Tête en bas

Down under wandering. Archipelagoes to islands; beaches to deserts; mountains to cities.

Le chemin du retour


Il y a une chose que vous devez absolument savoir si vous prévoyez un jour quitter Sydney en voiture. C’est la ville la pire où j’ai eu la malchance de conduire, quand il s’agit de retrouver son chemin. Même Denpassar, à Bali, m’a semblé mieux indiqué et plus facile.

Le problème est pourtant simple : nous sommes à Sydney, première métropole du pays. Nous voulons nous rendre à Melbourne, deuxième métropole du pays. On peut s’attendre à un axe important entre les deux. On peut s’attendre à une signalisation relativement existante. Au moins, à quelques reprises « pour Melbourne, suivre Liverpool ». Mais à priori, non. Ça semble beaucoup trop compliqué. Alors à la place, à chaque carrefour, vous avez comme indication le nom de deux arrondissements. Essayez donc de quitter Paris, si à chaque fois que vous arrivez à un carrefour, on vous indique à droite « quatorzième » et à gauche « huitième ». C’est un peu la même chose ici, la même complexité au programme. Il y a parfois les numéros de route qui sont indiqués, selon la méthode nord américaine (qu’en l’occurrence, j’apprécie énormément). À une grosse différence près : il n’y a que le numéro. Pas d’indication « est » « ouest » « nord » ou « sud ». C’est dommage… parce que c’est une information importante je trouve. Je savais bien que je devais prendre la 40 à un moment. Il fallait même que je la prenne en direction sud ouest, pour aller à Melbourne. Mais de nuit, après avoir tourné pendant un bon moment, et sur des routes qui n’ont rien de droites et de perpendiculaires, va donc savoir si tu dois tourner à droite en direction de Trifouilli les oies ou à gauche en direction de Plumplumperdu. Bref, de vociférations en insultes, de mauvaises directions en demi tour, on arrive finalement à rejoindre LA route Melbourne-Sydney. À gauche est indiquée « Sydney » et un autre bled sans nom. Et à droite, rien du tout. Si à droite ça allait à Melbourne, j’imagine qu’ils auraient écrit « Melbourne ». Ou bien « Canberra ». C’est par là bas aussi, et c’est quand même la capitale. Bref, on fera demi tour 5 kilomètres plus loin, quand on aura compris qu’il fallait bien prendre la route en direction de nul part.

Enfin… nous aurons finalement réussi à quitter ce monstrueux chaos routier. On roule un peu, jusqu’à minuit environ, avant de poser le van sur une aire de repos. On n’a pas beaucoup de bagage, énormément de place, et on maîtrise désormais assez bien le passage en mode  nuit. Pour l’occasion, nous de conduirons pas un « Britz », mais un« Maui », la compagnie jumelle. Les mêmes vendeurs, les mêmes vans, le même mauvais service à la clientèle. Une seule différence, semble-t’il, des vans un peu plus luxe, un peu plus propre, un peu plus confortable. Confortable beaucoup ou très beaucoup, on ne sait pas. Mais on s’endort rapidement !

Toujours pas de presse le lendemain. On a roulé un peu la veille, on a encore plus de 24 heures pour les 8 heures de route restantes, ça se fera sans problème. D’après le guide d’Iris, il y a deux villes intéressantes entre Sydney et Melbourne. Goulburn, la première ville a avoir été construite dans les terres, et Yass qui à priori, est simplement jolie.

On s’arrêtera donc rapidement  à Goulburn, le temps de faire le tour du centre ville. C’est vrai que c’est assez joli et sympathique. Mais il ne faut pas sortir du micro quadrilatère centrale, sinon ça devient tout de suite sans intérêt. Sauf, évidemment, la magnifique statue qui trône à la sortie de la ville. Encore mieux que le sous marin moi je vous dis !

Nouvelle pause, quelques dizaines de kilomètres plus loin, rendus à Yass. Beaucoup plus petit, et sans grand intérêt. À part un joli mini parc sur le bord de la rivière. À part ça…

Le reste de la route sera une succession de mini pause, pour se détendre les jambes, pour remettre de l’essence, et pour manger… pas grand chose d’autres à voir. Par contre, on se rend quand même compte que la route est plus belle au retour : sans doute que la faire à l’avant de la voiture et sous le soleil la rend plus agréable que comme passager arrière dans la brume ! Un très joli coucher de soleil, par contre, le soir. C’est toujours agréable ! On roule encore un peu de nuit, avant de s’arrêter sur un parking de Mc Do (pour la connexion internet, pas pour la bouffe). Et repartir le lendemain matin.

Cette fois-ci, le retour du van se fera sans aucun problème. Je suis avec la même fille au service à la clientèle, qui me reconnait sans problème. Je la reconnais aussi. Elle est toujours aussi peu souriante et peu sympathique. C’est dommage. Elle serait assurément très belle avec un sourire !

Le van rendu, le sac à dos sur le dos, on saute dans le train, direction la maison de Kizza. Et oui, on recommence le couchsurfing !

 

 

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