Premiers pas à Sanur
On prend quelques minutes pour se poser. Le soleil en profite pour se coucher. Il fait ça rapidement le bougre ! Et puis on prend nos affaires, et on part à l’aventure, en quête de nourriture.
La rue est animée et, sans conteste possible, touristique. À peine y met on le pied qu’un gars très sympathique commence à nous parler. Il nous souhaite la bienvenue à Bali, nous demande pour combien de temps on est là, et si on a besoin d’un chauffeur. Hum… là tout de suite, non. Plus tard, peut être ! On verra. Il nous laisse sa carte. On réalise très vite, 10 mètres plus loin, que si on discute avec tout les gens très sympathiques que l’on croise, on ne va pas aller bien vite. C’est bien ça le problème. Ils sont tous très gentils, très souriants. Et on tous quelque chose à nous proposer, à nous vendre. Mais passer en les ignorant, on a du mal. On apprend à répondre rapidement, pour ne pas les ignorer, mais sans nous arrêter, histoire d’arriver, un jour, quelque part. Tout ça en admirant les hôtels/restaurants/boutiques de la rue, et en jetant un oeil sur les menus affichés histoire de se donner une idée des tarifs. Bon, à priori, un plat c’est entre 40 et 60 000 ; 3 à 6 euros donc.
Dans les restaurants, le concept de « mur » n’existe pas. C’est assez logique, quand on voit les températures. Pourquoi fermer, alors qu’on met des hordes de ventilateurs pour faire circuler l’air le plus possible. L’impression d’ensemble est donc assez particulière, mais vraiment très agréable. Les bâtiments sont beaux. Très beaux même pour la plupart. Et, sans les murs, vraiment très invitants.
Par contre, j’ai très rapidement l’impression d’être dans une enclave touristique coupée du reste du monde. Une carte le montre assez bien : il y a une rue (celle où nous sommes) qui s’éloigne de la rue principale, pour y retourner, quelques kilomètres plus loin. La plage est juste à côté, et il n’y a quasiment pas de rue transversale pour « s’enfuir ». Le monde que l’on voit autour de nous en ressort donc avec un petit côté artificiel digne de Disney. Les noms des restaurants sont aussi là pour nous rassurer. Sauf erreur de ma part, « Mona Lisa » n’a pas grand chose à voir avec l’histoire de Bali. Mais peut être que je me trompe !
Côté bruit, ça circule beaucoup. Ça klaxonne énormément. On finira par comprendre qu’en fait les klaxons, se sont les taxis qui se signalent à nous ! Et oui, chaque fois qu’un taxi nous voit, il klaxonne. Et comme une voiture sur quatre est un taxi… l’ensemble n’est pas foncièrement désagréable, mais il est très clair que l’on n’a pas envie de passer trois semaines comme ça ! De toutes façons, on fuit très bientôt. On vient juste d’arriver, on veut relaxer pour le moment, et ça marche quand même très bien !








