Rue du Pourquoi Pas



Parce qu’il y a toujours une route qui, quelque part, m’attend.
Carnets de route, photos de voyages, et pensées vagabondes.

Écrit par : Sébastien ChionOctober 20th, 2015
  • Nous avons choisi San Luis Potosi pour une seule raison : le nom. Nous visions une ville de grande taille, où il serait facile de trouver un hôtel. Mais nous ne savions absolument rien de plus sur les lieux. Puisque la ville semblait être la capitale administrative de l’État, nous aurions pu tomber dans une ville administrative des plus ennuyeuses. Peut être…

    Le GPS nous a amené en plein centre-ville. Toujours en mode touristes inquiets et un peu apeurés. Nous avons trouvé une place. Nous nous sommes garés. Et j’ai regardé tout autour. Juste à côté, une église, avec un joli parc. Dans le parc, de nombreux bancs, et beaucoup de couples, un peu partout. Je ne me souviens plus quand je me suis fait la réflexion pour la première fois. Dans quelle ville je ne me sentais pas trop en sécurité, et que je m’étais fait la réflexion « il y a beaucoup de couples ; jamais je ne me promènerai avec ma copine dans un endroit pas sécuritaire ; l’endroit est donc tranquille ». J’ai complété ma réflexion en voyant des enfants, des mamans, des familles. Le tableau resplendissait de calme et de tranquillité. Il peut y avoir des pickpockets, mais ce n’est pas ici que nous nous ferons agressés si nous restons prudents et discrets. Nous sommes sortis marcher un peu, le temps de trouver un hôtel. Chambre réservée, van garé, nous sommes partis à l’aventure (comprendre « chercher à manger »).

    Nous avons marché un peu partout. Dans des rues joyeuses et vivantes. Dans des effluves inspirantes. Avec l’envie de goûter à tout, de tout essayer. Ce stand, et puis celui-ci, et aussi celui-là. Mais celui qui nous a finalement fait craquer, c’est celui où la cuisinière est assise au milieu, et prépare les plats à la demande, pour les clients qui sont assis en demi-cercle autour d’elle. Ambiance familiale. Ou peut être presque scolaire. La maîtresse qui distribue le goûter. Mon espagnol approximatif nous a permis d’avoir à manger. Pour être exact, nous nous sommes régalés.

    Nous avons déambulé encore un peu, avant de rentrer à l’hôtel, de profiter de la « agua caliente todo las dias ». Et puis quand même, nous l’avions bien mérité, alors j’ai ouvert le Moonshine. Un alcool à 50°, pour fêter notre première soirée au Mexique, ça me paraissait la moindre des choses ! Ça arrache un peu, mais le fait qu’il soit à la mûre aide beaucoup. Et ça se laisse bien boire. Le stress oublié, j’ai très bien dormi !

    Nous avons décidé de prendre une journée supplémentaire pour aller à Mexico. San Luis Potosi nous ayant bien inspiré la veille au soir, nous avons décidé de prendre notre temps pour l’explorer plus longtemps. Sans regret aucun, la ville étant vraiment très belle, le contact avec les gens agréables. Et puis le fait qu’il y ai une microbrasserie avec de la très bonne bière à sans doute aider un peu !

    J’aime la façon dont l’ambiance peut changer d’une rue à l’autre. Que l’on passe d’une rue un peu touristique et piétonne à une petite rue parallèle délaissée. J’aime les odeurs, dans la rue, avec tout ces étalages de nourriture. J’aime cette nourriture, partout, tout le temps. Inspirante, attirante. Horriblement pas cher ! J’aime me laisser attirer, avoir envie de tout goûter. Ne pas savoir ce que c’est, mais aimer quand même ! Plus nous marchons, plus je me sens à l’aise. Plus je m’imprègne du Mexique.

    Je ressens la ville autour. Je ressens les gens. Je ressens l’atmosphère, et je me sens bien. L’appareil photo reste le moins visible possible, mais je ne le range pas en permanence. J’ai trop de photos à faire ! San Luis Potosi reste, après tout, ma première vraie ville mexicaine. Ma première impression. Ma première immersion. Le hasard fait toujours très bien les choses. Notre arrivée fortuite à San Luis Potosi en est la preuve !

    Un commentaire

    1. Commentaire de La Feuille

      Ça y est j’accroche ! C’est vrai que les photos font envie et donnent le goût de visiter la ville. Je préfère ces bâtiments un peu antiques et branlants aux trop parfaites skylines des immeubles US. Profitez des lieux et ne cherchez pas trop loin ce que vous avez parfois à portée de mains !
      Les couleurs des façades sont plaisantes. Je crois que c’est un peu ce qui nous a manqué en Calabre : les couleurs des maisons, comme en Grèce…

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