Rue du Pourquoi Pas



Parce qu’il y a toujours une route qui, quelque part, m’attend.
Carnets de route, photos de voyages, et pensées vagabondes.

Écrit par : Sébastien ChionJanuary 5th, 2016
  • Ce qu’il y a de bien à Hotelito Perdido, c’est qu’il y a des kayaks. Et du coup, il est parfois possible de prendre un peu quelques distances. De quitter l’ile. Je l’ai fait à plusieurs reprises, et oui, je dois bien reconnaitre que ça fait du bien. Et puis ce qu’il y a avoir aux alentours en vaut vraiment la peine ! Il y a, bien évidement, la rivière elle meme, qui est magnifique, et que l’on a envie de voir et revoir. Mais en allant un peu plus loin…

    Dans tous les cas, quand vous embarquez sur un canoe, pensez à inviter Rasta. Rasta, c’est le chien des lieux. Le seul et unique chien que j’ai réussi à trouver attachant en trente cinq ans. Il a quelque chose de spécial. Outre le fait d’etre intelligent, il a une présente réconfortante. Quand il vous verra prendre des pagaies, il vous suivra jusqu’à la cabane des kayaks. Il vous regardera mettre votre canoe à l’eau, sans émettre un son. Si vous ne dites rien, il vous regardera partir l’oeil un peu triste. Mais si vous l’appelez, il sautera dans le canoe, et ce sera le chien le plus heureux du monde.

    Les sources chaudes

    C’est généralement le premier endroit où l’on envoie nos invités. Parce qu’ils arrivent la plupart du temps en début ou en milieu d’après midi, et qu’à partir de 16h, il n’y a plus de bateau public pour désservir les sources. Du coup, le lieu est très tranquille, et on peut généralement l’avoir pour soit tout seul. Et puis ce n’est qu’à une vingtaine de minutes tranquille en kayak. Donc ce serait dommage de s’en priver ! L’accès aux sources se fait en contribution volontaire. Il est aussi possible d’aller visiter une grotte en arrière, où d’autres sources chaudes sortent. SPA naturel que je n’ai pas pris le temps d’aller explorer. Je le garde pour une autre occasion, quand je retournerai sur le Rio Dulce.

    Les sources donnent directement dans la rivière. J’avais expérimenté la meme chose à Yellowstone, mais ici c’est différent, parce que l’eau chaude n’arrive pas en continu. Il y a des variations. De tiède à beaucoup trop chaud. Du coup, il n’est jamais possible de relaxer complètement. Il n’empêche, l’endroit est magnifique. Est par une nuit de pleine lune, c’est juste magique !

     

    La cascade

    En sortant de l’hotel, tourne à gauche (oui, bon, elle était facile). Ensuite, il suffit de remonter la rivière, jusqu’au bout. Une heure et demi de kayak, environ, sur une eau des plus tranquilles. Aucun courant. La balade est reposante. Apaisante. Et les environs sont magnifiques. Un peu long quand je l’ai faite tout seul la première fois, mais parfait quand j’y suis retourné avec Bethany. Ensuite, c’est un petit quinze minutes de marche pour arriver aux chutes.

    La chute en tant que telle est assez belle, et s’il n’il n’a pas trop plu les derniers jours, l’eau est belle et invitante (et chaude). Quelques petits bassins en amont de la cascade sont particulièrement inspirants. Recommandation : amener un sandwich avec vous, et profitez en pour faire un pique nique sur plage ! Essayez de revenir pour 17h30, afin d’avoir les lumières du soleil couchant. C’est juste parfait.

    Randonnée jusqu’à Livingston

    Il n’y a pas beaucoup d’occasion pour marcher dans la région. La nage et le kayak sont beaucoup plus d’actualité. Pourtant, il y a deux randonnées possibles, d’environ quatre heures chacune. La première, que je n’ai pas faite pour le moment, vous emmène jusqu’à tiger cave. Une cenote perdue dans la jungle. La deuxième vous permet de traverser la jungle, et d’admirer le canyon du Rio Dulce depuis en haut.

    Dans les deux cas, il faut commencer par une petite balade en bateau jusqu’au petit village de Ak tenamit. Et de là, vous marcherez jusqu’à Livingston. Vous pourrez ensuite rentrer à l’Hotel avec le prochain bateau…

    La balade dans la jungle est guidée par Luis. C’est lui qui a créé le sentier. Il lui a fallu huit ans pour ouvrir complètement le passage. Aujourd’hui, il fait visiter aux gens, les guides à travers les arbres, et partagent de nombreuses anecdotes. Pour moi, le clou de la balade n’est pas la vue sur le fleuve, qui est magnifique, mais ce Ceiba, « d’à peine » deux cent ans, qui vous attend sur le bord du chemin. Majestueux. J’ai demandé l’autorisation d’aller le toucher. Ça a fait sourire Luis qui a évidemment accepté. J’ai à peine touché l’écorce, que je me suis senti bien. Et je suis parti à rire. Cet arbre est magnifique… et à un sens de l’humour surprenant ! C’est aussi l’occasion de gouter à des fruits dont vous avez sans doute jamais entendu parlé, et que vous n’avez jamais vu avant, et que vous ne reverrez jamais par la suite.

    Livingston

    1795. Des esclaves africains se révoltent dans certaines colonies anglaises du nouveau monde. Des esclaves sont exilés par la couronne sur l’ile de Roatan, au Honduras. Avec le temps, les descendants se sont installés un peu partout sur la cote caraibéennes. Du Belize jusqu’au Nicaragua. Se mariant avec les indigènes des caraïbes, avec les mayas, avec des marins, la culture des Garifuna est née. Un mix improbable de langue et de culture, empruntant aux africains, aux indiens, aux natifs et aux européens. La ville de Livingston compte de très nombreux garifuniens, et leur influence sur la ville est palpable. Comme à Punta Gorda, les langues se mélangent. Les couleurs aussi. Du blanc des européens venus pour une journée ou pour quelques années, au bronzé des latinos, au doré des mayas, au noir des garifunas. L’ambiance de la ville est unique. Plutot calme et posée. Relaxante. Il faut prendre son temps pour découvrir Livingston. Parce qu’il n y a rien à voir et rien à faire. Si ce n’est se poser tranquillement, sourire aux gens, leur parler. Presque tout le monde aura du temps pour vous. Un sourire, et vous pourrez discuter de tout et de rien pendant une dizaine de minutes ou une paire d’heures. Ne soyez surtout pas un touriste pressé. Soyez plutot un voyageur curieux qui a tout son temps et qui veut aller vers les autres. Et les comprendre.

    C’est par ici que tout a commencé pour moi Livingston a été mon premier contact avec le Guatémala. Un contact unique, dans un endroit qui, à ce que tout le monde dit (et je veux bien les croire) n’a rien à voir avec le reste du Guatemala. Livingston n’est accessible que par bateau, et je trouve que ça rajoute encore au charme des lieux.

    Je n’ai finalement pas pu consacrer autant de temps que j’aurai voulu à Livingston. Mes derniers jours à Hotelito Perdido ont été très rempli. J’ai appris qu’il y avait une possibilité de devenir manager ici dans quelques mois. Rien de confirmé pour le moment, mais j’ai joué le jeu. J’ai regardé Dav, j’ai pris des notes, et je l’ai remplacé pendant quelques jours, pendant qu’il prenait un repos bien mérité. Je me suis trouvé parachuté Manager d’hotel, j’ai adoré l’expérience. Je sais déjà que je reviendrai ici avec Lilou, mais je pense que je reviendrais aussi plus tard. Pour travailler pour de vrai !

    Hotelito Perdido

    Que les choses soient claires : pour apprécier l’hotel, il n’est pas nécessaire de partir marcher. Ou pagayer. Ou de prendre le bateau. Hotelito est en plein coeur de la jungle. Baigné par sa douceur et sa tranquillité. Se poser dans un hamac avec un livre et s’endormir après quelques pages est une activité parfaite à pratiquer régulièrement. Ou simplement remonter le chemin jusqu’au dock, et sauter directement dans la rivière pour profiter d’une eau à une température toujours idéal. Discuter avec les gens qui vont et qui viennent. Jouer un peu aux cartes. Et profiter d’une nourriture maison des plus délicieuses ! Et bien sur, méditer, danser, ou faire du yoga dans la Yoga Hut !

    Je me rends compte que pour la première fois (il me semble) je frôle de très près le concept de « publi reportage » aussi bien dans le fond que dans la forme. Donc que le lecteur se rassure : non, je n’ai pas été payé pour écrire cet article. Mais j’ai bel et bien adoré mon expérience à Hotelito Perdido, et j’avais donc d’autant plus envie de présenter cet article pour donner aux gens envie d’y aller.

    Un commentaire

    1. Commentaire de La Feuille

      On est obligé de prendre la posture de la dernière photo pour séjourner ou on peut se contenter du hamac ?
      J’avoue que cette série de photo fait envie. Le publi-reportage bénévole est donc bien réussi !

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