Rue du Pourquoi Pas



Parce qu’il y a toujours une route qui, quelque part, m’attend.
Carnets de route, photos de voyages, et pensées vagabondes.

Écrit par : Sébastien ChionMay 28th, 2017

[Toutes les étapes de la construction par ici]

Pour moi, cela ne faisait aucun doute. Du moment où j’avais revendu le Pourquoi Pas ? (celui avec lequel j’avais parcouru 26250 kilomètres en 3018 heures sur les routes d’Amérique du Nord), je savais qu’il aurait des successeurs. Et dès l’instant où j’ai commencé à me magasiner un camion, j’ai su que celui-ci avait toutes les chances de devenir le deuxième Pourquoi Pas ?. Celui-ci a bien commencé sa carrière comme Fondation (ou Fonfon pour les intimes) ; mais c’était bien le nom de la base. De la structure. Des fondations à roulettes. Aujourd’hui, pareil à un pokemon, Fondation a évolué vers un nouveau stade. Fondation est devenu le Pourquoi Pas ?. Qu’est-ce qu’il s’est passé aujourd’hui ? Petit retour sur les derniers jours…

Une fois les deux murs avant et arrière posés, il allait me falloir avancé un peu vite. Parce qu’à partir de maintenant, mettre l’ensemble à l’abri de la pluie sous une bâche commencerait à être assez compliqué. Et un peu trop hasardeux à mon goût. D’après les prévisions météo, j’ai au moins quatre jours de beau temps devant moi. C’est le temps que j’estime nécessaire pour passer le tout en « hors pluie » : finir la structure des deux murs et du toit et recouvrir l’ensemble de film part-pluie.

La construction du mur gauche a été assez rapide et peu documentée :

gauche

Pour rééquilibrer, j’ai pris un peu plus de photos du mur droit. Un peu plus compliqué, avec une grande porte fenêtre et une fenêtre à gérer. Et des angles droits parfois un peu pénibles. Mais dans l’ensemble, ils ont été assez sympa avec moi.

Les deux structures bien avancées (il reste encore à renforcer l’ensemble), j’ai pu commencer à m’intéresser à la question du toit… typiquement le genre de questionnements que j’avais volontairement laissé de côté pour plus tard. Aucune idée de comment j’allai gérer ça. L’idéal étant d’avoir le problème sous les yeux pour pouvoir enfin le résoudre.

À partir de là, en effet, j’ai pu visualiser, mesurer, et attaquer la suite. Comme il fait chaud, et que c’est quand même plus agréable de ne pas travailler au sommet d’une échelle, j’ai fait mes montages directement au sol. En travaillant plus confortablement, j’ai pu travailler un peu plus proprement.

C’est relativement simple et bête à faire, mais je trouve le résultat assez esthétique. Et je crois que j’aime bien faire des raccords à mi-bois.

pan1

Et on profite de la présence de mon frère et de ma belle soeur pour faire l’opération de pose, avec un coup de main paternel en plus. À quatre, ça se fait quand même assez bien.

Le premier pan s’est fait sans problème, et surtout il m’a permis d’optimiser pour le deuxième. J’en regretterai presque de pas avoir prévu un toit à 5 pans vu comment le travail accélère une fois que le premier est fait !

pan2

(non, ceci n’est pas un panneau stop géant destiner à faire des signes aux hélicoptères)

Par contre, la main d’oeuvre a profité du temps nécessaire à la construction du deuxième pan pour s’enfuir. C’est pas grave. J’ai une échelle, je suis motivé, et j’ai quand même bien envie de voir mon toit complet ! Je le monte seul, sans trop de soucis ; me rends compte que j’ai mis le dessus dessous ; le redescends ; le tourne et le remonte. Bon, d’accord, je le reconnais… ça fini par peser un peu. Mais ça y’est, c’est officiel. Fonfon a son toit !

toit

Je m’assoie. Je regarde l’ensemble. Je m’étais déjà fait la réflexion quelques mois plus tôt, lors de la construction de la cabane qui m’avait donné l’idée et l’envie de me construire ma micro-maison à moi. Il y a quelque chose de très spécial à mettre un toit sur une construction. Un genre d’achèvement. De conclusion. Pour la première fois, je ne vois plus un projet un peu délirant. Et je ne vois plus Fondation. Je vois le Pourquoi Pas ?. Et je me dis que je l’ai fait. J’ai réussi.

Évidemment, j’ai encore énormément de travail à faire. Une journée pour finaliser la structure, finir de fixer le toit et envelopper le tout dans du pare pluie. Une journée à préparer les liteaux et le bardage. Une journée à poser le bardage… puis les couches de lasure successives… et, bien sûr, par la suite, tout l’aménagement intérieur…

Mais pour la première fois, j’ai vraiment l’impression d’avoir construit une maison. Et franchement, c’est un sentiment plutôt chouette !

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