Tasmanian Devils Conservation Park: Kangourous, Oiseaux et diables de Tasmanie
La nuit s’est très bien passée. Personne n’est venue frappée à la toile de la tente, et j’ai juste était réveillé à un moment par le cri ridicule d’un diable de Tasmanie. Il est encore tôt, on a donc tout le temps voulu pour visiter le centre de conservation du diable de Tasmanie. On fait donc assez rapidement les douze kilomètres retour jusqu’à la route principale, puis les quelques kilomètres supplémentaires qui nous séparent. Le timing est parfait : on arrive juste à temps pour la distribution de nourriture au diable. Le montant du billet est, comme partout en Australie, relativement exagéré. Mais si l’on considère que ce sera probablement le seul parc du style que nous ferons, et sans doute la seule occasion de voir des diables, ça reste quand même raisonnable.
Le diable de Tasmanie ne court pas très rapidement. Il ne peut pas monter dans les arbres et n’est pas très intelligent. Il n’est pas très grand non plus. Il a un cri ridicule, et il sent particulièrement mauvais. Heureusement pour lui, c’est un charognard. Donc en général, ces proies ne lui posent pas trop de problèmes. Son principal prédateur est la voiture qui roule trop vite la nuit : en temps que charognard, la plupart de sa nourriture est constitué de cadavres sur le bord des routes. Trop souvent, il en devient un lui même. Le diable est en voie de disparition. Trop de changements dans son habitat naturel, mais surtout, l’arrivée il y a quelques années d’un genre de cancer qui touche plus des deux tiers de la population. Mortel est relativement contagieux il fait des ravages. Les tasmaniens savent bien que le diable est l’un de leurs emblèmes. Sans lui, le pays a toujours énormément à offrir, certes ; mais j’ai quand même fortement l’impression que les tasmaniens sont très proches de la nature, et conscient de l’importance de préserver leur diable, pas seulement pour faire plaisir aux touristes.
Le Tasmanian Devils Conservation Park est l’un de ces endroits où l’on essaie de l’étudier un peu, mais surtout de le faire mieux connaître par le grand public. Et comme le diable ça ne suffit pas, on rajoute quelques jolis oiseaux, et des kangourous. On y passe une paire d’heures des plus agréables, à errer d’un endroit à l’autre. À regarder les diables et taquiner les kangourous. On a un programme bien chargé aujourd’hui, mais ça ne nous empêche pas d’en profiter un peu !
January 28th, 2012 at 4:33 pm
J’avais un gros retard sur le blog! Vraiment adorable, les Kangourous 🙂 Les diables… je ne sais pas trop, j’avais comme à l’esprit que c’était plus gros!
January 29th, 2012 at 1:27 am
@Simon : yep, c’est sûr que les diables ça laisse un peu indécis. Les bébés seraient supposés être meugnon (bin voui, c’est des beubés), mais ça laisse indécis… les parents, quand à eux, n’arrivent pas à avoir la moindre grâce quand ils se déplacent. Définitivement rien de félin là dedans ! Quand on retard, j’imagine que tu fais parti des gens qui préfèrent rénover leur maison que lire des blogs. En un sens, je crois que je comprends 😉
February 1st, 2012 at 4:34 pm
c’est trop mignon ! Ca ressemble en rien à Taz