Rue du Pourquoi Pas



Parce qu’il y a toujours une route qui, quelque part, m’attend.
Carnets de route, photos de voyages, et pensées vagabondes.

Écrit par : Sébastien ChionJune 19th, 2015
  • J’avais un certains nombre de raisons de revenir à Berlin. Passer un peu plus de temps en ville, revoir des amis, et rencontrer quelques collègues de BeWelcome avec qui j’échange régulièrement. Dans les gens que j’avais envie de revoir, il y avait Sophie, rencontrée quelques mois au paravent à Lyon, alors que je l’ai hébergée (via BeWelcome justement) et que je l’ai recroisée à Montpelier une semaine après.

    Sophie m’avait prévenu qu’elle pouvait nous héberger sans problème Laurence et moi, mais qu’elle habitait un peu en dehors de Berlin. Elle a aussi prévenu que suite à des travaux sur certaines lignes de train, c’était devenu un peu compliqué d’aller chez elle. Enfin chez son père. Bref, à Ferch. On aurait du la retrouver à la gare centrale, mais suite à un retard assez conséquent de notre train, elle nous a guidé par téléphone interposé. J’ai l’impression qu’il y a toujours quelque chose d’aventureux avec Sophie. Comme si elle créait des aléatoires, des imprévus et autres surprises impromptues. Je ne l’ai pas vue souvent, mais j’ai à chaque fois l’impression qu’il vaut mieux se préparer à rien, car c’est toujours autre chose qui arrivera de toutes façons.

    Arrivés à Berlin, nous avons pris le S7. Le RER local. Direction Postdam. Là nous avons changé pour le 631. Un bus de ville donc. Qui se trouvait être le premier bus que je prenais depuis le début de ce voyage. Celui-ci nous a posé au milieu de nul part, où attendait un autre bus. Enfin non. Ce n’était pas un bus. C’était un mini van. Nous avons annoncé notre destination au chauffeur. Et vingt minutes plus tard, nous étions à Postdamer Platz. Mais pas celle de Berlin, hein. Celle de Ferch. J’ai appelé Sophie. Elle nous a dit qu’elle arrivait. Moi j’imaginais la blague : envoyer des gens que l’on connait à peine se perdre à l’autre bout du monde, en leur donnant des consignes aléatoires au téléphone. Le pire, c’est que je crois que j’aurais trouvé ça drôle ! Mais Sophie est arrivée, et nous a raccompagné chez elle. J’avoue que je suis tombé sous le charme de Ferch. Du coup, j’ai passé plus de temps que prévu là bas. Et c’était très bien comme ça. J’étais parti sur un itinéraire très urbain (Francfort – Dresden – Prague – Berlin) et une petite parenthèse verdoyante était finalement la bienvenue.

    La maison 

    Belle maison sur trois étages, un peu perdue dans les bois mais pas trop. Le rez-de-chaussée est en location. Le premier étage est habité. Le deuxième est en rénovation (vous savez, cette activité consistant à poser du plancher, refaire les cloisons, etc…). Il sera habitable… bientôt ? À côté de la maison, un petit bout de terrain, avec une caravane -qui sera ma maison pendant quelques jours. Et accroché à la maison, un balcon, parfait pour les petits déjeuners avec vue sur le lac.

    Schwilosee 

    Le lac ? Oui oui, le lac. En fait, je pense que si j’ai autant aimé Ferch, c’est parce que j’ai eu l’impression d’être de retour au Québec. Dans le coin de la Mauricie, je dirais… Une forêt gigantesque, et un lac, là au milieu. Aussi beau de jour que de tombée du jour que de nuit.

    Endroit parfait pour marcher également. Et notamment aller jusqu’au sommet de la tour, qui servait autrefois à surveiller les feux de forêt. Forêt fort belle, soit dit en passant.

    Endroit plutôt chouette pour se baigner aussi. Même si l’eau était froide (très froide !) il semblerait que j’ai réussi à développer mes capacités de survie en eau froide, et que je suis désormais capable de me plonger dans des liquides à température relativement basse (et pas forcément de la bière !). Pour les personnes frileuses voulant quand même profiter du lac, reste encore deux options possibles : un tour dans le bateau familial (option à laquelle je n’ai malheureusement pas pu participer faute d’incompatibilité d’emploi du temps) et un tour en kayak. Et ça, par contre, y avait pas moyen que je n’en profite pas (même que Sophie elle m’a volé mon appareil photo à un moment, même que j’ai des preuves que c’était bien moi sur le canoë).

    Du coup, une partie de mon emploi du temps à consister à faire du vélo, du kayak, des balades, me promener dans les bois… Laurence, de son côté, a préféré s’installer en plein centre-ville, pour profiter de la nightlife berlinoise au maximum. Et moi aussi, un peu, quand même !

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