorme usine de bio carburant juste avant, mais plutôt à cause de ses remparts bien conservés. Je gare la boîte de conserve dans une rue à l’ombre, et je me dirige vers le parc de miniatures (mudéjar). Qui sont, en effet, particulièrement superbes. Mentions spéciales au Castillo de Coca (oui, je me divulgâche un peu la suite, mais c’est pas très grave) dans lequel on peut rentrer. Pareil pour le Castillo de la Mota, a Medina del Campo.
Certes, ça fait beaucoup de photos. Mais ça faisait aussi beaucoup de miniatures (que l’on doit à Félix Arranz Pinto, un passionné de maquettes) . Dans un contexte vraiment agréable et bien aménagé. Dommage que le petit train ne fonctionnait pas ! « Disculpe por las molestas » comme qu’y disaient à l’entrée.
La visite m’a confirmé dans mon envie de visiter le château de Coca. Et surtout, ça m’a rappelé que j’avais aussi repéré le château de la Mota dans les environs. Et que je l’avais oublié. Je vérifie sur la carte. C’est pas un très gros détour. Je le désoublie donc et le remet au programme.
Je fais quand même une petite visite de Olimedo avant. Et de ses remparts assez magnifiques.
Castillo de la Mota, Medina del Campo
Toujours ces grandes étendues assez plates, et sèches, avec des pins et des arbres jaunes. C’est assez aride. Ça ne me déplait pas, mais ça n’est assurément pas les plus beaux paysages que j’aurai vus en Espagne !
J’arrive au château 30 minutes avant sa fermeture. La visite est gratuite, mais on ne peut pas voir grand chose. Pas de grimpette au sommet du donjon par exemple. Pas très grave. J’en profite quand même. Je l’aime bien ce château. Tout simple. Et vous pouvez jouer aux jeux des 7 erreurs avec la version réduite de Olimedo !
Il a fier allure !
Un petit détour par le village à côté, qui ne présente aucun intérêt, et direction Coca.
Castillo de Coca
On repère le château d’assez loin. Il faut dire qu’il est imposant. En tout cas, je l’aime bien ! Il est fermé quand j’arrive : 15h, c’est l’heure de la sieste. Ouverture à 16h. Ça me laisse le temps de grignoter un petit quelque chose ; c’est une bonne heure pour le petit déjeuner ! Et de faire un petit tour d’un village très fier d’être apparu dans un numéro d’Astérix et Obélix.
Et de faire le tour des extérieurs !
Sous touts les coutures.
À 16h, une horde de touristes (au moins 15) se précipite à l’intérieur. J’attends un peu, pour laisser à tout ce petit monde un peu d’avance (pis aussi parce que l’entrée, c’est argent comptant uniquement, et que j’ai que 4,85 euros sur moi alors que l’entrée est à 5 euros, et qu’il faut donc que je retourne en ville négocier avec le distributeur le plus proche), avant d’entrer à mon tour. Et de me laisser esbaudir (mon ordinateur veut absolument écrire ébaudir, mais j’ai toujours parlé d’esbaudissement ; alors je garde mon ’s’).
Je rentre, je sors, je monte, je descends, je grimpe, je regarde le ciel. J’écoute le tonnerre. Pas d’inquiétude à avoir, je suis en sécurité sur le donjon : il y a 3 paratonnerres pour me protéger si la foudre tombe !
J’avoue apprécier le fait que les visiteurs ne sont pas pris pour des abrutis. On est laissé assez libre de nos déplacements. Ce n’est pas dangereux, mais ça ne me parait pas aussi sécurisé que certains sites que j’ai pu visiter. Ça permet d’autant plus de profiter des points de vue et des lieux.
La vue sur les intérieurs :
Et sur les extérieurs :
L’orage est sympa. Il attend que je sois sorti et revenu dans ma boite de conserve pour éclater. Pour autant, ça ne m’empêche pas de faire quelques jolis photos d’un ciel un tant soit peu dramatique. Et c’est sous ces cieux fort inspirants que je reprends la route pour Segovia.







