Tête en bas

Down under wandering. Archipelagoes to islands; beaches to deserts; mountains to cities.

Maria Island jour 1 : Painted Cliffs, Wombat et Frenchs Farm


Cette fois-ci, il n’y a pas Bernd pour nous faire sortir de la ville. Pour quitter Hobart, il y a un seul pont, à tendance autoroute. Pas évident pour faire du stop. C’était un peu mon inquiétude du trajet… j’ai commencé par m’offrir une petite heure de marche pour rejoindre Iris au centre ville. Avec, une fois de plus, le sac sur le dos. Plus lourd que la fois précédente : Bernd nous prête une tente plus adaptée, mais plus lourde. Et surtout, j’ai de la nourriture pour les prochains jours. Pas de voitures sur l’île. Pas d’épicerie non plus.

On se fait un petit déjeuner consistant en ville, tout en discutant sur la meilleure démarche à suivre pour quitter Hobart. Il y a, une trentaine de kilomètres plus loin, une ville qui s’appelle Sorell. Ça peut être pas mal de la rejoindre comme première étape, et on décide donc de se faire un petit panneau pour y aller ; avant de se diriger vers l’une des rues qui quitte Hobart. Je tiens mon panneau au dessus de l’épaule, plus par principe, mais sans conviction. L’idée était quand même bonne : une voiture s’arrête avant même que l’on arrive au carrefour que l’on avait prévu de rejoindre. On se fera déposé à Sorell quelques dizaines de minutes plus tard. On marche un peu, le temps de se rendre à un meilleur spot. Là où j’avais attendu un long moment la fois précédente. On attend une minute que la voiture suivante s’arrête, et nous embarque pour dix kilomètres. À peine le temps de sortir de la voiture, de déposer les sacs, que la voiture d’après s’arrête, prête à nous embarquer ! Le gars va jusqu’à Triabunna, où nous devons prendre le ferry. Le problème, c’est que tout s’est passé tellement vite, qu’on va avoir une éternité à attendre là bas. On ne pensait pas que ça marcherait aussi bien ! Alors à la place, on s’arrête à Orford. Le temps de manger une crème glacée, et de jeter un oeil à une ville qui, au final, ne semble pas présenter beaucoup d’intérêt. On retourne lever le pouce sur le bord de la route. Ce sera finalement un gars qui pêchait juste à côté qui nous embarquera, après une vingtaine de minutes d’attente. Pour nous déposer au ferry.

Il y a deux écoles de stop. Avec et sans panneau. Pour l’occasion, à part pour quitter Hobart, nous avons avancé sans panneau. Est-ce à cause de ça que c’est allé beaucoup plus rapidement que les deux autres fois ? Ou le hasard ? Ou le fait que le stop est, selon moi, plus facile quand on est en couple qu’un gars tout seul… aucune idée. On fera sans doute d’autres expériences, et on verra bien !

Le bateau arrive finalement pour nous embarquer. Nous attendrons une heure de moins que prévu : je me suis planté sur les horaires ! Bonne nouvelle que l’on soit en avance, dans ce contexte, vu que des bateaux, il n’y en a que deux par jours.

Il n’y a pas grand monde à bord. Nous sommes 5 passagers. Deux autres français (qui sont venus nous parler parce que « vous comprenez, vous parlez français aussi, alors il fallait que l’on vienne vous voir ») et une fille, qui se fait la côte est en cinq jours. C’est rapide, mais c’est faisable.

La traversée se fait assez rapidement, et offre une vue assez sympa sur Freycinet, et nous donne un aperçu agréable de ce qui nous attend pour les prochains jours.

Altitude départ : 0 ; altitude arrivée : 15 ; point culminant : 30
Dénivelé : + 30, -15
Distance : 9 ; Temps de marche : 3 heures. 

Maria est en deux parties. L’île nord, la plus grande, où arrive le bateau, et où se trouve le plus de choses à voir, et une petite île sud, reliée à l’autre par un tout petit isthme. Il y a un camping, juste avant l’isthme, à une petite dizaine de kilomètres du quai d’arrivée, qui permet par la suite de partir faire l’un des deux chemins pour découvrir l’île sud. C’est notre objectif pour ce soir. Il est 16h30 quand nous arrivons, presque 17h le temps de gérer quelques petites formalités. Deux heures et demi de marche avant que le soleil se couche, c’est juste ce qu’il nous faut. Il faudra simplement ne pas prendre trop notre temps en chemin.

La marche commence tranquillement, sur un chemin assez large, et on avance bien. Avant de s’arrêter, trente minutes plus tard, pour admirer les Painted Cliffs, le principal attrait touristique de l’île. C’est d’ailleurs d’avoir vu les photos de ces falaises qui n’en sont pas qui nous ont donné envie de venir découvrir l’île. Le temps est un peu couvert, ce qui n’est pas idéal pour la lumière pour les photos ; il n’empêche que les Painted Cliffs sont à la hauteur de leur célébrité (certes assez locale). C’est superbe !

On ne reprendra pas la marche bien longtemps. Juste après, on voit ce groupe de kangourous (ou de wallabies, on ne maîtrise pas encore très bien la subtile différence) en train de paître tranquillement dans un champ. Les kangourous, on commence à être assez habitués, et à ne plus trop faire attention. Par contre, là bas, l’un des kangourous n’a pas du tout la forme d’un kangourou. Non, celui-ci, il semble plutôt être cubique. Forme caractéristique du wombat. Le wombat, c’est le genre d’animal que vous savez que ça existe, parce que quelqu’un, quelque part, un jour, vous en a parlé. Vous avez lu le blog d’un ami qui est parti en Australie, il était écrit wombat dedans. Le mot vous est resté, parce qu’au scrabble, ça permet de se débarrasser d’un W. Mais à part ça, on sait pas trop. On voulait en voir, ça avait l’air super cute, mais comme c’est un animal nocturne, c’est pas évident à croiser. Pourtant, en cette fin d’après midi, nous avons enfin levé le voile sur ce mystérieux wombat. Il rentre dans la catégorie des animaux bin bin bin relaxe. Il est gros, il a des petites jambes, il apprécierait que vous ne le forciez pas à bouger. Il veut juste brouter tranquillement. À priori, l’humain n’essaie pas de le manger, et ça l’arrange. Un peu comme le kiwi, je pense que le wombat fait parti de ces animaux qui doivent leur survie non pas à leur parfaite adaptabilité, mais simplement à l’absence de prédateur. Arrêtez donc de vous demander où Lucas est parti cherché ses ewoks, et avouez simplement qu’il est mignon !

Jusqu’au moment où, finalement, il commence à trouver pénible tout ces paparazzis, et décide de s’en aller fièrement, continuer son petit bonhomme de chemin.

Et nous de faire de même, puisqu’il nous reste encore une bonne trotte à faire. On repart tout guilleret par cette rencontre imprévue mais vraiment joyeuse. L’enthousiasme baisse petit à petit, alors que les kilomètres s’éternisent. On met du temps avant de finalement voir le toit de la petite maison qui nous sert de point de repère. La nuit commence à tomber, les moustiques à sortir. On laisse tomber les sacs. On monte la tente rapidement. On mange tout aussi rapidement. Et on disparaît à l’abris des bêbêtes qui piquent pour faire un bon dodo !

 

One Response to “Maria Island jour 1 : Painted Cliffs, Wombat et Frenchs Farm

  1. February 16th, 2012 at 8:46 am

    poulpinette says:

    Oh la chance des wombats!! je rêve d’en voir!! :)

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