Rue du Pourquoi Pas



Parce qu’il y a toujours une route qui, quelque part, m’attend.
Carnets de route, photos de voyages, et pensées vagabondes.

Écrit par : Sébastien ChionJanuary 1st, 2017
  • Une fois le soleil bien installé dans le ciel, je suis parti exploré les environs du phare. Un paysage magnifique, tout en rochers et en falaises.

    panophare

    Le genre d’endroit où j’aime déambuler, sans savoir où je vais. Ça n’a aucune importance. Ici, le chemin me plait. Là, c’est un caillou qui attire mon regard. Plus loin, c’est ce trou dans le sol que je devine. Ou le point de vue qui m’attend. Je marche en prenant tout mon temps. Aujourd’hui, je vais au rythme que je veux. Personne ne m’attend nulle part et la journée m’appartient. Qu’il est agréable de se supprimer toute forme de contrainte ou d’horaire…

    Je continue de me promener. La pierre est magnifiquement belle. Et non, ce n’est pas du bois…

    J’ai préparé mes affaires un peu rapidement avant de partir. Sachant que j’allais sur le bord de la mer, j’ai quand même emporté un maillot de bain, et mes palmes. Au cas où. Alors puisque j’avais de quoi, je suis descendu tester la température de l’eau. Si vous voulez savoir, au 1er janvier dans le nord de l’Espagne, ni le maillot de bain ni les palmes ne sont nécessaires. N’empêche… j’ai quand même mis les pieds trois secondes dans l’eau, c’est déjà pas mal, non ?

    pieds

    J’avais, comme il se doit, accueilli le lever de soleil de quelques notes de flute. Après ma baignade, j’ai décidé que c’était au tour du didgeridoo. Je suis repassé par la voiture, et je me suis éloigné un peu du phare, pour explorer une autre partie de la péninsule. J’avais repéré ce qui ressemblait à un lac, mais qui était bien la mer, et la petite cabane à côté. J’avais envie d’aller voir.

    Et c’est comme ça que, sans le savoir, j’ai découvert le chemin de Culleró. Ce chemin et ses pierres magnifiques, certaines donnant l’impression d’être de véritables statues. Un chat, un toucan, un perroquet, un aigle, un poisson… combien d’animaux j’ai vus, en remontant tranquillement ce chemin… c’est au bout que j’ai vu la tortue qui m’a inspiré « la légende des sept tortues et du déluge ». Les mots étaient là, à danser tout autour de moi. Je me suis baigné dedans, j’en ai profité. Quel bonheur d’être inspiré par un endroit si… inspirant !

    J’ai fait, involontairement, la promenade à l’envers. Et pourquoi pas, après tout. Au début -officiel- de la balade, j’ai vu les panneaux. Les panneaux montrant le site avant… oui, avant que le cap soit protégé comme parc national. Avant… avant il s’agissait d’une destination Club Med. Avec bungalows, aménagements et bâtiments. Le Club Med a été délogé en 2004. Translocalisé ailleurs. Les bâtiments ont été démontés. Le parc est devenu ce qu’il est. Parfois, il y a des informations qui font plaisir à apprendre…

    Je suis retourné récupérer ma voiture, en marchant tranquillement. J’ai vu de loin le gars qui essayait d’ouvrir la porte, avant de continuer de marcher nonchalamment ; jusqu’à la voiture d’après. Et s’essayer à nouveau sur la voiture suivante. Il n’avait pas l’air bien bien en point. Il devait être 16h30, il n’avait pas encore décuvé de sa soirée de la veille. Cinq minutes plus tard, quand je suis passé à côté de lui en voiture, il avait le pouce levé. En général, je m’arrête pour les stoppeurs. Pour l’occasion, j’ai fait une exception. On va pas exagérer, quand même

    Et la journée a fini de couler, toujours au même rythme. J’ai marché encore un peu. Et puis je suis retourné me garer sur un parking. À lire tranquillement à la lueur interne de la voiture. À écrire un peu, aussi. Et finalement, à m’endormir, dans le confort relatif de ma Twingo…

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