Tête en bas

Down under wandering. Archipelagoes to islands; beaches to deserts; mountains to cities.

Hartz National Park


La veille, Alia – charmante hippie tchèque- nous avait parlé de la toute petite balade qu’on pouvait faire autour de l’air de repos. Elle nous a parlé de la magie de l’endroit, et de la tristesse des arbres coupés. Nous sommes allés voir par nous même. L’endroit est magnifique, avec quelques arbres majestueux, souvent couverts de mousse. Il se dégage de l’endroit, non pas de la magie et des arbres tristes, mais plutôt une sérénité et une tranquillité teintée de nostalgie. C’est vraiment superbe.

On profitera des lieux encore quelques minutes, avant de remonter à bord de la voiture. Aujourd’hui, on grimpe. Notre objectif, le mont Hartz, se situe dans les 1400 mètres. Il fait parti des hauts sommets tasmaniens. Mais celui ci est relativement facile d’accès, alors que la voiture nous amène à 900 mètres environ.

On s’arrête très brièvement sur la route pour profiter d’un point de vue sur la vallée. Puis on attaque la grimpette vers le sommet. Le début se fait assez tranquillement, et on en profite pour admirer le paysage et prendre notre temps.

On enchaine ensuite sur une grimpette un peu raide, mais qui ne s’éternise pas. Elle nous amène jusqu’au col, où le vent nous attend. Un vent froid et mordant qui n’est pas des plus agréables. Le ciel est assez couvert. Le sommet est dégagé, et nous attend sagement. Mais la vue n’est pas aussi bonne qu’elle aurait pu l’être malheureusement .

Depuis le col, on grimpe encore, mais toujours assez tranquillement. Une dernière petite zone d’éboulis nous amène jusqu’au sommet. Même si le temps est relativement couvert, on arrive à voir assez loin de tout les côtés. On devine tout ces sommets magnifiques à gravir. De quoi nous occuper encore quelques mois si on veut tous les faire !

Nous sommes rejoins au sommet par un groupe de préados, qui -avec le vent toujours froid et les nuages qui ne bougent pas vraiment- nous incitent à attaquer la descente. La montée a été des plus agréable. La descente l’est tout autant. On s’offre un petit détour par un lac sur le chemin du retour. Un sommet assez facile d’accès, pas trop fatiguant, et qui offre pourtant un superbe point de vue !

Pour fêter ça, on complète les deux autres balades du parc. La première nous amène vers un autre petit lac de montagne, tout calme et tout paisible alors que la deuxième nous emmène voir une cascade. Toute simple et toute belle.

On remonte dans la voiture. On vérifie. J’ai fait toutes les randonnées possibles à Freycinet. Nous avons quasiment fait toutes les randonnées possible à Maria Island. Voilà un autre parc que l’on a fait au grand complet. En une grosse demi journée. Certes, celui-ci était plus facile. Mais il y a toujours ce petit plaisir de quitter un endroit en disant « ça, c’est fait ». Et puis il y a toujours ce projet secret, que j’essaie de faire avancer en cachette (normal, il est secret). Ça n’avance pas vite. Ça me prendra du temps. Mais ça se dessine tranquillement pas vite.

Notre objectif suivant est un peu plus loin, et nous oblige de faire un autre saut de puce. On profite un peu de la voiture pour multiplier les kilomètres. Il faut dire que l’on a rayonné un peu en stop autour d’Hobart. Forcément, il nous faut aller voir plus loin désormais. Et nous avons une escale parfaite où nous arrêter : Mount Field. Maintenant on connait, on sait que le camping est gratuit quand on ne veut pas payer. La distance est parfaite, l’étape qu’il nous faut. Et en plus, on sait qu’il y a là bas des barbecues au gaz disponible. Alors on en profite pour acheter un bon gros steak, de la crème, et du fromage bleu. On peut camper et prendre soin de soit, non ?

L’arrivée à Mount Field est assez impressionnante. Il y a beaucoup plus de monde que la dernière fois, série de van plus gros les uns que les autres, enligné au cordeau dans des emplacements tellement petit que même un parisien se sentirait au large.

Ça fait un moment que je n’ai pas écrit. Nos journées sont trop chargées, et je n’ai même pas le temps de prendre des notes pour bloquer plus tard. Je décide ce soir de prendre un peu de temps pour noter les faits importants des derniers jours, histoire de ne pas oublier. Coïncidence ? je n’ai pas écrit depuis notre derniers passages à Mount Field. J’écris rapidement. Et puis très vite je réalise « mais c’était hier ; mais c’était ce matin ». Il ne s’est même pas passé une semaine depuis que l’on a quitté Mount Field. Et il s’est passé tellement de choses. Le temps passe vite, parfois, en voyage.

3 Responses to “Hartz National Park”

  1. March 5th, 2012 at 5:24 am

    Kaly says:

    Encore, et toujours, de bien alléchantes photos – et je ne parle pas que du barbeuk’…

    Une année, pendant les Dragonneries, je suis partie en haute Ardèche, et je suis montée au sommet du Mézenc. Là-haut, il faisait un vent du diable – c’est un sommet un peu isolé sur un plateau infini – mais il suffisait de descendre dans un repli de terrain pour avoir trop chaud.

    Alors, tout le temps où je suis restée en haut, j’ai alterné réchauffement et refroidissement, à la demande.

    Tes photos m’évoquent le Massif Central, le Québec… mais côté aménagement, plutôt le Québec – quoique, ici, on a les marais de Lavours…

    Ah, et puis j’ai remarqué, au détour d’un petit lapsus digital, que tu t’améliores pour aller “nulle part”, il ne te manque plus que le “e” final !

    😉

    Bonne continuation !

  2. March 5th, 2012 at 3:52 pm

    La Feuille says:

    Moi s’il n’y avait pas des arbres aux feuilles bizarres ça me ferait plutôt penser au Nord de l’Ecosse, ou aux iles Shetland. Pour ces dernières, plutôt la seconde série de photos car sur les Shetland il n’y a rien de plus haut que des bruyères comme végétation.
    J’aime beaucoup ce genre de paysage, mais je pense qu’il faudrait installer la clim…
    C’est drôle comme la première série d’images diverge des autres… Je parle de la coexistence de deux types de végétation aussi diverses.
    Je viens de lire tout ce que le géographe Elysée Reclus a écrit sur la Tasmanie, vers 1890. Un de ces quatre, il faudra que je parle de la colonisation “exemplaire” réalisée par les Anglais dans cette contrée. Cela mérite une chronique à part entière – sur mon blog sans doute, car cela risque d’être un brin politique !

  3. March 6th, 2012 at 11:23 am

    Sébastien Chion says:

    Oui, on a eu quelques échos de la façon dont les anglais ont traité la question des aborigènes en Tasmanie. Un massacre dans les règles de l’art, que même Cluster pourrait en être jaloux je pense…