Rue du Pourquoi Pas



Parce qu’il y a toujours une route qui, quelque part, m’attend.
Carnets de route, photos de voyages, et pensées vagabondes.

Écrit par : Sébastien ChionJanuary 13th, 2013
  • Que font un franco-canadien et une brésilienne qui se sont rencontrées à Montréal deux années au paravent, et qui ne se sont pas revus depuis ? Ils se donnent rendez-vous à Rome, c’est évident. Et quand dans l’appartement de Julianne trainent deux italiens et une espagnole, et qu’un néo-zélandais passe squatter le temps d’une nuit, je me retrouve à nouveau dans cette situation de joyeux bordel international, digne d’une auberge espagnole, et qui me plait temps. Et quand les gens parlent couramment entre deux et cinq langues, alors il faut parfois s’accrocher pour tout suivre. Je comprends pas trop mal l’italien parlé lentement ; l’espagnol n’est pas aussi simple ; le portugais devient plus complexe !

    Je n’ai pas voulu planifier ce voyage à l’avance. Je ne voulais pas être bloqué par le temps à Prague. Je voulais profiter de la ville autant que possible. Marie m’avait dit « mes parents sont d’accord pour que tu restes jusqu’à samedi ». J’ai décidé de m’offrir une petite nuit de plus, tout seul à moi, en dormant dans une petite auberge en centre-ville. Il est agréable, des fois, quand on saute d’une maison à une autre, de prendre un peu de temps, juste pour soit. Et c’est vrai que ça m’a fait du bien.

    Le dimanche matin, je me levais pour prendre le bus qui allait me conduire à l’aéroport. J’ai quitté la France le coeur léger, malgré une carte bancaire au fonctionnement aléatoire. J’ai eu de la chance ; elle ne m’a pas trop joué de mauvais tour. Mais elle a carrément refusé d’acheter mon billet d’avion sur internet. C’était la première fois que j’allais à l’aéroport pour prendre un avion, en espérant qu’il resterait de la place. Expérience intéressante…

    Il m’a fallu longtemps pour me décider sur où aller après Prague. Un peu plus de 48 heures à vrai dire. Alors que je pensais que Berlin était une suite logique, je me suis mis à hésiter, pour plusieurs raisons. Ce voyage n’était pas préparé du tout, mais j’avais envie de préparer mon voyage à Berlin. Et puis il faut dire qu’à Prague, il commençait à faire un peu froid à mon goût. Je n’étais pas sûr de vouloir aller encore plus au nord. Entre plusieurs projets qui me plaisaient, j’ai finalement choisi celui qui m’amenait le plus au sud. Il impliquait d’abandonner le train pour le prochain déplacement. Je me suis fait à l’idée. Quelques heures plus tard, j’arrivais à Rome, et je retrouvais Julianne en même temps que ce petit velours, que l’on ressent quand on peut à nouveau passer du temps avec quelqu’un que l’on a croisé dans un autre pays.

    J’ai fait le coup trois fois de suite, sans m’en rendre compte. Ni à Munich, ni à Prague, ni à Rome je n’avais la moindre idée de où habitaient mes hôtes. J’arrivais en ne sachant absolument rien (enfin si, bon, je sais qu’il y a un Colisée , un Panthéon et un Pape à Rome. Et que je suis intéressé à voir deux de ces trois éléments décoratifs). Aucune idée du quartier, donc.

    Quand Julianne m’a proposé une petite marche, j’ai tout de suite accepté. Ça fait toujours du bien, après un petit voyage en avion. Elle ne m’a pas dit grand chose de plus. « On va aller marcher dans mon quartier, un peu, si tu veux ». Elle m’a montré une pyramide, une vieille ruine bizarre. Puis elle m’a dit « ça, tu vois, c’est le Circo Massimo ; là où les romains organisaient des parties d’Ave Cesar grandeur nature (des courses de chars quoi ; des chars romains, hein, ce n’est pas une piste de formule 1 au Québec) ». Et puis il y avait cette grande avenue. Avec un truc lumineux au bout, qui me semblait bien me rappeler quelque chose. Je ne sais pas s’il existe beaucoup de touriste dans le monde qui sont tombés sur le Colisée sans savoir qu’ils allaient le voir… mais désormais, j’en connais au moins un.

    Comme souvent devant un monuments emblématique, je n’ai pas pu m’empêcher de ressentir un effet de surprise, incrédulité, sentiment étrange et inexplicable… auquel c’est rajouté aussi le côté imprévu. Après tout, 48 heures plus tôt, je m’attendais à être à Berlin…

    Enfin, il ne me reste plus qu’à vous parler de Rome, désormais !

    Un commentaire

    1. Commentaire de Kaly

      Aïe aïe aïe ! Pour le coup, Rome, ça va être du vite fait ! Nous n’y avions passé qu’une semaine l’an dernier, tu y passeras encore moins, c’est presque dommage.

      Le Colisée, de l’intérieur, j’ai aimé moyen. Je lui préfère sans doute les arènes de Nîmes. Pas très loin de là se trouve le balcon d’où Mussolini parlait à la foule. Et puis le forum romain, dans la même direction – un grand moment…

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