Archive for the ‘[Australia – Sydney]’ Category
Amaya – Thai restaurant
La situation ne change guère à Sydney. Toujours pas de travail, mais des entretiens d’embauche, donc la situation n’est pas désespérée et je suis toujours confiant pour un déblocage prochain. En attendant, par contre, on continue d’être très sage, raisonnable, et pas trop dépensier. Mais bon, une fois de temps en temps, on se permet quand même une petite récompense que l’on mérite bien. Pour l’occasion, on est allé manger à l’Amaya Restaurant. Un petit restaurant qui fait de la cuisine Thai moderne.
D’abord, c’est à 5 minutes à pied de chez nous, et c’est une bonne chose. Parce que si jamais on aime, on pourrait facilement devenir des habitués. En plus, ce n’est pas dans la grande rue principale bruyante, mais dans une petite rue piétonne très tranquille et vraiment agréable. Le restaurant est tout petit ; déco simple voir inexistante, table au design simple et épurée… bref, s’ils se revendiquent moderne, ils assument jusqu’au bout. Il s’agit d’une petite affaire familiale. Quand on arrive, il y a un couple qui nous accueille. Elle est d’origine asiatique (je l’imagine, logiquement, thaïlandaise) lui est Australien. Et très sympa. On discute un peu. Prof de linguistique, qui a vécu à droite, à gauche, qui parle plusieurs langues. Les quelques échanges font du bien.
La carte offre un choix intéressant, sans être trop complet. Pas besoin d’hésiter pendant des heures donc. On est venu ici grâce à une promotion pré payée sur internet (réseau qui, par contre, ne justifie pas que je leur fasse de la pub). On a donc le droit à une entrée, un plat principal, un dessert, et un verre de vin ou une bière. J’étais partant pour un rosé, mais le serveur nous déconseillera avec beaucoup d’entrain de goûter aux rosées australiens. Soit. Ce sera donc un blanc.
On continuera avec un petit assortiment d’entrée. Rouleaux de printemps végétariens particulièrement goûteux, accompagnés d’une petite sauce aigre douce des plus agréable. Deux ou trois autres petites choses, aussi, que j’ai bêtement oublié de prendre en photo. Le « Fish Cake » est, lui aussi, particulièrement bon.
Au moment de passer la commande, le serveur nous a demandé si on voulait partager les plats. Du coup, il sert les plats l’un après l’autre. J’aime bien l’idée.
Ma poitrine de canard rôtie lentement dans une sauce rouge au curry, tomate, ananas est un pure délice. La présentation est superbe, et la sauce est épicée à la perfection. Les crevettes géantes d’Iris, avec champignon, riz, ail, poivre noir et flocon de chillis sont tout simplement magnifique. Un régal autant pour les yeux que pour le palais.
On terminera le tout avec une petite boule de sorbet à la mangue. Parfaite pour digérer après un repas au final bien consistant. On est ravis de l’expérience. On garde l’adresse dans un coin de la tête avec l’intention manifeste d’y retourner. Surtout qu’en fait, une entrée chacun et un plat partagé, ça suffit largement pour deux.
Y’a pas à dire, ça rebooste !
Toc toc toc
Se faire réveiller par quelqu’un qui frappe un grand coup à la fenêtre, ça surprend toujours. Surtout quand il est 7h30 du matin. Et encore plus quand on habite au premier étage. J’ai fait le tour de l’appart avant de comprendre ce qu’il se passait.
En fait, c’est simplement un idiot d’oiseau local qui s’était exploser la tête sur la vitre. Alors même que les stores étaient fermés à l’intérieur. Enfin, il est idiot, peut être, mais il est bien joli. Alors j’en ai profité.
Je n’ai pas acheté de téléphone portable
Quand je jouais à Magic the Gathering (oh la lointaine époque !) on appelait ça une combo.
Je me suis acheté un iPod Shuffle. Pis j’avais déjà un numéro de téléphone skype. Et j’ai aussi un modem wifi + 4G avec 7h d’autonomie qui mesure 4 centimètres à peine.
Pinaise, ça en fait des termes techniques.
En traduction française, ça veut dire que je peux partir me balader avec mon modem wifi + 4G dans la poche. Celui-ci reste donc connecté à internet. Et donc mon iPod shuffle aussi. Et donc, Skype est en permanence actif, je peux appeler et recevoir des appels. Et j’ai accès à internet partout (à condition, évidemment, de me balader avec mon modem).
Mais non, je n’ai pas de téléphone portable. Bon.
L’Aquarium de Sydney.
Je me souviens d’un trajet Montréal-Québec que l’on avait fait avec Iris. La troisième passagère nous expliquait son amour incommensurable pour les grands aquariums. Pas celui que vous avez dans votre salon. Les grands très chers dans les grandes villes, où vous pouvez voir requins, dauphins, bélugas… elle n’était pas intéressée avoir les poissons en liberté. Elle voulait juste faire le tour de tout les aquariums du monde. Et nager avec des dauphins au Mexique dans leurs magnifiques resort…
Je dois bien avouer que j’aime bien les aquariums moi aussi, mais que ce n’est pas une raison suffisante pour me faire aller quelque part. Par contre, quand il y en a un où je suis, je veux bien en profiter. Surtout que grâce à Alyson, l’amie d’Iris, on avait deux entrées gratuites pour y aller. Alors on en a profité. C’est quand même bien de jouer les touristes un peu ! Alors après le magnifique aquarium de Vancouver, le superbe aquarium de Dalas, voilà le grandiose aquarium de Sydney !
Avec aussi la catégorie « Dieu a le sens de l’humour » :
Ainsi que «chérie, attention, derrière toi » :
Enfin, si vous préférez une petite version vidéo :
Le petit garçon chez le vendeur de crèmes glacée
Je sais, Iris dira que c’est de la réutilisation. Je lui ai sorti cette métaphore hier. Il n’empêche qu’elle me plait bien et représente bien comment je me sens en ce moment.
Je me sens comme un petit garçon qui vient de rentrer chez un vendeur de crèmes glacées, avec 97 parfums différents à ma disposition, incluant de nombreux que je ne connais pas. Et surtout, le magasin a une option « all you can eat ».
Je regarde, et je cours dans tout les sens. Imaginant le goût d’un parfum, me demandant si j’aimerais un autre. Je pourrais bien évidemment me ruer sur les parfums à base de chocolat. Après tout, ce sont des valeurs sûres. On n’est jamais trahi par une crème glacée au chocolat. Alors que celle aux oeufs d’ornithorynque pourrait éventuellement être surprenante. Mais en même temps, pourquoi ne pas essayer ?
J’ai passé beaucoup de temps à voyager en Amérique du Nord. Ces voyages m’ont presque toujours ramené vers la côte ouest, et je me suis souvent imaginé les colons abandonnant tout pour partir à la découverte de ces espaces encore inconnus. Je les ai toujours imaginé abandonnant une vie de misère, pour une vie encore plus difficile mais pleine de promesses. Je les ai imaginé douter, souffrir, avoir peur ; motivé uniquement par l’espoir.
À aucun moment, je n’ai pu imaginer qu’ils soient enthousiastes.
Quand je suis arrivé à Montréal, il y a plus de dix ans maintenant, mon inscription à l’université était déjà faite. J’avais un visa hyper restreint. J’étais jeune. J’avais un peu d’expériences. Pas tant que ça.
Dix ans plus tard, je suis toujours jeune. Mais j’ai beaucoup plus d’expériences. J’ai un visa relativement ouvert aux opportunités. Et surtout, je déborde d’enthousiasme, avec cette impression que pour une fois, tout est possible. Aucune contrainte, aucun blocage, aucune obligation.
Et je me mets à regarder les colons d’un autre oeil. Et si il n’y avait pas juste l’espoir, mais un enthousiasme gigantesque motivé par l’infinité des possibilités qui s’offraient à eux ? Savoir que là où vous allez, absolument tout est possible, si vous avez le courage et la motivation ?
Il y a une brasserie qui s’appelle la « Malt Shovel Brewery ». Sur leur bière, une petite étiquette explique qu’ils brassent leurs bières en hommage aux convicts de la première flotte, notamment James Squire. Celui-ci a profité de la liberté offerte par la déportation pour ouvrir la première brasserie en Australie.
Je n’ai pas l’intention d’ouvrir une brasserie. Pas plus que celle de m’installer ici en permanence. Par contre, j’ai bien l’intention de profiter au maximum de toutes les opportunités que l’Australie a à m’offrir pour le temps que j’y resterais.
Sur les trotoirs et les terrasses de Sydney
J’ai hésité à donner comme titre quelque chose comme « de l’essence de la vacuité ». Mais je me suis dit que ça allait faire un peu trop pompeux. Et puis ça ne veut pas vraiment dire ce que je voulais dire de toutes façons. Alors bon…
Le temps passe à une vitesse assez impressionnante. Ça fait déjà plus de trois semaines que l’on est à Sydney. Difficile de s’en rendre compte à vrai dire. Et jusqu’à présent, si j’ai quand même écrit un peu sur ce qu’il se passait, le ressenti n’a pas eut trop sa place. Je voulais prendre le temps, ne pas m’arrêter sur les premières impressions, faire le tri. Essayer de rester objectif.
Au final, je n’ai pas vraiment encore d’opinions définies sur la question. Je continue à observer, à attendre, à observer. À vrai dire, c’est la première fois que je me trouve dans la situation de découvrir une nouvelle vie avec autant de temps devant moi. Et avec autant de restrictions dans le même temps. Comme par exemple le fait de devoir trouver du travail, et de devoir minimiser les dépenses au maximum en attendant.
Parce qu’une chose est sûre, et saute très rapidement aux yeux. La vie à Sydney est chère. Très chère. Le problème revient. Souvent. Quand on cherche un appart. Quand on veut prendre le bus. Quand on veut se payer une bière. Quand on veut aller au cinéma. Quand on envisage d’aller à un festival. Quand on veut manger au restaurant. Évidemment, je pense/espère que ce problème sera réglé une fois que la question du travail sera réglée (je ferais prochainement une mise à jour sur cette importante question).
Une autre chose est sûre également. Sydney est une ville magnifique. Il s’agit bien évidemment de mon opinion à moi. Iris voit les choses différemment. Je lui laisserais le plaisir de s’exprimer sur la question.
Sydney est magnifiquement belle. On prend la situation magnifique de Vancouver, sur le bord de l’eau, les grattes-ciel récents, une recherche architecturale intéressante, on ajoute les palmiers et le soleil de San Francisco. Les rues sont propres, on ne trouve pas vraiment de vieux bâtiments en ruine abandonnés… d’un point de vue purement esthétique, donc, il se pourrait bien que j’envisage d’affirmer que Sydney est plus belle que Chicago, San Francisco ou Vancouver.
C’est très clairement de cette dernière que Sydney se rapproche le plus. Et je ferais exactement les mêmes critiques pour la capitale du New South Wales que pour la plus grande ville de Colombie Britannique. La ville est trop propre, trop belle, trop plastique. Il manque la patente qui vient marquer Montréal et San Francisco. Il manque un peu de « trash », d’humanité, de vie. Comme un appartement design parfaitement rangé manque de chaleur, Sydney est assez froide. Il n’y a rien qui dénote. Rien qui ne ressorte. Rien qui s’essaie à dire quelque chose.
On a beaucoup marché. On n’a évidemment pas encore tout vu, mais on a repéré quelques quartiers. Ça manque de petites boutiques ouvertes par des audacieux. Où est le styliste qui a parti son petit projet pour vendre les vêtements qu’il dessine avec beaucoup de soin et de goût ? Pourquoi tout le monde est pareil, identique, construit sur un même moule ?
Je parlais de vacuité au début, et là encore, je me retrouve un peu à Vancouver. Avec des gens tous sur le même modèle, sur le même style. Le dernier jean griffé, la dernière robe à la mode. Plus c’est court, mieux s’est. Les chaussures que les filles portent pour sortir les vendredis et les samedis, mon amie danseuse à Montréal aurait qualifié ça de « chaussure de strip teaseuse ». Au vue de la démarche et de la tenue, on n’en est pas si loin.
Notre quartier, c’est LE quartier pour sortir. On se croirait sur la rue Crescent à Montréal, et ça en est assez déprimant. Même en s’éloignant un peu, les gens ne nous font pas envie. Les bars ne nous font pas envie. Et le prix de la bière non plus. Alors on continue d’observer, pour le moment, curieux.
J’ai souvent entendu dire que le Québec était à mi-chemin entre l’Europe et l’Amérique du Nord, et je n’ai jamais été d’accord avec cette affirmation. Par contre, je la reprends soudain volontiers pour Sydney. Un mode de vie nord américain, un modèle de ville nord américain, mais des rues dans tout les sens, des changements de directions, et aucun angle droit. Dans les épiceries, on se sent plus en Europe qu’aux États Unis. Mais quand on quitte la rue Georges, pour prendre la rue William avant de tourner sur Victoria, on se dit qu’à Montréal, au moins, les noms de rue ont plus de charme ! Ce mélange des genres me surprend. En fait, il nous surprend tout les deux. Si moi je suis un peu déstabilisé par le côté européen de la ville, c’est le côté nord américain qui énerve Iris. Mélange assez intéressant.
Et puis Sydney, c’est aussi une ville de backpackers. Français et Allemand principalement qui, comme nous, débarque ici avec un sac à dos et plein d’ambitions. Ils vont devenir serveurs dans un bar ou dans un restaurant, découvrir la ville et faire la fête tout les soirs. Là où certaines villes tirent de cette déferlante de voyageurs un petit côté bobo qui a quand même un certains charme (je pense à Nelson, en Colombie Britannique, ou même à San Francisco), ou d’autres deviennent plutôt trash (comme Montréal ou Portland, dans l’Oregon), Sydney, elle, ne voit là dedans qu’une magnifique pompe à fric. Les revendeurs de van fleurissent à tout les coins de rue. Tout comme ces agences qui vous proposeront les meilleurs tarifs pour aller voir la grande barrière de corail, et Ayers Rock. A un prix défiant toute concurrence, et garanti imbattable bien évidemment. Le backpacker peut oublier son guide du routard à Sydney. Il est mieux de sortir sa carte American Express !
Moi, pour le moment, l’Amex j’en ai pas. j’ai juste des cartes de crédits dans deux devises différentes. J’en aurais bientôt une nouvelle dans une nouvelle devise. Je reste un peu mitigé pour l’instant sur Sydney, car la ville semble avoir beaucoup à offrir à celui qui peut se le payer. Et j’ai bien l’intention d’en avoir les moyens très bientôt.
Si dors et déjà je déconseillerais à des personnes voulant faire un voyage économique de passer plus de 4 ou 5 jours à Sydney, je me réserve encore pour les conseils que je donnerais à des voyageurs plus aisés. Ou un PVTiste qui aurait un job comme graphiste… qui sait !
Petit guide pratique du nouvel arrivant à Sydney
Nouvel hémisphère, nouveau continent, nouveau pays, nouvelle ville. Ça demande quand même un certains nombre d’adaptations, et ça prend un petit moment pour tout mettre en place. Mais tranquillement, l’oiseau fait son nid, et le PVTiste s’installe. Il y a ces choses auxquelles on a pensées ; il y en a même qu’on peut anticiper. Et puis il y a ce que l’on découvre sur place. Et ça garde bien occupé.
L’activation du PVT
C’était la première fois que j’allais quelque part avec un PVT. Mais des visas divers et variés, j’en ai quelques uns à mon actif. Trois, pour être exact : deux visas étudiants au Québec, puis une résidence permanente. À chaque fois, ça a été les questions, les échanges, et des délais horriblement longs aux douanes. Alors quand on a dit à la madame « on vient en PVT pour une année » et qu’elle s’est contenté de nous mettre un tampon dans notre passeport, sans même demander un seul papier (numéro de dossier, preuves financières, etc…) on a un eut un doute. Suffisant pour que je fasse demi tour et que je demande à quelqu’un d’autre. Mais non. Un PVT, en Australie, c’est juste un tampon qui prend 5 minutes à avoir et qui permet de rester une année. Bon… ça, c’est simple, et c’est fait.
La recherche d’appartement
C’est sans doute par là que tout commence. Parce qu’avoir un appartement, c’est moins cher que l’hôtel ou l’auberge de jeunesse. Et beaucoup plus confortable. Et puis ça permet aussi d’avoir une adresse à donner à ces centaines de personnes qui veulent absolument connaître votre adresse. Plusieurs petites subtilités à savoir au moment de chercher un appartement :
- – Les loyers sont toujours indiqués à la semaine (pw : per week) et doivent être payées aux deux semaines.
- – En général, on vous demande également une caution représentant quatre semaines de loyers.
- – Comme on paie toujours le loyer deux semaines à l’avance, préparez vous donc à payer 6 semaines de loyer (un mois et demi) d’un coup au moment de la signature du bail. Vu le montant des loyers, vous avez intérêt à anticiper et à avoir du liquide devant vous, une carte de crédit étant généralement plafonné à 500AUD par retrait. Ou alors plusieurs cartes de crédit. C’est une expérience intéressante que de se poser devant une machine puis d’insérer les cartes, les unes après les autres. Il m’en a quand même fallu quatre pour avoir assez d’argent !
- – On vous demandera évidemment si vous travaillez. À priori, l’argument « je viens d’arriver en PVT, et pour obtenir mon PVT il m’a fallut prouver que j’avais suffisamment de ressources disponibles à savoir 3000$ » a été plutôt bien perçu comme argument.
- – Les baux sont la plupart du temps de 3 ou 6 mois. Au delà, un préavis de deux semaines permet d’y mettre fin.
Internet reste bien évidemment le meilleur moyen pour trouver un appartement. Gumtree (http://sydney.gumtree.com.au) sera probablement votre meilleur ami. Vous trouverez aussi des choses intéressantes sur http://rent.com.au et http://realestate.com.au . Bon à savoir également : les visites sont généralement à une date et une heure précise (du moins quand assurée par un agent immobilier). Vous serez donc un petit groupe à visiter l’appartement, et à le vouloir en même temps. À priori, les appartements ne restent pas disponible bien longtemps. Inutile de remonter plus d’une semaine en arrière dans l’historique des petites annonces.
Trouver un travail
La recherche d’emploi sera probablement la deuxième urgence à régler. À moins que vous soyez arrivé avec des ressources illimitées, vous verrez que l’argent s’envole vite en arrivant à Sydney. Le PVT ne permettant pas d’accepter de contrats de plus de 6 mois, ça vous ferme un certain nombre de portes. Par contre, le monde de l’hôtellerie, de la restauration et du service sont bien habitués à voir des gens débarqués de partout dans le monde et ne pouvant pas travailler plus de six mois. Pour trouver un emploi, Gumtree est encore une possibilité. Mais vous aurez à faire face à beaucoup de concurrence. L’idéal reste donc de vous faire un CV à la mode australienne, et de vous promenez un peu partout dans les rues en cherchant les feuilles annonçants « now hiring » et « staff wanted ».
Si vous voulez aller chercher du côté d’internet, quelques petites ressources utiles :
- – www.seek.com.au : le principal moteur de recherches de travail en Australie. Vous y trouverez également pas mal de conseils (notamment sur comment faire un CV à l’australienne) et la possibilité de vous créez un profil, en espérant qu’un employeur vous contact directement).
- – www.monster.com.au : là aussi, un site de recherche assez généralisé, qui vous donnera accès à pas mal d’annonces
- – www.theloop.com.au : celui-ci m’a beaucoup plus intéressé, puisqu’il est plus orienté graphisme, marketing, vidéo, etc… jobs plutôt créatifs donc. Plusieurs modes de recherches, très pratique également pour les pigistes/freelancers.
Pour travailler en Australie, il vous faudra un TFN (Tax File Number). Comme vous le verrez partout, ce numéro n’est pas obligatoire. Par contre, si vous n’en avez pas, vous allez être plus que hyper taxé au niveau impôt sur le revenu. Ça s’obtient en 10 minutes sur internet (cherchez TFN dans votre moteur de recherche préféré). Par contre, il faut être déjà rendu en Australie pour en faire la demande. En obtenir un est gratuit, et le numéro vous suivra toute votre vie. Il vous sera envoyé par la poste, sous une semaine environ. Vous pouvez commencer à travailler même si vous n’avez pas reçu votre TFN, et le donner plus tard à votre employeur.
Si vous voulez travailler à votre compte (travailleur autonome) il vous faudra un ABN (Australian Business Number). Là encore, c’est gratuit et la demande se fait sur internet (http://abr.gov.au). Vous pouvez faire une demande sans avoir reçu votre TFN, mais j’imagine que c’est mieux d’attendre de l’avoir.
Deux grands classiques pour les PVTistes : travailler dans un café, ou dans un bar. Là encore, deux choses à savoir. Pour les australiens, le café fait parti de la culture. Il en existe de nombreux types différents, et vous avez donc intérêt à parfaitement maîtriser l’art de faire le café. Si ça n’entre pas dans vos compétences, vous trouverez très facilement des formations comme « barista ». Généralement sur une ou deux journées. Comptez une centaine de dollars. On vous apprendra à utiliser la machine à café au mieux pour rendre vos clients heureux.
Pour avoir le droit de vendre, ou de servir de l’alcool, vous avez besoin du RSA : Responsible Service of Alcohol. Il s’agit d’une formation qui dure 6 heures, et qui coûte une centaine de dollars également. On vous apprendra les différentes lois qui régissent le service de l’alcool. Ne vous inquiétez pas : c’est juste une formalité. Même si vous ne parlez pas très bien anglais, vous pourrez obtenir la certification sans problème. Vous n’apprendrez pas grand chose, même si c’est quand même assez intéressant d’un point de vue culturel (le rapport des australiens à l’alcool). Des formations, il y en a tout les jours, aux quatre coins de Sydney. Pas besoin, à priori, de réservez six mois à l’avance. Je n’ai eut aucun problème à en trouver une avec 12 heures de préavis. Une fois la formation terminée, on vous donne un certificat temporaire, à présenter à votre employeur. Ce certificat est valide deux mois. Avant son expiration, il vous faudra aller dans un bureau de poste pour vous faire faire une carte certifiée. Celle-ci est valide 5 ans et est gratuite (inclue dans les frais que vous payez pour passer le RSA). Il en coûte 30$ si vous la perdez.
Internet et le téléphone
Ça aussi, ça rentrera très probablement dans vos priorités. Parce que pour trouver un appartement et un travail, avoir au moins un numéro de téléphone, ça peut être pratique. Même si, à priori, pour avoir un numéro de téléphone, il vous faudra une adresse.
Deux options évidentes pour le téléphone : ligne fixe, ou portable ? La plupart des voyageurs ayant déjà un portable, la décision se prendra probablement d’elle même. Il suffira de changer de carte SIM pour pouvoir utiliser votre téléphone ici. Soit en mode prépayé, soit avec un abonnement mensuel. C’est à vous de voir. Pour la ligne fixe, sachez qu’il utilise plusieurs opérateurs différents, mais qu’en règle générale, il vous en coutera 30$ par mois, avec des frais d’activation de 60$ si vous ne prenez pas un contrat de deux ans.
Côté internet, les options sont un peu plus nombreuses, et ça dépend de l’utilisation que vous en faites. Si vous êtes ravis avec votre téléphone et/ou votre tablette, vous n’aurez qu’à trouver un plan qui vous convienne. Par contre, pour tout ce qui est installation fixe (si vous voulez internet à l’intérieur de votre appart, via fibre optique, adsl, adsl2, etc…) vous vous heurterez au même problème que pour le téléphone : des frais d’activations d’environ 70$ si vous ne prenez pas de contrats de deux ans. Si ça vous intéresse, il est possible d’opter pour une option « naked adsl ». On vous envoie l’ADSL, mais pas de ligne de téléphone. Sauf que les tarifs sont relativement aberrants, et l’option pas forcément intéressante.
J’ai cherché un bon moment parmi toutes les options avant de finalement trouver une solution qui me plaise qui consiste à m’essayer à l’accès internet mobile : un modem wifi-4G, sur lequel il est possible de brancher jusqu’à 5 périphériques (ordinateur, tablette, téléphone, etc…) en même temps. L’avantage, c’est qu’il n’y a pas de frais d’activation. Dépendant des fournisseurs, le modem vous coûtera dans les 70-80$. À moins que vous ne preniez un plan d’une année, au quel cas il devient gratuit. Le gros avantage de cette option c’est que, à moins d’avoir prévu de passer une année à Sydney, votre internet mobile vous accompagnera partout pendant votre voyage. Au niveau des tarifs (rapportés à une année), c’est ce qui m’a paru le plus intéressant, mais aussi le moins contraignant. Le prix dépend évidemment de la quantité de bande passante dont vous avez besoin par mois, et si vous prenez un contrat au mois (même quantité à tout les mois) ou une option avec recharge.
Pour le moment, le 4G n’est disponible que dans les grandes villes (Sydney, Adelaide, Melbourne, Perth) et uniquement par le biais de Vivid Wireless. Je ne doute pas que le réseau s’étendra rapidement et s’ouvrira aux autres fournisseurs (Telstra, Virgin, Vodafone, Optus, Dodo, iiNet, etc…).
Le site Compare Broadband (http://www.comparebroadband.com.au) offre un outil de comparaison assez intéressant, si vous voulez essayer de vous retrouver dans toutes les offres.
Autre petit détail à prendre en compte : certaines compagnies (la plupart des compagnies en fait) offre une couverture uniquement sur la côte est. Renseignez-vous bien avant d’acheter, pour ne pas avoir à changer de fournisseur si vous décidez de partir dans le bush !
Électricité
Il existe sur Sydney une douzaine de fournisseurs d’électricité. En réalité, vous n’aurez probablement pas à vous poser la question duquel vous allez choisir. Faire appel au même fournisseur que le précédent locataire restera l’option la plus simple. Mais si vous voulez magasinez un peu, allez faire un tour sur Switch Wise (http://www.switchwise.com.au) qui vous présentera les différentes options qui s’offrent à vous.
Petite particularité : au moment de l’ouverture de votre contrat, on vous demandera quelle part d’énergie verte vous voulez utiliser. Vous aurez le choix entre 0, 10, 25, 50, 75 et 100%. Plus vous voudrez être vert, plus il vous en coûtera… Par exemple, pour 10% d’électricité d’origine verte, votre facture sera majorée de 15$ par mois. Oui oui, c’est un prix fixe, pas proportionnel. Cherchez l’erreur.
Aussi, une caution de 350$ vous sera demandée si jamais vous ne liez pas un compte bancaire (prélèvement automatique) à votre compte d’électricité. Les factures sont habituellement aux trois mois.
Autres factures
Vous serez peut être aussi amené à payer pour l’eau et pour le gaz. Les deux étant inclus dans le prix de notre loyer, par contre, je ne peux pas vraiment en dire plus pour le moment.
Compte en banque
Sans doute un peu moins urgent dans un premier temps, ça reste quand même extrêmement important à un moment. Un employeur, par exemple, demandera à vous payer par virement bancaire, les chèques lui entraînant des frais. Les compagnies d’électricité vous demanderont aussi de lier un compte à votre facture, ou de bien vouloir payer une caution de 350$. Et puis bon, un compte en banque, c’est toujours utile ! Une première recherche vous informera que l’Australie compte 4 banques principales :
- – ANZ
- – Westpac
- – Commonwealth
- – Nab
À partir de là, c’est pas mal blanc bonnet et bonnet blanc. Ils offrent à peu prêt les mêmes services, et sont présents partout en Australie. Westpac à un mini avantage sur ses concurrents : un accord avec BNP Paribas, qui vous exonère de frais en cas de retrait aux guichets Westpac. Attention : on ne parle bien ici que de retraits. Il y a des frais sur les autres opérations (virements) interbanque.
Voilà… en principe, avec ça, vous devriez être bon pour survivre et vous occuper les dix premiers jours…
Un peu plus en profondeur dans les rues de Sydney
Le temps passe à la fois vite et lentement. Le plus important a été fait. On est sûr de ne pas dormir sous les ponts. Mais il en reste encore pas mal à faire dans la liste des choses pratiques. Accès internet, téléphone, changer l’abonnement pour l’électricité, ouvrir un compte en banque… et trouver du travail. Parce que sans travail, il est possible qu’on ne garde pas notre appartement bien longtemps !
Alors pendant que j’apprends à servir de l’alcool de façon responsable, Iris, de son côté, apprend à faire le café dont vous aurez besoin le lendemain matin, si je ne me montre pas assez responsable.
Responsable, d’accord, mais encore ? Le gouvernement australien a décidé d’essayer de diminuer les effets de l’alcool sur sa population. La consommation de bières semble, d’après nos premières observations, un passe temps assez répandu. L’Australie se classe 12e au monde en terme de consommation d’alcool par habitant. Loin derrière un certain nombre de pays d’Europe… une loi, la Liquor Act 2007 a donc été adoptée. En 2007, comme vous l’avez sans doute devinez. Son objectif : rendre les consommateurs plus raisonnables. Par la responsabilisation des serveurs. Toute personne ayant à vendre ou à servir de l’alcool en Australie doit donc passer le RSA (Responsible Service of Alcohol) ; ça consiste en une formation de 6 heures, au cours de laquelle on vous parle des effets de l’alcool, et de toutes les lois qui l’entourent. Six heures relativement longues et ennuyeuses dans l’ensemble, mais qui sont désormais derrière moi. Me voilà rendu un serveur responsable. Ouf !
En fait, la chose la plus notable dans la loi australienne, et l’interdiction de servir/vendre de l’alcool a une personne ayant trop bu. Il est de la responsabilité du serveur/vendeur de dire « non, désolé, vous avez trop bu, vous devez vous en aller maintenant » ; et dans le même temps, proposer d’appeler un taxi, ou insister pour prendre le bus. Dans les faits, je n’ai pas encore vu comment ça se passait. On verra bien.
Moi, en tout cas, j’ai mon RSA, et j’ai donc pu porter mon CV dans la petite épicerie fine / restaurant simple qui vend du fromage, du vin et de la bière, à deux minutes d’ici. Je passe en test jeudi après midi. On verra si ça abouti sur quelque chose ou pas !
À côté de ça, l’immersion dans Sydney continue. Je commence à ressentir la ville. La façon dont elle vibre, dont elle vit. Je n’en ai que des aperçus pour le moment. Un peu flous et indistincts. Donc je préfère continuer d’attendre avant d’en parler plus. Pouvoir traverser Sydney en moins de 30 minutes à pied depuis l’appart, ça fait que j’ai déjà effectué la traversée un certain nombre de fois. À prendre le pouls de certains quartiers, à regarder les immeubles qui gratouillent les immeubles tout la haut. Et simplement à regarder, respirer, écouter… le plan commence à être assez précis dans ma tête également. Bref… fidèle à mes habitudes, je prends le plus de temps possible pour découvrir…
Et puis Sydney, c’est une ville où il y a des feux d’artifices certains soirs, alors forcément, en temps que montréalais, je ne peux pas vraiment rester indifférent !
Et on continue à découvrir tranquillement la faune de Sydney. Avec un modèle local d’écureuil :
Une première semaine à Sydney
Bon, le retard sur le voyage à Bali est quasiment complètement rattrapé. Il ne reste plus qu’à rajouter quelques vidéos, ce qui ne saurait tarder. Mais rendu là, il est temps aussi de passer aux choses sérieux : Sydney.
Parce que bon, hein… après tout, c’est quand même un peu pour ça qu’on est parti ! Et le temps passe tellement vite que ça fait déjà une semaine que notre avion s’est posé, avec délicatesse, à l’aéroport. On a récupéré nos bagages sans problème, ma flûte n’avait pas de bobos, et Alyson, l’amie d’Iris qui devait nous héberger au début du séjour, était bien là.
Normalement, quand je suis en voyage, surtout dans une ville, en une semaine, j’ai eut le temps d’en faire huit fois le tour. Mais pour l’occasion, c’est quand même un peu différent. L’opération « tourisme » est reléguée à la deuxième place. Parce qu’il y a beaucoup d’autres urgences pour le moment : trouver un appart, trouver un job, arriver, ouvrir un compte en banque, faire quelques démarches administratives… Je m’étais donné une semaine pour que l’on se trouve un appartement. Chiffre un peu au hasard, ne connaissant pas la situation immobilière à Sydney, et qui représentait plus un idéal. Posé devant les petites annonces, un téléphone à la main.
Au final, on n’aura pas fait tant de visites que ça. Arrivant de Montréal, je ne peux pas m’empêcher de trouver les appartements chers. Et relativement vétuste pour le prix. Y’en avait bien un au trentième étage, avec une vue vraiment superbe sans vis à vis et, à priori, une piscine sur le toit au quarantième. Mais en même temps, il était pas si propre et si beau que ça. Et puis bon, le prix était un peu trop élevé quand même. À la place, on s’est finalement retrouvé au premier étage, dans Elizabeth Bay. Un des quartiers à priori les plus dynamiques ; pas très loin des endroits où tout le monde sort. Si tout se passe bien, on devrait pouvoir être en une demi heure ou moins absolument partout. Plage, opéra, jardin botanique, centre ville… maintenant que l’on est en plein centre ville, on devrait pouvoir vérifier tout ça rapidement.
Là encore, l’appartement est un peu vétuste, et pas bien grand. Studio une pièce. Si on considère que l’on paie plus cher que l’appart que je partageais avec Estelle, des fois, on se pose des questions. Mais bon, ça nous plait, c’est tranquille, on devrait être bien, et on y emménage aujourd’hui même. On a trouvé notre appartement en une semaine. Objectif atteint. « Emménager » est un bien grand mot. C’est meublé, équipé. Alors il va nous falloir acheter une paire de draps, un rideau de douche, et c’est tout pour commencer. Parfait.
Prochain objectif, prochaine deadline : encore une semaine pour trouver un job. J’ai envoyé pas mal de CV à des agences de graphisme, mais je n’y crois pas trop. J’espère quand même, on verra. Mais maintenant que l’on sait où l’on habite, on va pouvoir sillonner le quartier, les CVs à la main. On verra ce que ça va donner !
Bon… c’est bien beau la vie pratique, mais… et Sydney dans tout ça ?
Personnellement, je trouve la ville magnifique ! Il faut juste que je m’habitue aux pigeons du coin, ensuite ça ira mieux.
Maintenant que l’on a un chez nous, on va aussi commencer à s’impliquer dans les événements couchsurfing et le reste. Bref, je vous reviens bientôt avec une première opinion sur la ville !


























