Rue du Pourquoi Pas



Parce qu’il y a toujours une route qui, quelque part, m’attend.
Carnets de route, photos de voyages, et pensées vagabondes.

Écrit par : Sébastien ChionNovember 26th, 2018
  • Depuis quelques temps, d’ailleurs… mais la dernière fois que j’ai pris la peine de donner des nouvelles par ici, je n’avais que des murs. Et un toit. Et un début de sol. Bon, c’est quand même une bonne base pour avoir une maison, certes. Mais y avait encore pas mal de choses à faire !

    Comme isoler :

    Comme on ne change pas une formule qui gagne, je reste sur le même sandwich que pour la première maison. Donc de l’extérieur vers l’intérieur : bardage, lame d’air, pare pluie, isolant (8 cm), pare vapeur, lame d’air, lambris.

    Autant faire l’extérieur est, au final, assez simple à planifier, autant l’intérieur est pas mal plus complexe. Parce que d’un seul coup, tout devient inter relié. Par exemple, pour faire le doublage du toit, il faut d’abord mettre la petite arche qui a à la fois un rôle esthétique (séparation visuelle entre salon et cuisine) pratique (base de la cloison de la salle de bain) et structurel (même si pas énorme, elle rajoute quand même une rigidité centrale à la maison). Une fois l’arche posée, il est possible de terminer le doublage du plafond.

    De même, avant d’attaquer le plancher, il faut localiser précisément la salle de bain, donc positionner le bac à douche mais aussi les cuves à eau. Et puisque les tuyaux pour l’alimentation en eau passeront sous le plancher, il faut aussi les poser. Et aussi planifier l’emplacement des prises électriques et des interrupteurs et des éclairages. Ensuite, on peut raboter le plancher (parce que c’est un lot d’occasion, teinté étrangement, et que le chêne -oui oui, plancher en chêne massif dans ma maison !- est plus beau en brut), et l’installer.

    S’en suit le début du doublage des murs, en parallèle avec un peu d’installation électrique. Comme pour la première maison, je repars sur un kit solaire autonome. Et ça marche !

    Ensuite, ça devient vraiment chaotique. J’ai l’impression qu’il faut installer tout en même temps, et je me perds un peu dans l’ordre des choses. Je commence à travailler sur l’eau, avant de faire un peu d’électricité, puis de revenir au doublage et à la cloison quand je repasse sur l’eau. Le frigo arrive, je peux commencer à installer le plan de travail, pour poser l’évier, et repérer l’emplacement du chauffe-eau gaz. Je jongle entre les outils, j’essaie de pas devenir trop fou, et je m’en sors pas trop mal. Deux ajustements principaux sur la maison précédente : la pompe est équipée en plus d’un ballon surpresseur. D’une petite capacité (24 litres) il évite que la pompe déclenche dès qu’on ouvre un robinet. Elle déclenche donc moins souvent, mais plus longtemps. A priori, c’est meilleur pour la pompe. Par contre, c’est une prise de tête à installer quand on a un espace restreint ! Le chauffe eau gaz, lui, devient un modèle à ventouse. Ça veut dire qu’il prend l’air dehors et qu’il rejette les gaz de combustion dehors également. Beaucoup plus sécuritaire quand on un petit volume (et accessoirement obligatoire pour l’homologation).

    La maison fait alors une première virée sur la bascule, histoire de me donner un ordre d’idée de où j’en suis. Il reste encore quelques aménagements intérieurs à faire, mais l’essentiel est là. La première maison s’était retrouvée plus lourde que prévue… celle-ci, par contre, rentre parfaitement dans mes estimations. Elle fait le bon poids, je suis plus que soulagé, rassuré et content ! Et je peux finir les aménagements intérieurs.

    Là encore, un grand changement par rapport à la précédente : un lit en mezzanine ! certes, le lit ne fait que 186 x 68, mais a priori, ça devrait être suffisant. Et puis quel bonheur, enfin, de ne pas avoir à faire/défaire son lit tout le temps. Le lit est là, en permanence, et c’est tout. Au final, la maison légèrement plus petite que la précédente, se voit mieux optimisée et encore plus confortable. Que du bonheur !

    Reste encore plein de mini petits détails. Tous les trucs qui font que tout est terminé, mais qu’il reste encore tant à faire. Des portes pour la cuisine, des tiroirs pour sous les placards, une porte pour la salle de bain, un coffre pour la sciure, un caillebotis pour le sol de la salle de bain qui, jusqu’à présent, n’est qu’un immense bac de douche. Je reconfie les housses de matelas à ma maman, et les rideaux à ma tata. Sans oublier tout plein de petits mini trucs auxquels il faut penser pour l’homologation. Et une belle prise de tête pour l’installation gaz, qui finira quand même par marcher elle aussi (avec un énorme merci à Patrice, pour son aide pour toute la partie soudure gaz !)

    Et soudain, ça donne l’impression d’être terminé. Fini. Enfin !

    Enfin non, bon, d’accord. Pas tout à fait. Un jour, je commencerais par faire l’escalier au début, plutôt qu’à la fin. Ça me parait plus logique quand même, non ?

    escalier

     

    À cela s’ajoute encore quelques petits ajouts (logique !). Deux trois petites étagères pour ranger des choses, notamment. Et puis des “volets” pour quand je roule (là aussi, question d’homologation). Et puis une petite échelle, pour rejoindre plus facilement le lit. Mais je finis par tout finir. Et surtout, je finis par prendre la route. Direction Saumur, puis Nantes, où je retourne compter des chaussettes (et autres boulons). Tout en passant des soirées tranquilles à bord de ma maison…

     

    Laisser un commentaire