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Down under wandering. Archipelagoes to islands; beaches to deserts; mountains to cities.

Bali pratique 3/3 : le marchandage


Bali est un pays où tout les prix se discutent. Et même si jamais il pouvait vous arrivez d’oublier, on va vous le rappeler : « c’est le prix que je vous propose ; mais vous, vous demandez moins maintenant ». Marchander un prix, ça n’a jamais été vraiment mon truc. Surtout quand, à la base, les prix sont déjà pas chers. Mes débuts ont donc été un peu aléatoire et peu fructueux. Je savais pas trop comment faire, ni quoi dire. J’y allais donc un peu au hasard. Pas évident non plus de négocier le prix de quelque chose dont vous ne connaissez pas la valeur. Du coup, notre premier achat a été un fiasco total, et notre vendeuse a du bien rigoler ; comme avec tout les touristes qui passaient chez elle. Parce qu’un sarong, tout le monde vous dira qu’il faut absolument en acheter un, mais on ne vous dit pas combien vous allez le payer. Alors comme je suis quelqu’un de bien, sachez qu’un sarong ça peut se trouver dans les 30,000 roupies quand vous vous éloignez de Sanur/Jimbaran/Kuta. Pour le reste, vous verrez rapidement les prix qu’on vous propose, et comment ça peut évoluer.

Après un moment, je me suis rendu compte que négocier juste pour payer moins cher ne m’intéressait pas. Mon but était de décider quel prix je voulais payer, et essayer de l’atteindre. J’ai vu des gens négocier de façon très agressive. Dire un prix sans sourire, refuser d’en changer, et faire baisser les prix ou partir. Cette approche ne me plait pas. Considérant que ce que l’on achetait était déjà pas cher, j’ai préféré l’approche où je visais un prix, mais où j’étais prêt à quand même payer un peu plus. En faisant tout ça avec le sourire, j’ai eut des bons résultats, et des échanges des plus agréables.

Les vendeurs utilisent régulièrement l’expression « for luck » (pour la chance) : après que vous ayez dit votre prix, ils vont le remonter un tout petit peu, en ajoutant « for luck ». Le petit billet supplémentaire est supposé leur porter chance, et ils l’apprécient énormément. N’hésitez pas à leur donner ! Je me suis moi même mis à le faire sur le tard : après avoir négocié un prix, donner juste un peu plus en leur disant que c’est pour leur porter chance ; on vous remerciera d’un sourire à vous faire craquer ! Après une négociation un peu longue au cours de laquelle j’ai réussi à forcer une dernière fois la vendeuse à baisser son prix, je lui ai finalement donner le dernier prix qu’elle demandait plutôt que celui que j’avais obtenu. Je pense qu’il est vraiment important de ne jamais oublier que deux euros, si pour nous ça n’est rien, pour eux c’est un repas complet.

Négocier, avec un peu de temps, devient une forme d’échange agréable si vous le fait avec le sourire et en respectant la personne en face. C’est l’une des formes d’interaction les plus présente. Mon seul regret ? Ne pas avoir appris les chiffres en indonésiens. Je pense que ça aurait rendu les échanges encore plus sympa !

One Response to “Bali pratique 3/3 : le marchandage

  1. October 26th, 2011 at 4:51 am

    alexandra says:

    nous les occidentaux, on est mauvais en marchandage, il me semble ? enfin les français on est pas habitués, les autres pays, je ne sais pas trop.

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