Tête en bas

Down under wandering. Archipelagoes to islands; beaches to deserts; mountains to cities.

Dans l’eau, sous terre, ou dans les airs ?


On voulait être sûr de ne pas rater la première visite du matin. Alors on s’est levé tôt. Et évidemment, on est arrivé beaucoup trop tôt. Mais la gérante était déjà là. Les grottes et les sources chaudes vont de paire. On peut faire l’un ou l’autre, ou les deux. La gérante accepte de nous laisser entrer plus tôt que prévu aux sources. Ça commencera tranquillement la journée, c’est parfait. Sauf qu’en fait de sources chaudes, l’eau est à 28 degrés. Il faut bien le reconnaître, ce n’est pas énorme. De là à dire que j’ai connu mieux… c’est quand même agréable, mais on y restera moins longtemps que ce que l’on pensait. On profite du temps qu’il nous reste pour faire une petite balade dans les bois avoisinants. Iris en profite, avec son oeil de faucon, pour détecter son deuxième platipus (oui, on se met à les appeler avec leur nom anglais, c’est beaucoup moins pénible). Faire une photo d’un truc brun sombre qui bouge sur fond brun réfléchissant, c’est pas évident du tout. Mais cette fois ci, j’y arrive, même si ce n’est pas la photo du siècle !

Quelques minutes plus tard, on se retrouve à l’entrée de la grotte. Visite groupée, forcément. Difficile d’y échapper pour ce genre d’exploration ! Le groupe est composé de 24 personnes. C’est un peu trop, je trouve. Au final, on se retrouve à devoir choisir entre faire des photos et écouter les commentaires. Ayant quand même quelques visites à mon actif, je décide de laisser faire les commentaires, et de me contenter de jouer de l’appareil photo. La grotte ne justifie pas à elle seule de venir « aussi loin » dans le sud. Mais il est vrai que du moment où on y est, faire un petit tour pour voir en vaut la peine. En passant, si vous voulez un moyen de vous rappeler qui est la “stalagmite” et la “stalactite” en anglais, c’est facile : la stalagMite Might eventually reach the ceiling. La stacTite is holding Tight to the ceiling. Et bin moi, personnellement, je préfère savoir que la stalagmite elle mite, alors que la stalactite, elle tite. C’est plus facile à différencier !

La baignade ayant finalement eut lieu avant la visite, on se retrouve avec un peu plus de temps que prévu pour cette journée. Il est midi à peine passer ; on reprend la route avec enthousiasme. Il n’y a pas de campings à Hartz Mountain, mais il y en a un pas très loin. À côté d’un endroit qui s’appelle « Air Walk ». Une passerelle au sommet des arbres, pour admirer la canopée et, à priori, profiter d’un beau point de vue sur une rivière. Le genre de chose qui ressemble à un attrape touriste. Mais on peut toujours aller jeter un oeil, pour voir si au cas où…

On manque s’étrangler quand on arrive finalement et que l’on voit le prix. Tant pis. On décide de juste aller se promener prêt de la rivière, histoire de ne pas être venu pour rien. On traverse le centre d’accueil, sans que personne ne nous dise rien. Et si… on décide de tenter notre chance. On se balade, on avance, on se dirige vers la passerelle. Personne ne surveille, personne ne nous demande nos billets. On décide d’aller jeter un oeil. On fera demi tour en s’excusant quand on nous demandera les billets. Ou on improvisera une excuse. Ou on tentera de négocier une visite gratuite. On verra bien. Au final, il n’y aura besoin de rien de tout ça. On fait le tour de la passerelle, on prend des photos, on admire. On aurait payé 5$ pour ça. Maximum. Pas les 24 demandés. Mais il faut bien reconnaître que gratuit, c’est encore mieux. Et ça les vaut bien.

On s’offre une autre petite balade rapide le long de la rivière, le temps de traverser la rivière, et de revenir au centre d’accueil. Où on décide de profiter de la connexion internet gratuite, juste le temps de rassurer un peu les gens. Ça fait quelques temps que l’on ne s’est pas connecté, mais nous sommes toujours en vie.

Et le camping à côté du centre alors ? On découvre que lui aussi est payant. Pas dans nos moyens non plus. On a déjà grugé pour la passerelle, on va éviter de trop prendre de chance. Je me souviens, plus tôt sur la route, d’une petite halte pique nique, qui avait l’air des plus sympathiques. On décide de revenir jusque là bas .

Quand on arrive, il y a déjà un van de garé, ainsi qu’une voiture, avec une tente à côté. On ne devrait pas trop dépareillé au milieu de tout ça. Je sors pour discuter rapidement, histoire de savoir à quoi m’attendre. Gens sympathiques avec qui on voudra passer la soirée ? Ou asociaux voyageurs que l’on ne dérangera pas ? Je suis accueilli par un charmant barbu avec qui je discute quelques minutes. Écossais à tête de Dieu (non, pas Le Dieu, juste Dieu. Celui que certains lecteurs connaissent, qui à une barbe blanche, qui fume la pipe, et grâce à qui j’ai eut l’occasion de goûter un Armagnac qui était beaucoup plus vieux que moi, mais la question n’est pas là). Un premier contact extrêmement sympathique et agréable. Je repère l’étui à guitare à côté du van. Qui ne contient pas une guitare, mais un banjo. Tout cela me paraît une très bonne raison pour sauter dans la voiture, et faire un aller retour rapide pour ramener quelques bières.

Au final, nous passerons une soirée vraiment très sympa, avec Ross et Jill (les écossais), Alejandro (un argentin) et Alia (de république Tchèque). Un mélange de pays relativement inhabituel. Qui se terminera par un mini jam de musique, tout aussi inhabituel : Ross au Banjo, Alejandro au didgéridoo, moi au deuxième didgéridoo, et Iris à l’harmonica. Expérience musicale particulièrement intéressante, qui me renvoie très longtemps en arrière, lors d’un jam au coin d’un feu en Colombie Britannique. Que le temps passe !

One Response to “Dans l’eau, sous terre, ou dans les airs ?”

  1. March 4th, 2012 at 9:13 am

    Poulpinette says:

    Une petite phrase facile que j’utilise :
    les stalagTites Tombent
    les stalagMites Montent

    🙂