Rue du Pourquoi Pas



Parce qu’il y a toujours une route qui, quelque part, m’attend.
Carnets de route, photos de voyages, et pensées vagabondes.

Écrit par : Sébastien ChionJune 9th, 2015
  • J’entends dors et déjà certains lecteurs commenter en disant qu’il y a trop d’immeubles et pas assez de jardins et de verdures. Je vais donc rééquilibrer tout cela immédiatement.

    Parce que si ma première impression a été celle d’une ville manquant d’arbres et de verdures, un deuxième regard m’a permis d’en voir un peu plus. Le centre-ville n’est pas très verdoyant, en effet. Ce que j’appelle centre-ville correspond aux limites de l’ancienne ville. Il y avait des remparts donnant une forme légèrement étoilée à l’agglomération :

    IMG_9000

    Les remparts ne sont plus là, mais la forme a été conservée. Il y a désormais un parc, reprenant la limite des remparts. Mais la limite est désormais d’herbe et d’arbres. Ceinture verte entourant le centre.

    Capture d’écran 2015-06-22 à 11.09.13

    L’idée est intéressante, mais la conséquence est que les rues du secteur sont un peu n’importe comment, et donne l’impression que c’est un sacré bordel de circuler en voiture. Soit dit en passant, les voitures, il y en a beaucoup. Encore une ville qui donne l’impression d’être saturée. Pourtant, il y a un réseau de train, métro et tramway assez conséquents. Une circulation régulière, une desserte assez vaste… et pourtant beaucoup de voitures… Beaucoup de vélos aussi. Les pistes cyclables ne manquent pas, mais souvent elles sont sur les trottoirs, et le partage de l’espace entre personne circulant à vélo et personne circulant à pied semble parfois assez délicat.

    En dehors de la ceinture verte, le centre-ville n’a pas de parc. Il y a quelques arbres, plantés en lignes et colonnes et dont les pieds sont pris dans le béton. Et c’est a peu prêt tout…

    arbre_beton

    Certains parcs de la ceinture sont toutefois assez reposants, et on arrive même à ne plus entendre les voitures de temps à autre.

    J’ai aussi été agréablement surpris par un jardin chinois, faisant complètement oublier la ville autour. Pourtant, lui aussi fait parti de la ceinture.

    Et il y a aussi les berges de la Main. D’après Katharina, les Francfourtois en sont assez fiers. Mon premier réflex a été de les comparer aux berges du Rhône, à Lyon. Mais ça ne rendait pas justice à Francfort. Parce que je trouve l’aménagement du Rhône particulièrement réussi. C’est d’ailleurs l’un des points les plus inspirants de la ville, je trouve. Mais si l’on prend les berges de la Main pour ce qu’elles sont, à savoir un aménagement urbain destiné à ouvrir la rivière aux habitants de la ville, alors oui, l’endroit est très attrayant. On se dit qu’il ne serait pas difficile de se poser dans l’herbe en regardant passer les bateaux de touristes tout en buvant une bière. Tellement pas difficile que je le ferai à deux reprises. La ville est encore assez proche, certes. On ne la quitte pas complètement. Mais l’endroit reste agréable, et il y a de nombreux groupes, installés un peu partout, pour se détendre et pour relaxer.

    J’en ai aussi profité pour accompagner Katharina a son université. C’est toujours sympa de visiter les campus dans les autres villes et les autres pays. Celui-ci m’a bien plus. Et côté verdure, il était pas mal non plus.

    Mais ce qui m’a le plus plu, je dois bien le reconnaître, sur ce campus, ce ne sont pas les arbres… mais bien les ascenseurs. J’avoue que je n’avais jamais rien vu de tel avant !

    Oui, il y a deux cabines. Une qui monte en permanence, une qui descend en permanence. Comme un escalier mécanique. Et en haut ? En haut, et bien le système fait une boucle : les cabines qui montaient passent à droite et redescendent, les cabines qui descendent, passent à gauche et remontent. Bref, je suis à la fois mort de rire et admiratif devant le système, qui me plait particulièrement.

    Mais bon, je suis là pour parler de verdure, pas d’ascenseurs étranges. C’est pour ça que j’ai décidé d’aller jeter un oeil au Palmengarden. Le jardin de palmiers. Qui se trouve juste à côté du jardin botanique. Celui-ci, je ne l’ai pas fait, par contre. Mais j’aurai quand même eu un aperçu du Palmengarden.

    Une fois passé le traumatisme du passage en caisse (7 euros pour deux, c’est pas cher, sauf quand c’est gratuit pour l’un des deux), on est parti baguenauder dans les allers du parc. Pourquoi « jardin de palmiers » ? C’est une question qui mérite d’être posé, puisqu’après tout, des palmiers il n’y en a pas vraiment. Par contre, il y a des jolies serres, une belle fontaine, et quelques beaux espaces.

    Il parait aussi que Francfort possède la plus grande forêt urbaine d’Europe. Mais d’après ce que j’en ai vu d’en haut, j’ai quand même plus l’impression que c’est une conséquence d’un étalement urbain un peu trop intense que d’une vraie volonté d’avoir une grande forêt dans la ville. En même temps, les arbres sont là et n’ont pas été coupé, donc c’est tant mieux !

    2 commentaires

    1. Commentaire de La Feuille

      Je reconnais que la dernière série de photos m’inspire plus que la collection de tours de l’épisode précédent, mais il faut de tout pour faire un bon reportage.
      Cycliste et piétons sur les mêmes voies, c’est un concept qui ne m’inspire guère, mais tout cela me parait bien intéressant !

    2. […] à garder un ou deux petits parcs. En fait, j’ai eu un peu la même impression qu’à Francfort, avec un grand parc qui entoure les hauts buildings du centre ville. Un peu de vert au milieu des […]

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