Les questions existentielles du voyageur
La vie est toujours pleine de ces nombreuses questions existentielles. Comme, par exemple, « combien de films peut on diffuser lors d’un vol de 12h » ? Et comme je sais que vous vous la posez également et que je suis quelqu’un de bien, voici la réponse : zéro ! Parce que bon, une compagnie où vous devez payer pour avoir une place précise, où vous n’êtes pas supposés apporter votre nourriture dans l’avion mais achetez la leur (on a été très vilain, on a désobéi, et particulièrement aimé nos jambons cru + conté), ils ne vont quand même pas faire l’effort d’installer un écran de télé pour vous divertir ! Faut pas non plus exagérer ! Par contre, évidemment, si vous voulez louer un petit système portable, c’est envisageable.
À vrai dire, ce qui m’a le plus manqué, ce n’était même pas les films stupides. Même si en règle générale, j’aime bien profiter de l’avion pour regarder des films particulièrement gratinés, mais bon… non, ce qui m’a le plus manqué, c’est de ne jamais savoir où on était ni quel endroit on survolait. Et comme le ciel a eut la gentillesse d’être particulièrement dégagé presque toute la journée, on a pu voir de magnifiques paysages… sans savoir où c’était À priori, je nous voyais passer plutôt au nord au début. Avant de réaliser qu’on avait sans doute longer la côte Turque, avant de survoler la Syrie et l’Iraq, et de longer la côte Iranienne. En tout cas, c’est à ça que ça ressemblait.
Et puis voler vers le sud ouest, ça fait qu’à 15h (heure à nous) le soleil était déjà couché. Journée courte, donc, et arrivée sur Kuala Lumpur de nuit. Avec le sentiment que l’on atterrit quand même dans un endroit qui va être dépaysant. Une ville beaucoup moins lumineuse ; moins de lumières, de grand espace entièrement noir… et un aéroport comme tout les aéroports. Son Mc Do, son Starbuck, et ses passagers en transit. Passagers, par contre, qui ne ressemblent pas du tout à ce que l’on voit dans les aéroports d’Europe et d’Amérique du Nord. Bienvenue dans le rôle de la minorité visible !
Il fait 29 degrés, il est 5 heures du matin, et l’air et saturé d’humidité.
On trouve un resto qui semble quand même un peu plus local que McDo ; on se fait un bon petit repas pour 4 euros. Et c’est bon ! Les malaysiens (et siennes) sont vraiment beaux (zébelles).

Il fait 29 degrés, il est 5 heures du matin, et l’air et saturé d’humidité.








