Dove Lake, dans les Cradle Mountains
La vie chez Sarah, si on omet l’italienne, est quand même assez agréable. On serait juste vraiment super bien si nous étions les seuls helpers… mais bon… Jeudi, Sarah nous a prévenu que le lendemain, son petit ami venait nous rendre visite. Il s’appelle David, et vient d’Hobart. C’est amusant, parce qu’elle se transforme en petite fille toute excitée, qui attend son petit ami avec impatience. Le vendredi se déroule assez tranquillement, au rythme de Sarah qui se prépare pour l’accueillir. Quand il arrivera finalement, directement à la sortie du travail à Hobart, tout le monde est dans la cuisine en train de finaliser le repas. Il est enthousiasme, souriant, des plus sympathiques. Le premier contact se passe super bien. De même que le deuxième.
Nous aurons notre fin de semaine tranquille, pour que tout le monde profite de la présence de David, et d’une deuxième voiture. Et oui, c’est bien beau d’accueillir tout ce beau monde, mais à six, on ne peut pas se contenter d’une seule voiture. Au programme du samedi, donc, une promenade dans les Cradle Mountains, autour du lac Dove. Si vous cherchez Cradle Mountains dans google image, à peu prêt tout les résultats vous montreront la même chose :

Y’a pas à dire, c’est quand même assez joli. En voiture, ça prend une quarantaine de minutes pour se rendre. Il y a un parking à l’accueil, et un parking tout au début de la balade, mais celui-ci est pas mal souvent plein. La solution rationnelle me paraissait de s’arrêter à l’accueil et de sauter dans la navette gratuite qui passe très régulièrement. Mais Sarah préfère que l’on aille se garer en voiture le plus proche possible. Les écolos continuent de me fasciner dans certains de leurs comportements…
Un groupe de sept personnes, ça ne devient pas très évident à faire bouger. Entre ceux qui ont froid et qui veulent aller vite, ceux qui veulent faire leur photo, et l’italienne que l’on aimerait bien voir marcher 150 mètres devant… c’est d’ailleurs ce qu’on laisse faire tranquillement. On marche un peu plus lentement. On se laisse distancer. Une fois de plus, on se coupe du groupe, mais c’est ça ou avoir une noyade sur la conscience. Il ne faut pas noyer les vieilles italiennes frustrées de 37 ans. Ça ne se fait pas.On attrape quelques brides d’informations de temps en temps, à droite à gauche, quand on rattrape le groupe, qui profite d’un point de vue intéressant, ou parce que Sarah voulait absolument nous dire un truc. Je n’aime pas particulièrement marcher comme ça. Surtout quand au tout début Sarah nous explique qu’elle va nous montrer où elle aime faire des photos. J’avoue avoir énormément de mal avec le « mettez vous là, et faites la photo par là bas » « ah, et puis moi j’aime bien rajouter ce petit arbre là, au premier plan ». Il faut croire qu’elle vient souvent. Et qu’elle fait souvent des photos ! Bref, j’écoute d’un coin d’oreille pas attentif, et je fais les photos que j’ai envie de faire. Et ça, ça me plait, parce que le paysage s’y prête vraiment. À nouveau, le chemin est super bien aménagé. Confortable pour la marche, bien intégré dans le paysage, joli… un vrai plaisir de s’y promener. J’ai bien l’intention de vérifier autant que possible que c’est pareil dans tout les parcs de Tasmanie et du reste de l’Australie.
Le temps joue les capricieux. Couvert, dégagé, vent, chaud, froid. Ça alterne assez régulièrement. À priori, dans cet endroit étrange qu’est la Tasmanie, il peut y avoir de la neige n’importe quand dans l’année. C’est ça d’être en connexion directe avec le pôle sud j’imagine ! Quoi qu’il en soit, on profite d’un coin de ciel bleu pour grignoter les sandwichs que l’on avait bien évidemment penser à apporter. Sous l’oeil pas forcément très rassurant d’un oiseau magnifique. Vu le blanc, je n’oserais pas dire corbeau, mais ça ressemble quand même pas mal !
Et puis on peut tranquillement attaquer le chemin du retour. Quelques arbres magnifiques à escalader en route, une rencontre imprévue, et un magnifique caillou sur lequel profiter un peu du soleil. Ah, pis en passant, si Sarah vous fait penser à quelqu’un, moi aussi.
Et le repos du combattant, après une balade d’une durée normale de deux heures faite en quatre ? Il suffit d’aller le chercher.
January 20th, 2012 at 1:35 pm
Et Sarah, euh… te fait-elle penser à Louisette ? Par son enthousiasme, son dynamisme ?