Rue du Pourquoi Pas



Parce qu’il y a toujours une route qui, quelque part, m’attend.
Carnets de route, photos de voyages, et pensées vagabondes.

Écrit par : Sébastien ChionAugust 30th, 2016
  • J’ai trouvé ma tribu. Pendant des années, je pensais ne pas en avoir. Je pensais avancer sur les routes du monde dans un univers n’appartenant qu’à moi. Et cela me convenait. Je rencontrais régulièrement des gens avec qui je connectais, en qui je me reconnaissais. Mais je n’arrivais pas à définir dans quel groupe ces gens se retrouvaient. Je n’arrivais pas à trouver ce qui unissait tout le monde. Il n’y avait rien qui permettait de définir ma tribu. Je ne suis ni un hippie, ni un rainbow. Ni un nomade, ni un voyageur. Je ne suis pas un enfant de la route ou un aventurier. Je ne suis que moi.

    Cette incapacité à me reconnaître faisant parti d’un groupe ne m’a jamais dérangé. J’ai toujours aimé évoluer dans plusieurs univers différents. Pas toujours des plus compatibles. Hippie gothique. Conteur artiste de feu. Écrivain graphiste.

    Je cherchais à une trop petite échelle. Je pensais qu’il n’y avait que des petites boîtes. Aucune ne serait assez grande pour me convenir. Pour me contenir. Et puis il y a eu le Rêve. Le rêve où j’ai été moi. Où j’ai été accepté comme moi. Où être moi me permettait de l’être encore plus. Où aimer tout le monde me donnait de l’énergie pour aimer tout le monde encore plus. Tant de belles rencontres, tant de beaux échanges, tant de belles énergies… j’ai pris le chemin de l’Arbre qui Marche. Pas tant pour le festival et sa programmation que pour le plaisir de revoir tout le monde. De revoir ma deuxième famille.

    Bon… dans ma famille, justement, on n’est pas très famille. Quelques personnes que j’aime et dont je suis proche et que j’ai plaisir à voir. Pas grand monde. Les autres, je ne les vois plus vraiment. Du coup, le mot famille ne veut pas dire grand chose pour moi. Il est un peu flou. Pour mon esprit de bohème nomade, le mot TRIBU me parle beaucoup plus. Et au final, c’est ce que j’ai rencontré au Rêve et retrouvé à l’Arbre. Ma tribu. Une partie de mes semblables.

    L’amour dans lequel j’ai baigné au Guatemala mais que j’ai eu tant de mal à partager là bas a trouvé ici un écho magnifique. Il a été reconnu, accepté, amplifié. Car c’est cela le dénominateur commun de ma tribu. Ce n’est pas ce que nous faisons, où nous vivons ou ce que nous achetons. Ce n’est pas ce que nous mangeons, où nous allons ou ce que nous voulons. Ce qui nous unit tous, c’est que nous aimons.

    Un seul et unique mot. C’est le septième élément. Source de toute chose, énergie universelle qui anime l’Univers. Ce qui nous unit tous, c’est l’Amour que nous ressentons les uns pour les autres. Un Amour simple comme il se doit d’être. Un Amour qui n’a aucune attente. Aucune contrainte. Un Amour qui est palpable. Tout le monde est heureux. Tout le monde sourit. Tout le monde se sourit. C’est simple et c’est beau. C’est un amour qui construit des rêves. Qui fait marcher les arbres. Qui fait avancer le monde.

    Mon monde est beau, ensoleillé, souriant et heureux.
    Je suis un rêveur. De la tribu des Rêveurs.

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