Aujourd’hui, on roule !
Non, cette fois, pas de concours ; même si cette phrase grandiose pourrait très bien se retrouver dans Taxi 8 !
La virée en bateau a duré moins longtemps que prévu. Il est tout juste midi quand on pose nos affaires sur la terrasse de notre hôtel. Ça nous laisse une après midi pleine d’opportunités !
En fait, le planning est déjà prévu. Maintenant que je suis un pilote de course expérimenté (la veille, il m’est arrivé de dépasser le 30 kilomètres heures !), on loue à nouveau un scooter, et on fait le tour des deux îles, par l’intérieur cette fois.
On récupère donc un scooter, avec deux casques s’il vous plait, et c’est reparti pour un huit, en partant par en haut à droite. Il n’y a pas beaucoup de routes, mais quand même quelques croisements. Mais jamais de panneaux de signalisation. Des fois, on arrive à deviner. Des fois, c’est une pub accroché à un panneau qui nous dirige. Et des fois, on fait demi tour parce qu’on est rendu au bout d’une route…
On se demandait à quoi allait bien ressembler le « pont suspendu » qui rejoint les deux îles. On s’imaginait bien un pont à la Indiana Jones, au dessus d’un précipice, avec des crocodiles au fond. C’était possible, après tout ! Sauf peut être pour les crocodiles.
Il s’agit en fait d’une magnifique réplique du Golden Gate Bridge. À une échelle différente. Dans une couleur différente. Selon un modèle différent. Mais sinon, on pouvait y croire.
Évidemment, les lattes en bois ne sont pas toutes fixées, alors forcément, elles sautent un peu dans tout les sens quand on passe dessus. Parce que téméraire que je suis, je m’y suis engagé sans me poser de question. Pour comprendre à l’arrivée de l’autre côté que j’aurais du faire attention : c’est un pont à voie unique ; il faut donc laisser la priorité au véhicule déjà engagé. Par chance, c’était moi.
On s’arrête au bout du pont, quand même. À l’aller, à marée pas trop haute, et au retour, à marée pas mal basse. C’est tout simplement magnifique. Avec une couleur d’eau digne de certains lacs des Rocheuses Canadiennes. Euh… enfin oui, si, c’est ça. J’ai vu les rocheuses en premier !
Et il y a, encore, les grandes questions existentielles des voyageurs. Par exemple, comment on fait arriver un scooter sur l’île ? Réponse ? Avec beaucoup d’amis sympas, motivés, et waterproof !
Une fois le pont traversé, on peut explorer l’île selon un hasard semi contrôlé. Ça permet d’arriver dans un endroit que « magnifique » serait un peu faible pour définir…
Une fois de plus, un gars vient nous parler. Lui aussi, vraiment très sympa, agréable, avec un contact facile. Mais lui aussi, encore, à de quoi à nous vendre… on reste quand même un peu à lui parler, mais malgré toute la gentillesse et la sympathie, il y a quelque chose qui me bloque. Et ce n’est pas la différence de langue…
Si vous regardez plus précisément la quatrième photo en partant de la fin, vous y verrez une échelle. Une échelle qui descend vers la mer. Ici, c’est le seul endroit d’où l’on peut sauter dans l’eau. 50,000 roupies (4 euros) pour un maximum de trois sauts. L’échelle, c’est pour remonter. Les vagues, le courant ? Pas un problème. Ça vous tente ? Moi, personnellement, j’ai fait ma moumoune.


























































