Rue du Pourquoi Pas



Parce qu’il y a toujours une route qui, quelque part, m’attend.
Carnets de route, photos de voyages, et pensées vagabondes.

Écrit par : Sébastien ChionFebruary 19th, 2020
  • Réveil tranquille sur le parking toujours aussi tranquille de la Franquetta. Et début de journée tranquille également. J’ai quand même mal aux jambes.Un peu.

    Avant de repartir avec la maison, je retourne quand même faire un petit tour rapide. À 500 mètres du parking, il y a une petite aire d’interprétation sur une ancienne marbrerie. La veille, je ne m’étais pas arrêté, les jambes trop fatiguées. Mais comme ce n’est pas loin, ça peut toujours faire du bien pour se détendre les jambes. Je regarde rapidement l’endroit, plutôt joli. Mais les panneaux sont en catalans, et j’ai la flemme. Et si je fais une volée de marches, je n’ai pas le courage de faire la deuxième !

    Je retourne au Chamion, laissant de côté le deuxième point d’interprétation où je pensai me rendre. À la place, je récupère ma maison et prends la direction du parking de ma prochaine balade : els Estrets. La route du retour est aussi magnifique -et étroite- qu’à l’aller. D’ailleurs, j’ai revu un panneau à la Franquetta que j’avais entraperçu rapidement à l’entrée du parc sans y prêter attention. Un panneau indiquant les horaires de circulation pour les bus dans le parc. Bus de tourisme sans doute. Toujours est il qu’en l’absence de lieux pour se croiser facilement, les horaires pour rouler dans une direction ou dans l’autre sont imposés pour les bus. Vu qu’il n’y a personne, et que je ne suis pas un bus, je décide de ne pas prendre les horaires en compte, mais en effet, sur des périodes plus passantes, je pense que j’aurai fait plus attention.

    Et la maison se trouve un nouveau parking et moi une nouvelle balade. Trois kilomètres aller -et autant retour- en suivant la rivière Estrets au fond de la vallée qu’elle s’est tranquillement creusée. Alors que je reste sans voix devant ce paysage magnifique, devant cette rivière qui sinue paisiblement entre ces rocs massifs, les mots se bousculent dans ma tête. Je m’arrête régulièrement pour noter quelques phrases sur mon téléphone, avant de me décider de m’arrêter une fois pour toute, m’asseoir sur un rocher qui semble avoir été taillé spécialement pour servir de banc, et sortir mon carnet. Depuis un moment maintenant, je voyage en voyant des lieux qui m’inspirent. Qui ressemblent à ce que mes personnages pourraient découvrir. Il y a d’abord eu ce petit vallon perdu, dans le massif de la Clape. L’idée était là : un grand espace ouvert, accessible uniquement à pied ou à cheval, après avoir traversé un canyon. Puis, lors de ma balade à Tivissa, l’ermitage et sa succession de petits bassins le long de la route. Là encore un peu caché entre les rochers. À Fontcalda, j’ai trouvé mon canyon et sa rivière mouvementée. Et ici, à Estrets, j’ai trouvé tout le reste…

    Après un moment à écrire, tout en profitant de la douce chaleur du soleil, j’arrive à Toll Blau (le seul endroit où la baignade est autorisée dans le parc, mais pas pour moi aujourd’hui merci, c’est bien aimable). La vallée n’est pas encore finie ; je continue donc encore un peu la marche, jusqu’au parking qui permet d’accéder à l’endroit depuis l’autre côté.

    Ce qui, en vues plus larges, donne cette succession de panoramiques :

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    Et j’ai attaqué le chemin retour. Plus sereinement. En me disant que comme j’avais tout vu à l’aller…

    Tu parles…

    Cette fois-ci, je remontais la rivière. C’était encore mieux ! Une longue séance d’écriture plus tard, je recommençai à marcher. Jusqu’à repérer cette petite ouverture dans la montagne là-haut. Le rocher moins incliné qui permet de grimper, et du coup je m’offre un peu de hors piste (ignorant les protestations de mes jambes) découvrant ce que j’appellerai par la suite la Falaise aux Bains. Une petite grimpette qui m’offre une vue un peu différente sur la vallée. Et surtout, un magnifique aperçu de Arnes et son église vers où j’ai prévu de me diriger ensuite.

     

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    De retour au fond de ma petite vallée. Je rentre tranquillement jusqu’à la maison, et j’en profite aussi pour me balader un peu sur le bord de l’eau, quand c’est possible.

    Et quelques kilomètres de maison plus tard, je suis garé à Arnes, (presque) au pied de l’église.

    Ce que j’aime, dans la région, c’est que tous les villages sont différents. Chacun est unique, avec sa personnalité qui lui est propre. Bot, enroulé sur son sommet de colline, avec ses rues bien droites encerclée par la Via Verde ; Horta, et ses ruelles chaotiques, ses perspectives improbables, et ses vieux bâtiments magnifiques ; Gandesa manquait peut-être un peu plus de charme, faisait un peu plus grande ville impersonnelle, mais avait quand même un centre historique assez joli ; Arnes est tout en longueur. Toujours sur un sommet de colline. Toujours avec une vue somptueusement magnifique sur les environs. La spécialité du coin : les petites alcôves avec des statuettes de Saints et les maisons qui font des ponts par dessus la rue.

    2 commentaires

    1. Commentaire de Kaly

      Grrrrr…!!! Tes belles photos me donnent des fourmis dans les pattes, ça en fait des jolies balades !

      Je n’ai pas encore réagi quand j’ai appris (ça déjà pas mal de temps) que tu repars sur une nouvelle histoire, inutile de dire que j’en suis super contente.

      Alors bonne continuation

    2. Commentaire de Kaly

      “ça FAIT déjà pas mal de temps”

      La prochaine fois je me relirai avant d’envoyer…

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