Le Mont Rinjani – Jour 1
Des randonnées, je commence à en avoir pas mal derrière moi. Pas mal de jolis sommets, des distances et des dénivelés dont je suis quand même assez fier… Iris également a tout à fait raison d’être fière de ses expériences passées. Mais là, on se prépare pour un vrai gros morceaux. On vient jouer dans la cour des grands, pour un trek de trois jours. Notre objectif : le cratère du Mont Rinjani. Et si on se découvre particulièrement en forme, le sommet du Mont Rinjani. Mais qu’on se mette bien d’accord : rien qu’atteindre notre objectif nous suffirait largement. Un dénivelé positif de 1483 mètres le premier jour, un négatif puis un positif de 640 le deuxième, et un négatif de 2000 le troisième. On ajoute un positif/négatif de 1200 mètres le deuxième jour si on décide de se faire le sommet. Mais ça, on verra le deuxième jour. Parce que dans mes souvenirs, je n’ai jamais fait plus de 1200 mètres de dénivelé (certes, aller retour) dans la même journée. Mais là, avec quasiment pas d’entraînement, on va être raisonnable.
Évidemment, on ne part pas tout les deux. On a aussi un guide, Adi, et trois porteurs. Une telle infrastructure m’impressionne un peu. On a décidé d’opter pour faire le trek en « privé ». Juste nous deux donc. Un peu plus cher, mais au moins, on ira au rythme qui nous convient, et on ne devra rendre de compte qu’à nous même. Pour moi, c’est quand même la première fois que je pars en randonnée sur plusieurs jours. Avec les porteurs, ça change quand même pas mal de choses. J’aurais à peine huit kilos sur le dos. Rien de comparable avec la charge des porteurs…
Le guide nous a briefé sur ce qui nous attendait. On commence par trois heures assez tranquilles. Ça sera les trois seules heures tranquilles au programme. Charmante perspective, non ?
Le début est, en effet, plutôt relaxe. On part directement du village, dont on s’éloigne très rapidement. Suivra ensuite une zone assez plate, dans les herbes et les brulis.

Il fait chaud. On est parti un peu tard à notre goût. On aurait aimé partir plus tôt, mais ça ne semblait pas vraiment discutable. Heureusement, il y a quand même pas mal de nuages pour protéger du soleil. Parce que sinon, même à 9h du matin, quand il tape, il sait être intense !
Adi nous suit parfois, nous précède à d’autres moment. On n’a pas vraiment de contacts avec lui, et c’est un peu dommage. Peut être que plus tard ça ira mieux, on verra. On arrive finalement à l’endroit de la première pause. Il y a plusieurs petits groupes déjà arrivés. Tous avec guides et porteurs. Nos porteurs à nous sortent deux minis chaises pliantes. Je serais plus confortable assis par terre, mais puisque les chaises sont là, je considère que je n’ai pas vraiment le choix de les utiliser, ne serait-ce que par respect. Un petit thé nous est servi peu après, avant que le repas n’arrive.

Elles me paraissent soudainement bien loin mes randonnées où je mangeais 6 barres de céréales pour faire 42 kilomètres. La bouffe est tout simplement excellente, et équilibré. On aura même nos 21 portions de fruits et légumes quotidiens on dirait bien ! Par contre, l’une des raisons pour laquelle j’aime me promener uniquement avec des barres de céréales, c’est que ça permet des pauses très courtes, et de manger léger. Ce n’est pas particulièrement difficile à digérer, mais repartir après une heure de pause le ventre plein n’est pas vraiment agréable et facile. Surtout qu’on attaque l’ascension pour de vrai !
Le paysage se diversifie un peu. C’est toujours couvert, donc on ne voit pas très loin, mais par contre il fait frais. Ça monte de plus en plus raide, sans qu’on se retrouve à quatre pattes. Il n’en reste pas moins que l’on n’avance pas très vite. J’ai un petit avantage sur Iris : sa vitesse de progression est un peu plus lente que la mienne. Du coup, en marchant à son rythme, je ne me fatigue vraiment pas, et je monte plutôt bien. Les jambes répondent bien, pas trop de lourdeur. La machine tourne plutôt bien.


Et ça grimpe encore. On était en dessous des nuages ; on s’est retrouvé dedans, puis finalement en dessus.

Tout ça sous le regard de monsieur Rinjani évidemment. On dirait un peu le grand méchant dans un film, qui regarde les héros se fatiguer en se battant contre ses acolytes, avant de s’occuper de les achever.

Pour le moment, nous on ne s’occupe pas de lui. Notre problème plus immédiat consiste à grimper jusqu’au rim. Alors on grimpe.

Et puis soudain… une dernière petite grimpette, un dernier contournement de rocher… la vue apparaît d’un seul coup devant nous. Grandiose. Gigantesque. Majestueuse. C’est tout simplement superbe.

Il nous reste un petit vingt minutes de marche jusqu’au camp, que nous ferons en gambadant joyeusement (ou presque, parce que quand même, les jambes elles souffrent un peu). Et en s’arrêtant toutes les 30 secondes pour faire des photos aussi.


On finit par arriver au camp de base. Il y a là une vingtaine de tentes. L’une d’elle est pour nous. Les porteurs et le guide s’en partageront une autre. Et puis ils nous ont installé une petite natte, avec vue sur le soleil couchant. On s’assoie. Ils nous apportent un thé. La vie est belle. Le paysage aussi.

Le repas sera servi en même temps que le soleil couchant. Il ne manque presque que les chandelles…
Le soleil disparu, la température tombe vite. Très vite. On reste quand même encore un peu dehors, et puis on parle de la journée de demain avec Adi. Après une longue discussion, beaucoup d’hésitations et de changements d’avis, on décide de ne pas tenter le sommet. Peut être que l’on serait capable de le faire ; peut être pas. Toujours est il que ce serait trop, et que le plaisir n’aurait plus sa place. Nous ne sommes pas là pour la performance, mais pour le paysage. Nous avons déjà atteins notre objectif. Le lac est magnifique. Il nous reste encore deux grosses journées de marche. On va se coucher, serein.
Le Mont Rinjani – Jour 1
Des randonnées, je commence à en avoir pas mal derrière moi. Pas mal de jolis sommets, des distances et des dénivelés dont je suis quand même assez fier… Iris également a tout à fait raison d’être fière de ses expériences passées. Mais là, on se prépare pour un vrai gros morceaux. On vient jouer dans la cour des grands, pour un trek de trois jours. Notre objectif : le cratère du Mont Rinjani. Et si on se découvre particulièrement en forme, le sommet du Mont Rinjani. Mais qu’on se mette bien d’accord : rien qu’atteindre notre objectif nous suffirait largement. Un dénivelé positif de 1483 mètres le premier jour, un négatif puis un positif de 640 le deuxième, et un négatif de 2000 le troisième. On ajoute un positif/négatif de 1200 mètres le deuxième jour si on décide de se faire le sommet. Mais ça, on verra le deuxième jour. Parce que dans mes souvenirs, je n’ai jamais fait plus de 1200 mètres de dénivelé (certes, aller retour) dans la même journée. Mais là, avec quasiment pas d’entraînement, on va être raisonnable.
Évidemment, on ne part pas tout les deux. On a aussi un guide, Adi, et trois porteurs. Une telle infrastructure m’impressionne un peu. On a décidé d’opter pour faire le trek en « privé ». Juste nous deux donc. Un peu plus cher, mais au moins, on ira au rythme qui nous convient, et on ne devra rendre de compte qu’à nous même. Pour moi, c’est quand même la première fois que je pars en randonnée sur plusieurs jours. Avec les porteurs, ça change quand même pas mal de choses. J’aurais à peine huit kilos sur le dos. Rien de comparable avec la charge des porteurs…
Le guide nous a briefé sur ce qui nous attendait. On commence par trois heures assez tranquilles. Ça sera les trois seules heures tranquilles au programme. Charmante perspective, non ?
Le début est, en effet, plutôt relaxe. On part directement du village, dont on s’éloigne très rapidement. Suivra ensuite une zone assez plate, dans les herbes et les brulis.

Il fait chaud. On est parti un peu tard à notre goût. On aurait aimé partir plus tôt, mais ça ne semblait pas vraiment discutable. Heureusement, il y a quand même pas mal de nuages pour protéger du soleil. Parce que sinon, même à 9h du matin, quand il tape, il sait être intense !
Adi nous suit parfois, nous précède à d’autres moment. On n’a pas vraiment de contacts avec lui, et c’est un peu dommage. Peut être que plus tard ça ira mieux, on verra. On arrive finalement à l’endroit de la première pause. Il y a plusieurs petits groupes déjà arrivés. Tous avec guides et porteurs. Nos porteurs à nous sortent deux minis chaises pliantes. Je serais plus confortable assis par terre, mais puisque les chaises sont là, je considère que je n’ai pas vraiment le choix de les utiliser, ne serait-ce que par respect. Un petit thé nous est servi peu après, avant que le repas n’arrive.

Elles me paraissent soudainement bien loin mes randonnées où je mangeais 6 barres de céréales pour faire 42 kilomètres. La bouffe est tout simplement excellente, et équilibré. On aura même nos 21 portions de fruits et légumes quotidiens on dirait bien ! Par contre, l’une des raisons pour laquelle j’aime me promener uniquement avec des barres de céréales, c’est que ça permet des pauses très courtes, et de manger léger. Ce n’est pas particulièrement difficile à digérer, mais repartir après une heure de pause le ventre plein n’est pas vraiment agréable et facile. Surtout qu’on attaque l’ascension pour de vrai !
Le paysage se diversifie un peu. C’est toujours couvert, donc on ne voit pas très loin, mais par contre il fait frais. Ça monte de plus en plus raide, sans qu’on se retrouve à quatre pattes. Il n’en reste pas moins que l’on n’avance pas très vite. J’ai un petit avantage sur Iris : sa vitesse de progression est un peu plus lente que la mienne. Du coup, en marchant à son rythme, je ne me fatigue vraiment pas, et je monte plutôt bien. Les jambes répondent bien, pas trop de lourdeur. La machine tourne plutôt bien.


Et ça grimpe encore. On était en dessous des nuages ; on s’est retrouvé dedans, puis finalement en dessus.

Tout ça sous le regard de monsieur Rinjani évidemment. On dirait un peu le grand méchant dans un film, qui regarde les héros se fatiguer en se battant contre ses acolytes, avant de s’occuper de les achever.

Pour le moment, nous on ne s’occupe pas de lui. Notre problème plus immédiat consiste à grimper jusqu’au rim. Alors on grimpe.

Et puis soudain… une dernière petite grimpette, un dernier contournement de rocher… la vue apparaît d’un seul coup devant nous. Grandiose. Gigantesque. Majestueuse. C’est tout simplement superbe.

Il nous reste un petit vingt minutes de marche jusqu’au camp, que nous ferons en gambadant joyeusement (ou presque, parce que quand même, les jambes elles souffrent un peu). Et en s’arrêtant toutes les 30 secondes pour faire des photos aussi.


On finit par arriver au camp de base. Il y a là une vingtaine de tentes. L’une d’elle est pour nous. Les porteurs et le guide s’en partageront une autre. Et puis ils nous ont installé une petite natte, avec vue sur le soleil couchant. On s’assoie. Ils nous apportent un thé. La vie est belle. Le paysage aussi.

Le repas sera servi en même temps que le soleil couchant. Il ne manque presque que les chandelles…
Le soleil disparu, la température tombe vite. Très vite. On reste quand même encore un peu dehors, et puis on parle de la journée de demain avec Adi. Après une longue discussion, beaucoup d’hésitations et de changements d’avis, on décide de ne pas tenter le sommet. Peut être que l’on serait capable de le faire ; peut être pas. Toujours est il que ce serait trop, et que le plaisir n’aurait plus sa place. Nous ne sommes pas là pour la performance, mais pour le paysage. Nous avons déjà atteins notre objectif. Le lac est magnifique. Il nous reste encore deux grosses journées de marche. On va se coucher, serein.
Tentatives de noyade
Ce matin, on se lève tôt. On se lève tôt, parce qu’on a rendez-vous avec Sébastien. Pas moi, évidemment. Un autre. Sébastien, il doit nous briefer sur mon cadeau d’anniversaire. Ensuite, il passe la main à Sandy. Une matinée superbe, pleine de belles émotions, de belles sensations, et de belles visions. Vous en saurez un peu plus dès que j’aurais réglé mon problème de lecteur CD qui ne marche plus… d’ici là, on fait durer le suspens ! Sachez que la première tentative de noyade à quand même échouée !
Ajoutez à ça un petit repas, une sieste sur le bord de la piscine, quelques brasses, et il est déjà l’heure de partir.
Comme on enchaîne directement sur le mont Rinjani, on a réservé le bateau de départ dès notre arrivée sur l’île, pour avoir une heure et un lieu précis d’arrivée à leur donner.
Au moment de la réservation, le gars m’avait bien montré la photo du bateau. Mais je n’ai pas vraiment réfléchi. Sauf qu’avec le vent qu’il y avait, et la mer qui bougeait beaucoup, quand on a vu le petit hors bord arrivée, on a commencé à se poser des questions ; quand j’ai vu le manque d’adresse du pilote pour accoster sur le quai, avant qu’il se décide à aller sur la plage, j’ai vraiment hésité. Lombok, ça n’est pas très loin. En une petite demi heure, c’est réglée. Mais pour moi, les vagues sont trop grosses pour la taille du bateau. On serait, en plus, six à bord. Plus les sacs. Ça fait trop. Et le pilote de 18 ans, je ne lui fais pas confiance. Je sens vraiment le mauvais plan. On a beau nous proposer des gilets de sauvetages, rentrer à la nage depuis avec les sacs à dos, j’y crois pas vraiment. Je vois bien qu’Iris ne le sent pas non plus. J’hésite. Le bateau démarre. Son premier mouvement consiste à partir n’importe où, et à se prendre dans la corde de l’ancre d’un autre bateau. Je n’ai plus confiance du tout. J’exige un demi tour immédiat ; on prendra un autre bateau, mais là, je n’y crois pas. Même si on arrive sans tomber à l’eau, on sera complètement trempé. Passagers comme bagages. Ça ne me tente pas. Petit moment de panique quand j’ai cru que le gars n’allait pas faire ce que je lui demandais et continuer quand même. Mais finalement, on est de nouveau sur la plage, et le bateau par au loin. Tant mieux pour eux. La deuxième tentative de noyade a échoué également. On prend cinq minutes sur la plage pour respirer.
La journée est bien avancée. À cette heure là, il n’y a plus de « public boat » officie. Il faut attendre sur le bord de la plage qu’il y ait assez de passagers intéressés à aller à un endroit précis. Oui, enfin nous on a un rendez-vous un peu précis quand même, et on peut pas vraiment être en retard. J’insiste un peu. Finalement, on m’indique un capitaine, en me disant que lui peut nous emmener. Je discute un peu avec lui. Il m’annonce un prix. Moins cher que le hors bord. Il a un vrai bateau de pêcheur. J’accepte le prix sans même négocier, et il en profite pour embarquer quatre autres personnes. Et on part.
Ça commence pas trop mal, mais on se rend vite compte que ça va brasser. Ça brasse même beaucoup. Les vagues sont grosses. On se sent de plus en plus secoué. Un peu trop à mon goût. Beaucoup trop au goût d’Iris. Je suis à deux doigts de craquer juste après une vague qui met quasiment le bateau à l’horizontal. Sur le bateau, tout le monde à le sourire, même le capitaine. J’essaie de me convaincre, donc, que tout ce beau monde sait ce qu’il fait. Après tout, ils ne doivent pas être suicidaires tout ces gens.
N’empêche qu’à la deuxième vague qui nous met presque à l’horizontal, je vais voir le capitaine. Je lui demande s’il peut aller un peu plus doucement, parce qu’on n’est vraiment pas à l’aise. Il me répond avec un grand sourire qu’il va doucement et que tout va bien, qu’il ne faut pas qu’on s’inquiète. Et puis de toutes façons « c’est sécuritaire, on n’est pas beaucoup à bord, il y a des gilets de sauvetages pour tout le monde ». C’est une vision du concept de sécurité qui me laisse un peu perplexe. Mais s’il sourit et rigole, il confirme qu’il fait attention. Et surtout, il ne se moque pas. Il nous considère pas comme des petits touristes stupides, mais comme des passagers pas à l’aise qu’il a prévu d’amener à bond port. Et ça, franchement, c’est agréable !
Et puis finalement, les vagues diminuent. Le bateau se calme, et nos coeurs aussi. La troisième tentative de noyades de la journée a encore échoué. Il n’empêche qu’on se promet de ne pas reprendre le bateau tout de suite tout de suite. Une tite pause, là, ça fera du bien. Rien de telle qu’une montagne. Ça, en théorie, c’est stable. Même si certains argueront sans doute qu’un volcan actif peut, parfois, bouger. Mais ça, on verra demain.
Avec tout ça, par contre, on n’arrive pas à l’endroit prévu, ni à l’heure prévue. Mais un autochtone, en échange de 20 000 roupies, téléphone pour nous à notre contact. Information et transmise, et la voiture arrive finalement. On charge les affaires, on rencontre notre guide, et hop, on roule direction Senaru.
Sur la route, c’est pas mal la même ambiance qu’à Bali. Toute sorte de véhicules, chantiers partout, tas de terre, zones sans asphalte. Bref, un bordel qui ne roule pas vite du tout. Les traversées des petites villes sont chaque fois longues et sans intérêts. Les villages ne me parlent pas du tout. C’est gris, c’est sale, c’est pas inspirant du tout. La journée a été longue ; un peu forte en sensation ; ça fera du bien d’arrivée !
Et finalement, on arrive. Enfin ! Petit hôtel pas cher, sans aucun intérêt, et horriblement mal insonorisé, avec des voisins bruyants… génial quand on sait qu’on doit se lever tôt pour une ascension assez violente… mais bon… on arrivera finalement à s’endormir. Ouf !
Plouf, bloup bloup, pschhh
Aujourd’hui, programme très simple : bateau + snorkeling. Encore une journée, donc, où je vais m’insulter d’avoir oublié mon appareil photo. Bon, c’est déjà dit ; pas besoin de le répéter pour la suite.
Après un matin plutôt relaxe, avec un excellent panecake au petit déjeuner, et quelques petites formalités internetiennes -comme, par exemple, confirmer l’ascension du Rinjani dans 48h ! – on a retrouvé un petit groupe de touristes. Départ à 11h, retour à 16h. Entre temps, le tour en bateau des deux autres Gilis, et trois séances de snorkeling de 30 minutes chaque. Sympathique, non ?
À bord, l’ambiance est bon enfant, même s’il n’y a pas vraiment d’échange entre les gens. On est un peu tous dans la même tranche d’âge, sauf un gars qui doit avoir dépassé la quarantaine, et avec qui on sympathisera un peu. La balade en bateau en elle même est vraiment sympa avec ses points de vues superbes sur les différentes îles, et une petite pause lunch sur Gili Air (celle qui est la plus à l’est, et donc la plus proche de Lombok. Pour votre culture personnelle, sachez que la troisième Gili du coin -il y en a d’autres ailleurs- s’appelle Gili Meno).
Et les trois plongées alors ?
Je me console un peu en disant que de toutes façons, mon appareil photo n’aurait sans doute pas rendu la beauté de la chose. Que les photos n’auraient pas été à la hauteur, et que j’aurais été vraiment déçu.
La première n’était pas vraiment différente de ce que l’on avait pu voir la veille depuis le bord de la plage. Il n’en reste pas moins que c’est toujours un plaisir de brasouiller dans de l’eau aussi chaude !
Au deuxième point, on fait une sorte de « plongée dérivante », version snorkeling. Tout le monde derrière le guide, et on suit le courant, le bateau nous retrouvant plus loin. Le deuxième point s’appelle « Turtle Point » et il est bien nommé. Vers la fin de la dérive, on a suivi une tortue magnifique pendant une dizaine de minutes. Toute belle, toute tranquille, toute majestueuse ! J’ai hésité à plonger pour me rapprocher un peu, mais je me suis dit que j’allais éviter de donner de mauvaises idées aux autres. Quinze personnes qui la suivent en surface, ça ne doit pas trop la déranger. Dix qui lui plongent dessus, par contre…
Le troisième point, quand à lui, était particulièrement peu profond, mais très riche en coraux, contrairement aux deux premiers, un peu plus légers à ce niveau.
Et bien évidemment, des tonnes de poissons en tout genre, un peu partout. Petit, moyen, et même un peu plus encore. De toutes les couleurs également. Même des étoiles de mer bleues. Ça surprend quand même un peu ! Côté coraux aussi, la variété de l’ensemble était vraiment impressionnante ! Bref, un vrai moment de bonheur, et un retour avec tellement de vent et d’embruns qu’on a eut le droit à une douche gratuite !
Le temps de repasser rapidement à la chambre, et on était déjà reparti pour faire une tite balade pour explorer le sud de l’île. Et éventuellement monter au sommet de la mini colline du milieu pour avoir une vue d’ensemble. Pour cette option, par contre, on ne trouve pas le chemin donc…
Dans mes souvenirs, le Routard disait que la partie nord de l’île était plus dynamique, plus active. En réalité, c’est la partie sud où l’on retrouve les resto-bars-discothèques branchés. On s’en rend compte en traversant des lieux beaucoup plus huppés. Et surtout, beaucoup moins inspirant. Un petit coup de coeur, quand même, pour les « salles » de télé individuelles. C’est gratuit à partir d’un certains nombre de consommation (en gros, deux bières).
Le soleil baisse tranquillement à l’hoziron. À priori, on n’est pas les seuls à s’en être aperçu ; même si ce n’est pas non plus un énorme exode, il y a quelques personnes réparties un peu tout le long de la plage, qui attendent le spectacle. Par contre, l’île en tant que telle n’est pas vraiment inspirante à ce niveau là. Elle semble à moitié abandonnée. C’est sans doute plus vivant en haute saison, mais là ça fait un peu moribon. C’est assez surprenant, d’ailleurs, ce côté mort alors qu’on a vraiment l’impression d’être en été !
Quand au magnifique couché de soleil, une fois de plus, l’enfoiré nous fait le coup de se planquer derrière un nuage pour le final ! J’espère qu’on arrivera quand même à avoir un vrai de vrai couché de soleil Baligérant !
On se fait une petite pause bière sur le chemin du retour, avant de commencer à chercher un resto. On commence à regarder les étalages de poissons, mais le sud de l’île est bel et bien plus snobe et plus cher. On continuera donc notre chemin, jusqu’à arriver à un petit marché. Ambiance beaucoup plus conviviale et agréable, avec un intéressant mélange de touristes et de locaux. Et des prix défiants toutes concurrences. On mange pour moitié moins cher que d’habitude. Quand on sait que l’habitude, déjà, c’est pas grand chose…
Repus et un peu fatigués, on rentre tranquillement vers la chambre. Ce soir, il faut nous coucher tôt, pour être en forme pour mon cadeau d’anniversaire !
Gili Gili !
Alors que l’on cherchait un hôtel hier, Iris a eut la très bonne idée de voir un panneau « bateaux pour Gili Trawangan » ; exactement ce que l’on cherchait. Tarifs un peu plus élevés que l’avion, mais au moins, on est sûr que la plage ne soit pas fermée à l’arrivée. Et puis quand on a compris qu’il faut négocier, ça fait toujours baisser un peu les prix. On a donc un bus qui nous attend pour nous amener à Padang Bai, d’où partira le bateau. Pour l’occasion, comme le départ est très tôt et qu’on n’aura pas le temps de se prendre un petit déjeuner, on s’achète de quoi grignoter.
Cute, non ?
La route jusqu’à Padang Bai est magnifique. Vers la fin, on commence à avoir plus de relief (le sud de Bali est très plat) ; en fait, le paysage ressemble énormément à comment j’imagine le Vietnam. On voit nos premières rizières, et je continue à prendre des notes sur comment conduire à Bali. Parce qu’à priori (ne le dîtes pas à ma mère), on louera une voiture pour les dix derniers jours. Faut être sportif dans la vie !
On arrive à Padang Bai avec 30 minutes d’avance sur l’heure de départ du bateau. Ce qui nous permet de faire 10 minutes de shopping touristique ; on avait tout les deux besoins de lunettes de soleil, et Iris c’est offert un très joli chapeau.
Et comme on avait encore un peu de temps, on s’est arrêté 5 minutes pour boire. Jus de « dragon fruit » ; excellent. Étrangement, j’ai trouvé ça bien meilleur qu’à Montréal ! Quoi qu’il en soit, il est bien plus facile de manger ses 42 portions quotidiennes de fruits et légumes à Bali, qu’au Québec ou en France.
On part à dix heures. Je surveille l’heure du coin de l’oeil. Pour le moment, on est dans les temps. Sisi !
Et puis on embarque finalement. Sans même se mouiller les pieds. Au départ, on a même le droit à une explication sur comment mettre son gilet de sauvetage. On sait jamais ! C’est également l’occasion d’avoir un aperçu sur le ferry. Celui qu’on envisageait de prendre à un moment. Pas vraiment de regrets à ce niveau.
Le bateau suit la côte pendant un moment ; le paysage est tout simplement magnifique. De grandes falaises recouvertes de palmiers et autres arbres tropicaux, qui tombent directement dans la mer. Malheureusement, assis du mauvais côté du bateau, je ne pourrais qu’admirer, sans faire de photos.
Le trajet prend une bonne heure et demi, et brasse quand même pas mal. Là encore, je suis bien content de finalement arriver à destination. Surtout que Gili Trawangan tient ses promesses avant même que l’on ait mis pied à terre. Difficile de ne pas se laisser inspirer par une eau d’une telle couleur !
J’abandonne Iris à une terrasse à côté de la jetée, et je pars en quête d’un hôtel. Un gars me saute dessus. Me propose un prix, je le fais baisser un peu. C’est très acceptable. C’est parfait. On a un toit. Et on se fait même un bon petit miam rapide.
La suite du programme est simple : on met nos déguisements de sportifs, direction : la plage. Parce qu’à Gili, pour le snorkeling, pas besoin d’aller bien loin ! On marche 100 mètres, et plouf. On est sage, alors on a les combi, et plein de crème solaire.
Les promesses d’une eau à 27 degrés minimum me paraissent tenues. Je n’ai aucun soucis à rentrer. C’est que du bonheur. Et en effet, il suffit de s’éloigner à 10 mètres du bord, pour admirer plein de poissons magnifiques. Fond plutôt sablonneux, sans trop de coraux, mais des tonnes de poissons pour compenser. Et même un banc de milliers de mini truc tout mignon, qui me tournent autour, et avec qui je m’amuse comme un fou en apnée. C’est juste superbe… et, évidemment, je m’insulte de ne toujours pas avoir mon chargeur pour vous communiquer quelques photos.
On reste dans l’eau un long moment. Jusqu’à ce qu’on se décide à sortir, pour aller se balader un peu. Objectif : aller réserver mon cadeau d’anniversaire. Celui que mes parents vont me faire, même s’ils ne le savent pas encore. Tout est réservé pour lundi matin. C’est parfait. Cadeau d’anniversaire avec une semaine d’avance, mais qui devrait être vraiment le fun. Chouette !
Et c’est déjà à nouveau le temps de manger. À Trawangan, la mode consiste aux restaurants de mettre un étalage de poisons devant chez eux. Vous choisissez celui que vous voulez, ils le passent au barbecue, et gloups ! Livré avec quelques légumes, parce qu’il faut que ma maman soit bien rassurée sur ce que je mange !
Fast Boat ou Public Boat pour Nusa Lembongan ?
Il y a trois différences principales entre le « fast boat » et le « public boat » :
– le fast boat est destiné uniquement aux touristes. Vous ne verrez pas un seul Balinarien à bord. En l’occurrence, nous en n’avons pas vu à bord du public boat non plus ; il y avait quand même une grosse différence entre les deux : routards backpackers à bord de l’un, surfer australien hautain à bord de l’autre. Je vous laisse deviner qui prend quoi… Rien que ça, ça donne une ambiance différente. Beaucoup plus sympa dans l’un que dans l’autre.
– le confort : dans le public boat, vous serez assis sur une planche qui n’est même pas clouée au bateau. Dans le fast boat, vous aurez un fauteuil normal (mais qui fait quand même mal au dos après un moment). Par contre, de petites fenêtres qui ferment du côté du fast boat pour un côté grand ouvert dans le public boat. Du coup, beaucoup plus d’air frais dans ce dernier. Et une bien meilleure vue. Le public boat, par contre, secoue beaucoup plus alors que le fast boat, en bon hors bord qu’il se doit, saute de vague en vague. Ambiance parc d’attraction au programme. Plus de mal de dos, moins de mal de mer !
– le prix : évidemment, c’est souvent le principal argument qui va faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre. Le public boat est bien moins cher ; par contre, pour le slow boat, on viendra vous chercher à votre hôtel (même un peu loin) et on vous déposera à votre autre hôtel (même un peu loin) ; ce qui peut quand même faire baisser les tarifs si vous êtes un peu loin de la zone d’embarquement.
– la sécurité : pour certains, c’est important. Pour d’autres, moins. Dans le fast boat, il y a un gilet de sauvetage par passager. Dans le public boat, j’en suis moins sûr. Je me souviens en avoir vu six, pour une vingtaine de passagers. Mais peut être qu’il y en avait d’autres cachés. Après, quels sont les rythmes de devoir finir à la nage ? Probablement très réduit dans l’un comme dans l’autre. En cas de grosse mer avec orage à l’horizon, j’oublierais probablement le speed boat. Mais même là… j’aurais tendance à dire que ce sont des capitaines assez expérimentés qui font le trajet…
La conclusion ?
J’ai été très content de faire les deux, histoires de pouvoir comparer. Au bout d’une heure et demi de public boat, le ventre un peu secoué, je me disais « ouais, peut être que finalement, le speed boat, c’est pas si mal que ça » ; mais après 5 minutes dans le speed boat, je regrettais déjà un peu. Le hors bord qui traverse le port à grande vitesse, en donnant l’impression de se foutre des petites embarcations donnent un peu le feeling d’être en train de faire le Paris Dakar dans un quatre x quatre flambant neufs, alors qu’on pourrait le faire tranquillement et dans le respect des gens autour. Pas sûr que l’image soit très explicite… en tout cas, moi elle me parle !
Le poisson pourri et la bonne excuse
A moins que non, en fait, c’était peut être le contraire…
Programme un peu chargé pour aujourd’hui ; on change d’univers. On rentre sur Bali, puis on retourne à l’aéroport, prendre l’avion direction Lombok. Un peu compliqué, certes, mais quand même plus simple que d’autres alternatives. Plus rapide, et plus économique également !
Pour le retour, on s’était posé la question ; est-ce que l’on reprend un « public boat » (donc un pour pauvre pas rapide) ou est-ce qu’on choisi plutôt un « fast boat » (donc un pour riche, plus rapide). Il se trouve que les horaires du fast boat nous arrange beaucoup plus, en nous évitant d’avoir à remplir un trou de 6-7 heures. Trou qui sera remplacé par une grasse matinée des plus agréables ! Étrangement, je n’ai pas absorbé le décalage horaire à la même vitesse. Je dors, bien, mais sur des rythmes parfois un peu bizarre.
Le petit déjeuner se transforme donc en repas de midi, juste à temps pour monter dans le bateau. Cette fois, l’organisation n’a rien à voir. Les bagages sont étiquetés, transportés et, oh luxe !, on nous offre une bouteille d’eau. Embouteillée évidemment ; parce que comme je ne l’ai pas encore dit, à Bali vous ne buvez pas le truc qui sort du robinet. Ça évite des situations très désagréables.
Le « fast boat » mérite quand même bien son nom, vu qu’une bonne demi heure plus tard, on est de nouveau à quai. Mais de l’autre côté évidemment. On explique comme on peut qu’avant d’aller à l’aéroport, on doit récupérer nos autres bagages, laissés à l’hôtel d’à côté. On se fait comprendre. Ouf. Il y a, en fait, pas mal de monde qui partent pour l’aéroport, ils envoient donc chercher un mini bus ; on charge les bagages, puis on monte dans une voiture, qui va nous amener à l’autre hôtel, puis nous ramener au mini bus, pour qu’on puisse partir ensuite. Petit moment d’inquiétude soudain : et si ils ont pas compris et que le bus est parti quand on revient ? Note pour moi même : ne pas m’éloigner de mon passeport la prochaine fois… juste au cas où.
[Parce que rendu là, si vous avez bien compris le titre et le commentaire, vous savez qu’à un moment, il va y avoir une excuse pourrie, donc je fais monter le suspens, pour que vous vous demandiez « mais qu’est-ce donc qui va foirer, et à quel moment ». ]
On arrive à l’hôtel où on a laissé les bagages. Ce n’est pas la personne de la dernière fois ; mais quand on lui dit « on a laissé des sacs » il fait « oui oui, je sais » et nous ramène dans la tite pièce secrète. Tout est là. Et quand je vérifierais plus tard, même les 30 euros et 30 dollars US que j’avais bêtement oublié dans mon sac, et qui représentent probablement un ou plusieurs mois de salaire ici…). Premier moment de stress passé. Ça va mieux.
Puis on revient au bus. Qui est toujours là. Deuxième moment de stress passé. On peut désormais relaxer.
Le mini bus nous ramène à l’aéroport ; le paysage a un petit côté déjà vu.
Un nouveau grand jeu commence : va-t’on réussir à se débarrasser à nouveau de nos bagages ? On repère la consigne. On y va. Le prix est beaucoup trop élevé. Je le dis. Je dis un prix beaucoup plus bas. Ils hésitent. Ils acceptent. Bon, on dirait que je commence à maîtriser la base !
Ça a pris un peu de temps, ça a donné un peu de stress… mais on a encore un peu de rab pour prendre l’avion. On s’enregistre, on dépose les bagages. Le terminal domestique (pour les vols intérieurs donc) de Bali est relativement petit. À priori, il n’a que 5 portes d’embarquement. Le problème, c’est qu’il semble avoir un vol toutes les 5 à 10 minutes. À l’heure où notre vol est supposé décoller, il y en a encore trois autres annoncés à la même porte, mais plus tôt. On attend. On attend encore.
Une demi heure de retard, sur un vol de trente minutes, c’est forcément beaucoup… d’autant plus qu’on ne sait pas encore où on va dormir de l’autre côté. Et puis finalement, ils se décident à annoncer l’embarquement, et on se met gentiment en ligne. Et on attend.
On est un peu loin de l’avant, alors on comprend pas tout de suite ce qu’il se passe. Ça semble rouspéter ; se plaindre. Je vais voir. À priori, y a un problème. On finit par avoir quelques échos. Le vol serait peut être annulé. La raison ? L’aéroport d’arrivée serait fermé. Euh… Certes…
À partir de là, commence la tentative de compréhension. Comme d’habitude dans une situation comme ça, il y a les habitués, qui connaissent, qui semblent pas surpris ou autre. Il y a les chialeux, qui commencent déjà à hausser la voix, à crier au scandale, et à hurler au remboursement. Et puis il y a ceux, comme moi, qui aiment observer tout le monde, en essayant de comprendre.
L’annulation est confirmée, et on se retrouve tous devant le bureau de la compagnie. Au chemin, on a attrapé deux autres français. À quatre, on arrivera mieux à grappier des informations…
Le sentiment d’impuissance est assez évident : on ne parle pas la langue ; il y a un seul employé qui se débrouille un peu en anglais. Tout les autres sourient, hochent la tête, et disent « oui ». Ça ne fait pas vraiment évoluer la situation. Une madame commence à s’énerver. Menace ; elle va écrire au Bali Official pour se plaindre. Elle explique que ce vol lui a coûté une fortune, et que c’est scandaleux. La madame est allemande ; l’aller simple est à 25 euros. Pour un vol de 30 minutes. J’ai envie de lui expliquer qu’insulter tout le monde ne fera rien pour accélérer les choses. Pas plus que le gars qui s’énerve en donnant des grands coups dans le mur. À chaque fois que je croise un employé, je lui souris. Chaque fois que je parle, je finis toujours par un « merci beaucoup ». Le résultat semble beaucoup plus efficace.
La situation s’éclaircit petit à petit. À Lombok, l’aéroport ferme à 17h30 semble-t’il. Après ça, les employés s’en vont. Plus moyen d’atterrir. Je ne peux que confirmer : c’est la meilleure excuse que j’ai reçu pour un vol d’arrivée ! Je n’ai toujours pas compris si c’était la bonne ou pas, mais en tout cas, moi ça me fait mourir de rire. Et puis finalement, on a le choix : un autre vol demain matin, avec hôtel et restaurant offert ; ou un simple remboursement du billet.
On hésite, on se consulte, on délibère. En fait, moi, j’ai pas envie de m’éterniser des heures dans l’aéroport. Je veux juste récupérer mes bagages, pour lesquels je commence à être un peu inquiet… et m’en aller. Au bout d’une heure (après l’annonce de l’annulation), tout est réglé : on a récupéré nos bagages, on est remboursé ; l’allemande n’a toujours pas ses bagages, et continue de se plaindre. Nous, on s’en va.
Iris avait repéré un hôtel sympa à Sanur, on décide donc d’y retourner. De là, le lendemain, on pourra prendre un autre speed boat pour les îles Gili. Un chauffeur de taxi nous saute dessus alors qu’on sort de l’aéroport. 250 000 pour Sanur ; j’arrive à redescendre à 150 000. À la fois fier, et un peu frustré, vu que Keke Homestay nous avait facturé 100 000 le transfert depuis l’aéroport. Enfin… le gars me met un peu mal à l’aise ; s’il jouait dans un film américain, il aurait le rôle du multi récidiviste sorti de prison en liberté conditionnelle avec aucune intention de respecter ses conditions. Je réalise aussi un peu tard que s’il a un signe « Taxi » à l’extérieur, à l’intérieur il n’y a aucune licence, ni compteur. Bon, après le compteur, on s’en fout : le prix est convenu. Et comme on arrive sain et sauf, ça va.
Le premier hotel est complet. Le deuxième aussi. Le troisième et quatrième, trop cher. On finit par trouver ; on paie trop cher pour ce que c’est, mais bon… on est heureux de s’arrêter. On pose les bagages, on se trouve un tit resto, je mange un bon poisson sur un fond (lointain) de musique irlandaise. Et puis on va se coucher.
Aujourd’hui, on roule !
Non, cette fois, pas de concours ; même si cette phrase grandiose pourrait très bien se retrouver dans Taxi 8 !
La virée en bateau a duré moins longtemps que prévu. Il est tout juste midi quand on pose nos affaires sur la terrasse de notre hôtel. Ça nous laisse une après midi pleine d’opportunités !
En fait, le planning est déjà prévu. Maintenant que je suis un pilote de course expérimenté (la veille, il m’est arrivé de dépasser le 30 kilomètres heures !), on loue à nouveau un scooter, et on fait le tour des deux îles, par l’intérieur cette fois.
On récupère donc un scooter, avec deux casques s’il vous plait, et c’est reparti pour un huit, en partant par en haut à droite. Il n’y a pas beaucoup de routes, mais quand même quelques croisements. Mais jamais de panneaux de signalisation. Des fois, on arrive à deviner. Des fois, c’est une pub accroché à un panneau qui nous dirige. Et des fois, on fait demi tour parce qu’on est rendu au bout d’une route…
On se demandait à quoi allait bien ressembler le « pont suspendu » qui rejoint les deux îles. On s’imaginait bien un pont à la Indiana Jones, au dessus d’un précipice, avec des crocodiles au fond. C’était possible, après tout ! Sauf peut être pour les crocodiles.
Il s’agit en fait d’une magnifique réplique du Golden Gate Bridge. À une échelle différente. Dans une couleur différente. Selon un modèle différent. Mais sinon, on pouvait y croire.
Évidemment, les lattes en bois ne sont pas toutes fixées, alors forcément, elles sautent un peu dans tout les sens quand on passe dessus. Parce que téméraire que je suis, je m’y suis engagé sans me poser de question. Pour comprendre à l’arrivée de l’autre côté que j’aurais du faire attention : c’est un pont à voie unique ; il faut donc laisser la priorité au véhicule déjà engagé. Par chance, c’était moi.
On s’arrête au bout du pont, quand même. À l’aller, à marée pas trop haute, et au retour, à marée pas mal basse. C’est tout simplement magnifique. Avec une couleur d’eau digne de certains lacs des Rocheuses Canadiennes. Euh… enfin oui, si, c’est ça. J’ai vu les rocheuses en premier !
Et il y a, encore, les grandes questions existentielles des voyageurs. Par exemple, comment on fait arriver un scooter sur l’île ? Réponse ? Avec beaucoup d’amis sympas, motivés, et waterproof !
Une fois le pont traversé, on peut explorer l’île selon un hasard semi contrôlé. Ça permet d’arriver dans un endroit que « magnifique » serait un peu faible pour définir…
Une fois de plus, un gars vient nous parler. Lui aussi, vraiment très sympa, agréable, avec un contact facile. Mais lui aussi, encore, à de quoi à nous vendre… on reste quand même un peu à lui parler, mais malgré toute la gentillesse et la sympathie, il y a quelque chose qui me bloque. Et ce n’est pas la différence de langue…
Si vous regardez plus précisément la quatrième photo en partant de la fin, vous y verrez une échelle. Une échelle qui descend vers la mer. Ici, c’est le seul endroit d’où l’on peut sauter dans l’eau. 50,000 roupies (4 euros) pour un maximum de trois sauts. L’échelle, c’est pour remonter. Les vagues, le courant ? Pas un problème. Ça vous tente ? Moi, personnellement, j’ai fait ma moumoune.
Aujourd’hui, on plonge !
Un bon point à la première personne qui trouvera de quel grand (?) film français est tiré cette superbe phrase. Après un nombre indéfini de bons points, vous gagnez une carte postale. La classe, non ?
Dans le coin de Bali, on peut observer des Raies Manta. Il y a un endroit officiel pour aller les voir. C’est un peu loin, c’est un peu cher, et pas vraiment garantis. L’hôtel nous a trouvé un capitaine qui nous propose d’aller moins loin, pour moins cher. Pis d’aller faire du snorkling ensuite. Et si jamais on ne voit pas de raies au premier spot, on fera du snorkling dans deux endroits différents. C’est moins cher, et personnellement, j’ai plus envie de faire confiance au capitaine suggéré par l’hôtel plutôt qu’aux deux gars qui sont venus nous parler d’eux même dans le port.
Depuis la veille au soir, le photographe s’insulte copieusement. La batterie de mon petit appareil photo est vide. Je ne l’ai pas remplie avant de partir. Et je n’ai pas le chargeur avec moi. Je ne pense pas l’avoir oublié en France (sinon, vous verrez d’autres séries d’insultes à chaque fois qu’on parlera de plonger) mais simplement dans les bagages laissés sur le continent. Enfin à Bali. Parce que Bali, c’est une île. Pas un continent. Mais depuis Nusa Lembongan, c’est quand même un peu le continent. Vous suivez ?
Après un petit déjeuner simple et plutôt moyen, mais avec un grand jus de fruits (ma maman serait fier de savoir que je fais présentement une overdose de vitamines) on embarque sur le bateau du capitaine. Un vrai bateau traditionnel de pêcheur. Oui oui, c’est bien celui là même.
Et vogue la galère ! Enfin non… ronfle le moteur. On est parti. La côte est magnifique et les vagues vraiment impressionnantes par moment, mais Narixa tient très bien la route.
Et puis soudainement, le bateau s’arrête. En pleine mer. Avec les grosses vagues, et les falaises pas loin. Et le capitaine qui nous sort « pour les mantas c’est ici. Vous pouvez vous mettre à l’eau. Hésitations. On se regarde. Et si en fait c’était un grand méchant qui n’attendait que ça pour se débarrasser de nous. « Cons de touristes, noyez vous, moi je garde vos sous ». Mais non, il a l’air gentil. Il insiste. « C’est en dessous ».
Oui, mais en dessous, c’est sombre et profond alors bon… en même temps, il n’a pas l’air si méchant. Iris n’est pas à l’aise du tout. Moi, avec la combi flottante et mes palmes géantes, ça va. Mais je me verrais pas rentrer à la nage jusqu’à la maison ! Enfin, je me mets à l’eau. Iris hésite encore un peu ; se met à l’eau à son tour. Mais trop de vagues, trop profond, trop sombre, elle ne se sent pas bien. Je patauge un peu ; regarde en bas à droite, regarde en bas à gauche ; ne voit rien. L’eau est froide. Le fond pas inspirant. Je préfère remonter à bord. On fera plus de snorkling à la place. Ça me convient tout autant.
Le capitaine semble être déçu que l’on ne reste pas plus. Je lui explique que je n’ai rien vu. Il me dit « il faut aller plus là bas. Plus loin ». Oui… alors bon… avec le courant qu’il y a, personnellement, quand on me dit « va jouer au bord des falaises », j’entends un peu un « va jouer sur l’autoroute ».
Le bateau repart. Il y a trois îles dans le coin. Nusa Lembongan, d’où nous venons., Nusa Ceningan, une toute petite reliée à la première juste par un pont, et Nusa Penida, une beaucoup plus grosses, séparée des deux premières par un bras de mer plus important. C’est là que nous nous engageons.
Paysages, il faut le dire, assez magnifique grandiose. Nous laissons passer Crystal Bay, et ses hordes de bateau de plongeurs. Dommage. J’adore faire de l’apnée au milieu des plongeurs. Ça les surprend toujours de voir qu’il n’y a pas besoin de bouteilles pour faire ce qu’ils font ! On s’arrêtera dans une deuxième baie, beaucoup plus tranquille. En fait, nous sommes seuls au début. Un autre bateau rejoint un peu plus tard. À priori, les gens profitent des prix bas pour faire surtout de la plongée. Nous, la plongée, ça sera plus tard.
On se remet à l’eau. Cette fois, le fond est moins loin ; plein de coraux, et de poissons de toutes beautés (oui, au pluriel, parce que plusieurs types de beautés différentes). Je me réinsulte copieusement. J’espère pouvoir recharger ce maudit appareil rapidement !
Iris se sent un peu plus à l’aise, mais pas encore complètement. C’est encore un peu profond, il y a encore pas mal de courant, et elle a encore le stress de la tentative précédente qui reste. J’admire le paysage pendant un moment, en faisant la course avec certains poissons, et en regardant fixement certains coraux, à qui ça ne fait ni chaud ni froid. Moi, ça me fait faire de l’apnée, je suis dans l’eau, je suis heureux, et j’aime ça ! Bon. Mon masque prend l’eau, par contre, et c’est de l’eau à haute teneur en sel. J’ai beau essayé plein de solution, ça ne marche pas. Il faudra que je m’en achète un neuf. Celui là à 12 ans après tout !
On reprend la route. Toute la pointe nord est de Nusa Lembongan est occupée par une mangrove, au large de laquelle il y a un autre point magnifique pour observer les fonds marins. Fonds marins qui, en effet, se trouvent entre 2 et 5 mètres de profondeur, avec une visibilité magnifique. D’ailleurs, cette fois Iris se met à l’eau sans le moindre problème.
Je vous aurais bien montrer des photos d’un autre fond marin, complètement différent du précédent. Certains poissons identiques, d’autres complètement différents ; pareil pour les plantes… j’ai les yeux complètement explosé à cause de mon masque pas étanche. Ça commence à être dur. Alors cette fois, pendant qu’Iris batifole, c’est moi qui remonte me relaxer sur le bateau. En même temps, j’en ai eut pour mon argent, alors je suis bien content. Iris aussi, quand elle remonte.
Le capitaine nous propose une petite extension contre un petit supplément. Lui, avec son petit bateau de pêcheur, il peut, contrairement aux hors bord, aller faire un tour dans la mangrove. Et bien soyons fous ! Allons y !
Visite plutôt rapide… mais en même temps, une mangrove, ça devient vite répétitif !
Et le gentil capitaine nous ramène à bond port !










































































































































































































































