Rue du Pourquoi Pas



Parce qu’il y a toujours une route qui, quelque part, m’attend.
Carnets de route, photos de voyages, et pensées vagabondes.

Écrit par : Sébastien ChionFebruary 28th, 2016
  • Il est impossible de ne pas voir le site en photo avant. Vous verrez, au minimum, un cliché identique à celui utilisé pour illustrer cet article. J’ai fait mon possible pour voir le moins d’images possible, mais j’avais déjà eu de nombreux aperçus. Et de nombreux échos. Mais je voulais voir par moi meme le plus beau paysage du Guatemala. Je voulais me faire ma propre opinion…

    Après une bonne nuit de sommeil et un petit déjeuner en ville, nous avons sauté dans un pick up en direction de Semuc Champey. Oui, quand il n’y a plus de chicken bus, que les collectivos ne se rendent pas, il reste encore les picks ups. Une fois de plus, vous serez surpris du nombre de personnes qui tiennent à l’arrière d’un pick up !

    Le trajet dure une petit demi heure. Nous allons dans la vallée d’à coté. D’abord on monte, ensuite on redescend. Et surtout, on admire le paysage.

    Le pick up nous dépose dans le parking du parc. Quelques personnes essaient de nous vendre de la nourriture mais n’insistent pas. Autant certains touristes se font harceler, autant j’ai une tete qui fait que juste un « non » avec un grand sourire est suffisent dans presque tout les cas pour que les vendeurs n’insistent pas.

    Nous attaquons la ballade en commençant par descendre sur les bords du Rio Cahabon. L’eau est magnifique. Elle donne envie de se baigner. Nous gardons la mise à l’eau pour plus tard. D’abord nous découvrons les lieux.

    En remontant la rivière, nous finissons par arriver aux bassins. Ces bassins qui font la beauté et la célébrité des lieux. Il me faut un moment pour comprendre. Il me faut voir les lieux et lire quelques panneaux… Semuc Champey est présenté comme un pont de calcaire de 300 mètres. Mais je ne visualise pas le pont. Je ne vois pas où il est. Je vois la rivière, je vois les bassins… nous arrivons en haut des bassins. La rivière coule de gauche à droite, avec un énorme débit et une quantité d’eau impressionnante. Dans les bassins, l’eau est calme. Posée. Elle coule plutot vers la droite. Un peu vers la gauche. Et là, je comprends enfin. Le Rio Cahabon n’a rien à voir avec ces bassins. À cet endroit, la rivière plonge sous terre. Sous un pont de calcaire, long de 300 mètres, en effet. Sauf que là où j’ai déjà vu des rivières souterraines (dans des conduits de lave en Oregon ou à Washington par exemple), c’est la première fois que je vois un pont aussi magnifique. La rivière coule SOUS les bassins !

    Et c’est ici qu’elle entre sous terre.

    pano_semuq_3000

    [la photo est prise à l’envers de ce que j’explique plus haut. Le Rio Cahabon coule donc de droite à gauche. Et l’eau des bassins arrivent par là où Lilou se trouve, coulant en parti vers la droite mais aussi (on ne voit pas sur la photo, au fond à gauche.] 

    Je confirme, c’est de toute beauté. C’est surtout unique d’un point de vue géologique (Iris, si tu me lis !). Nous continuons la balade. L’eau nous inspire, mais nous voulons faire le tour. Faire le tour, ça veut dire grimper jusqu’au Mirador, en suivant un chemin magnifique.

    Ça grimpe, mais on a l’entrainement ! Et la vue du sommet vaut vraiment la peine. Bienvenue dans ma carte postale !

    Il est temps, cette fois, d’aller se baigner. Nous attaquons la descente, non sans nous interrompre à un enfant. Un enfant maya, d’une dizaine d’années, a reconnu ma flute. Il demande un morceau. Je m’arrete et je joue quelques notes avec plaisir. Elle a le meme effet que d’habitude. La petite famille (ils sont cinq ou six) me regarde, fascinée. Je joue un peu, avant de m’arreter. L’un des enfants demande à Lilou de danser, ce qui me donne une idée. Je prends le didgeridoo dans le sac de Lilou  (oui, j’ai commencé à lui apprendre, du coup elle le transporte partout avec elle). Je commence à jouer. Au bout d’un moment, la petite famille est regroupée autour de moi. Ils regardent. Essaie de comprendre. La flute est belle, mais est relativement habituelle comme instrument. Mais le didgeridoo, avec son son continue, grâce à la respiration circulaire, ils adorent !

    L’instrument passe de main en main. Le garçon met moins de deux minutes pour saisir le truc et sortir un son, sous le regard dépité de Lilou qui aura mi beaucoup plus de temps ! Nous restons un long moment à rigoler, avant de réattaquer la descente. Les deux petites filles demandent à etre prises en photo. J’accepte avec plaisir !

    filles

    Nous finissons la descente, sans cesser d’etre fascinés par les arbres et leurs racines.

    On se trouve un bassin tranquille, le temps de se mouiller un peu. L’eau est magnifiquement douce et rafraichissante. Et le soleil me sèche avec douceur.

    Nous sommes heureux. La vie est belle. Semuc Champey est magnifique. Je pense que ceux qui le présente comme LE plus beau paysage du Guatemala n’ont jamais vu le soleil se lever depuis le Tajumulco. Mais oui, c’est magnifique ! Nous embarquons dans un pick up (le meme qu’à l’aller) qui nous ramène à Lanquin. Cette fois, nous avons les appareils photos en main !

    Un commentaire

    1. Commentaire de Iris

      Mais oui Iris te lit, elle ne loupe pas un article d’ailleurs :)

      Elle est superbe la photo avec les deux petites filles, adorables petites bouilles pleines de sourires! Lilou est vraiment photogénique aussi, c’est chouette!

      Merci pour ce récit et ces photos qui font vraiment envie!

      A bientôt!

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