Aujourd’hui, on plonge !
Un bon point à la première personne qui trouvera de quel grand (?) film français est tiré cette superbe phrase. Après un nombre indéfini de bons points, vous gagnez une carte postale. La classe, non ?
Dans le coin de Bali, on peut observer des Raies Manta. Il y a un endroit officiel pour aller les voir. C’est un peu loin, c’est un peu cher, et pas vraiment garantis. L’hôtel nous a trouvé un capitaine qui nous propose d’aller moins loin, pour moins cher. Pis d’aller faire du snorkling ensuite. Et si jamais on ne voit pas de raies au premier spot, on fera du snorkling dans deux endroits différents. C’est moins cher, et personnellement, j’ai plus envie de faire confiance au capitaine suggéré par l’hôtel plutôt qu’aux deux gars qui sont venus nous parler d’eux même dans le port.
Depuis la veille au soir, le photographe s’insulte copieusement. La batterie de mon petit appareil photo est vide. Je ne l’ai pas remplie avant de partir. Et je n’ai pas le chargeur avec moi. Je ne pense pas l’avoir oublié en France (sinon, vous verrez d’autres séries d’insultes à chaque fois qu’on parlera de plonger) mais simplement dans les bagages laissés sur le continent. Enfin à Bali. Parce que Bali, c’est une île. Pas un continent. Mais depuis Nusa Lembongan, c’est quand même un peu le continent. Vous suivez ?
Après un petit déjeuner simple et plutôt moyen, mais avec un grand jus de fruits (ma maman serait fier de savoir que je fais présentement une overdose de vitamines) on embarque sur le bateau du capitaine. Un vrai bateau traditionnel de pêcheur. Oui oui, c’est bien celui là même.
Et vogue la galère ! Enfin non… ronfle le moteur. On est parti. La côte est magnifique et les vagues vraiment impressionnantes par moment, mais Narixa tient très bien la route.
Et puis soudainement, le bateau s’arrête. En pleine mer. Avec les grosses vagues, et les falaises pas loin. Et le capitaine qui nous sort « pour les mantas c’est ici. Vous pouvez vous mettre à l’eau. Hésitations. On se regarde. Et si en fait c’était un grand méchant qui n’attendait que ça pour se débarrasser de nous. « Cons de touristes, noyez vous, moi je garde vos sous ». Mais non, il a l’air gentil. Il insiste. « C’est en dessous ».
Oui, mais en dessous, c’est sombre et profond alors bon… en même temps, il n’a pas l’air si méchant. Iris n’est pas à l’aise du tout. Moi, avec la combi flottante et mes palmes géantes, ça va. Mais je me verrais pas rentrer à la nage jusqu’à la maison ! Enfin, je me mets à l’eau. Iris hésite encore un peu ; se met à l’eau à son tour. Mais trop de vagues, trop profond, trop sombre, elle ne se sent pas bien. Je patauge un peu ; regarde en bas à droite, regarde en bas à gauche ; ne voit rien. L’eau est froide. Le fond pas inspirant. Je préfère remonter à bord. On fera plus de snorkling à la place. Ça me convient tout autant.
Le capitaine semble être déçu que l’on ne reste pas plus. Je lui explique que je n’ai rien vu. Il me dit « il faut aller plus là bas. Plus loin ». Oui… alors bon… avec le courant qu’il y a, personnellement, quand on me dit « va jouer au bord des falaises », j’entends un peu un « va jouer sur l’autoroute ».
Le bateau repart. Il y a trois îles dans le coin. Nusa Lembongan, d’où nous venons., Nusa Ceningan, une toute petite reliée à la première juste par un pont, et Nusa Penida, une beaucoup plus grosses, séparée des deux premières par un bras de mer plus important. C’est là que nous nous engageons.
Paysages, il faut le dire, assez magnifique grandiose. Nous laissons passer Crystal Bay, et ses hordes de bateau de plongeurs. Dommage. J’adore faire de l’apnée au milieu des plongeurs. Ça les surprend toujours de voir qu’il n’y a pas besoin de bouteilles pour faire ce qu’ils font ! On s’arrêtera dans une deuxième baie, beaucoup plus tranquille. En fait, nous sommes seuls au début. Un autre bateau rejoint un peu plus tard. À priori, les gens profitent des prix bas pour faire surtout de la plongée. Nous, la plongée, ça sera plus tard.
On se remet à l’eau. Cette fois, le fond est moins loin ; plein de coraux, et de poissons de toutes beautés (oui, au pluriel, parce que plusieurs types de beautés différentes). Je me réinsulte copieusement. J’espère pouvoir recharger ce maudit appareil rapidement !
Iris se sent un peu plus à l’aise, mais pas encore complètement. C’est encore un peu profond, il y a encore pas mal de courant, et elle a encore le stress de la tentative précédente qui reste. J’admire le paysage pendant un moment, en faisant la course avec certains poissons, et en regardant fixement certains coraux, à qui ça ne fait ni chaud ni froid. Moi, ça me fait faire de l’apnée, je suis dans l’eau, je suis heureux, et j’aime ça ! Bon. Mon masque prend l’eau, par contre, et c’est de l’eau à haute teneur en sel. J’ai beau essayé plein de solution, ça ne marche pas. Il faudra que je m’en achète un neuf. Celui là à 12 ans après tout !
On reprend la route. Toute la pointe nord est de Nusa Lembongan est occupée par une mangrove, au large de laquelle il y a un autre point magnifique pour observer les fonds marins. Fonds marins qui, en effet, se trouvent entre 2 et 5 mètres de profondeur, avec une visibilité magnifique. D’ailleurs, cette fois Iris se met à l’eau sans le moindre problème.
Je vous aurais bien montrer des photos d’un autre fond marin, complètement différent du précédent. Certains poissons identiques, d’autres complètement différents ; pareil pour les plantes… j’ai les yeux complètement explosé à cause de mon masque pas étanche. Ça commence à être dur. Alors cette fois, pendant qu’Iris batifole, c’est moi qui remonte me relaxer sur le bateau. En même temps, j’en ai eut pour mon argent, alors je suis bien content. Iris aussi, quand elle remonte.
Le capitaine nous propose une petite extension contre un petit supplément. Lui, avec son petit bateau de pêcheur, il peut, contrairement aux hors bord, aller faire un tour dans la mangrove. Et bien soyons fous ! Allons y !
Visite plutôt rapide… mais en même temps, une mangrove, ça devient vite répétitif !
Et le gentil capitaine nous ramène à bond port !

































