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Sur les trotoirs et les terrasses de Sydney
J’ai hésité à donner comme titre quelque chose comme « de l’essence de la vacuité ». Mais je me suis dit que ça allait faire un peu trop pompeux. Et puis ça ne veut pas vraiment dire ce que je voulais dire de toutes façons. Alors bon…
Le temps passe à une vitesse assez impressionnante. Ça fait déjà plus de trois semaines que l’on est à Sydney. Difficile de s’en rendre compte à vrai dire. Et jusqu’à présent, si j’ai quand même écrit un peu sur ce qu’il se passait, le ressenti n’a pas eut trop sa place. Je voulais prendre le temps, ne pas m’arrêter sur les premières impressions, faire le tri. Essayer de rester objectif.
Au final, je n’ai pas vraiment encore d’opinions définies sur la question. Je continue à observer, à attendre, à observer. À vrai dire, c’est la première fois que je me trouve dans la situation de découvrir une nouvelle vie avec autant de temps devant moi. Et avec autant de restrictions dans le même temps. Comme par exemple le fait de devoir trouver du travail, et de devoir minimiser les dépenses au maximum en attendant.
Parce qu’une chose est sûre, et saute très rapidement aux yeux. La vie à Sydney est chère. Très chère. Le problème revient. Souvent. Quand on cherche un appart. Quand on veut prendre le bus. Quand on veut se payer une bière. Quand on veut aller au cinéma. Quand on envisage d’aller à un festival. Quand on veut manger au restaurant. Évidemment, je pense/espère que ce problème sera réglé une fois que la question du travail sera réglée (je ferais prochainement une mise à jour sur cette importante question).
Une autre chose est sûre également. Sydney est une ville magnifique. Il s’agit bien évidemment de mon opinion à moi. Iris voit les choses différemment. Je lui laisserais le plaisir de s’exprimer sur la question.
Sydney est magnifiquement belle. On prend la situation magnifique de Vancouver, sur le bord de l’eau, les grattes-ciel récents, une recherche architecturale intéressante, on ajoute les palmiers et le soleil de San Francisco. Les rues sont propres, on ne trouve pas vraiment de vieux bâtiments en ruine abandonnés… d’un point de vue purement esthétique, donc, il se pourrait bien que j’envisage d’affirmer que Sydney est plus belle que Chicago, San Francisco ou Vancouver.
C’est très clairement de cette dernière que Sydney se rapproche le plus. Et je ferais exactement les mêmes critiques pour la capitale du New South Wales que pour la plus grande ville de Colombie Britannique. La ville est trop propre, trop belle, trop plastique. Il manque la patente qui vient marquer Montréal et San Francisco. Il manque un peu de « trash », d’humanité, de vie. Comme un appartement design parfaitement rangé manque de chaleur, Sydney est assez froide. Il n’y a rien qui dénote. Rien qui ne ressorte. Rien qui s’essaie à dire quelque chose.
On a beaucoup marché. On n’a évidemment pas encore tout vu, mais on a repéré quelques quartiers. Ça manque de petites boutiques ouvertes par des audacieux. Où est le styliste qui a parti son petit projet pour vendre les vêtements qu’il dessine avec beaucoup de soin et de goût ? Pourquoi tout le monde est pareil, identique, construit sur un même moule ?
Je parlais de vacuité au début, et là encore, je me retrouve un peu à Vancouver. Avec des gens tous sur le même modèle, sur le même style. Le dernier jean griffé, la dernière robe à la mode. Plus c’est court, mieux s’est. Les chaussures que les filles portent pour sortir les vendredis et les samedis, mon amie danseuse à Montréal aurait qualifié ça de « chaussure de strip teaseuse ». Au vue de la démarche et de la tenue, on n’en est pas si loin.
Notre quartier, c’est LE quartier pour sortir. On se croirait sur la rue Crescent à Montréal, et ça en est assez déprimant. Même en s’éloignant un peu, les gens ne nous font pas envie. Les bars ne nous font pas envie. Et le prix de la bière non plus. Alors on continue d’observer, pour le moment, curieux.
J’ai souvent entendu dire que le Québec était à mi-chemin entre l’Europe et l’Amérique du Nord, et je n’ai jamais été d’accord avec cette affirmation. Par contre, je la reprends soudain volontiers pour Sydney. Un mode de vie nord américain, un modèle de ville nord américain, mais des rues dans tout les sens, des changements de directions, et aucun angle droit. Dans les épiceries, on se sent plus en Europe qu’aux États Unis. Mais quand on quitte la rue Georges, pour prendre la rue William avant de tourner sur Victoria, on se dit qu’à Montréal, au moins, les noms de rue ont plus de charme ! Ce mélange des genres me surprend. En fait, il nous surprend tout les deux. Si moi je suis un peu déstabilisé par le côté européen de la ville, c’est le côté nord américain qui énerve Iris. Mélange assez intéressant.
Et puis Sydney, c’est aussi une ville de backpackers. Français et Allemand principalement qui, comme nous, débarque ici avec un sac à dos et plein d’ambitions. Ils vont devenir serveurs dans un bar ou dans un restaurant, découvrir la ville et faire la fête tout les soirs. Là où certaines villes tirent de cette déferlante de voyageurs un petit côté bobo qui a quand même un certains charme (je pense à Nelson, en Colombie Britannique, ou même à San Francisco), ou d’autres deviennent plutôt trash (comme Montréal ou Portland, dans l’Oregon), Sydney, elle, ne voit là dedans qu’une magnifique pompe à fric. Les revendeurs de van fleurissent à tout les coins de rue. Tout comme ces agences qui vous proposeront les meilleurs tarifs pour aller voir la grande barrière de corail, et Ayers Rock. A un prix défiant toute concurrence, et garanti imbattable bien évidemment. Le backpacker peut oublier son guide du routard à Sydney. Il est mieux de sortir sa carte American Express !
Moi, pour le moment, l’Amex j’en ai pas. j’ai juste des cartes de crédits dans deux devises différentes. J’en aurais bientôt une nouvelle dans une nouvelle devise. Je reste un peu mitigé pour l’instant sur Sydney, car la ville semble avoir beaucoup à offrir à celui qui peut se le payer. Et j’ai bien l’intention d’en avoir les moyens très bientôt.
Si dors et déjà je déconseillerais à des personnes voulant faire un voyage économique de passer plus de 4 ou 5 jours à Sydney, je me réserve encore pour les conseils que je donnerais à des voyageurs plus aisés. Ou un PVTiste qui aurait un job comme graphiste… qui sait !
Un dimanche après midi sur le Mont Royal à Sydney
La tradition du dimanche après midi sur la montagne, à Sydney, est un peu différente.
D’abord, pour se rendre, on ne prend pas le métro :
Ensuite, on ne descend pas à la station Mont Royal, mais à Manly Warf.
Après, on réalise vite qu’il n’y a pas de montagne à l’horizon.
Et que ça manque de djembé.
En plus, là où on est allé, l’herbe elle poussait même pas !
Mais on s’est quand même fait notre premier meeting couchsurfing. Après un début un peu incertains (ça fera sûrement rire Simon d’apprendre qu’on a eut un énorme orage) on a finalement trouvé quelques couchsurfers égarés. Mais qui savait comment retrouver les autres couchsurfers non égarés. Que l’on a donc finalement rejoint.
J’ai même retrouvé une amie de Montréal. Le monde est petit, n’est ce pas ? Il ne manquait bien que les tams tams…
Prendre le bus à Sydney
C’est samedi, c’est la fin de semaine ; les habitants de Sydney vont à la plage. Tout comme les couchsurfers. Alors on s’est dit « et si nous aussi, on allait à la plage, histoire de narguer un peu nos amis à Québec qui sont sous la neige » ?
L’objectif semblait assez raisonnable après tout. Clovelly Beach, là où on aurait pu rejoindre un gars qui allait faire du snorkeling, c’est à peine à 8 kilomètres de chez nous. Un peu trop loin à pied ; et comme on n’a pas encore de roller ou de vélo, il ne nous restait que les transports en commun. Dont le principe est on ne peut plus simple. Et je vais de ce pas vous l’expliquer (en général, l’aspirine est dans la salle de bain ; c’est mieux de la préparer avant).
Jusqu’à présent, on avait eut à ne prendre que le train. Le train, c’est relativement simple : vous dîtes d’où vous partez, vous dîtes où vous allez, et on vous dit combien ça coûte. Question de distance. Vous avez des tickets aller simple, des tickets aller-retour, des passes quotidiennes, hebdomadaires, etc… le prix est en fonction de la distance, calculée en nombre de zone. C’est un classique, on était à Paris y a pas si longtemps, tout va bien.
Là où ça a commencé à se compliquer, c’est que pour aller à la plage, d’après le site internet des transports de Sydney, le plus simple c’est de prendre le train, puis le bus. Facile. Un train. Un bus. On est rendu. Oui, mais combien ça coûte ? Le site de la STM (Montréal) vous le dira. Même celui de la RATP (Paris) alors que le plan est complexe. Sydney, par contre, je pense que l’ingénieur qui avait prévu de programmer l’algorithme de calcul des prix s’est suicidé après 8 mois de travail.
- D’abord, sachez que les correspondances sont interdites entre les trains et les bus. Ça, ça m’a quand même pris 5 minutes à trouver sur le site internet. C’était prévisible, mais je voulais être sûr quand même.
- Si il y a des tarifs spéciaux pour les allers retours en train, il n’y en a pas en bus. Aller simple en train (courte distance) : 3.20$. Aller retour : 4,40$. À condition que vous revenez hors heure de pointe. Sinon, c’est plein tarifs le retour. En bus, par contre : aller simple : 2$, aller retour : 4 $.
Dans ma tête, le calcul paraissait simple : 4,40$ de train, 4$ de bus : 8,40$. Pour 7 kilomètres, environ 30 minutes.
Et si on essayait d’optimiser un peu ça ? Par exemple, au lieu de faire train + bus, on pourrait faire bus + bus. Avec un peu de chance, la correspondance est autorisée avec les bus… Cinq minutes plus tard, j’ai finalement réussi à trouver la réponse. Non, la correspondance n’est pas non plus autorisée sur les bus. En fait, la correspondance n’est jamais autorisée. Au moins, c’est simple.
Bon, mais il restait encore une option moins cher : 2 bus aller, 2 bus retour, ça revenait à 8$. Ça commençait à se préciser.
Jusqu’à ce que quand même, je me décide à vérifier autre chose. Parce que les bus aussi ont des zones. En fait, là encore, vous payez un bus en fonction du nombre de zones que vous traversez entre le point de départ et l’arrivée. Et là, forcément, ça se complique. Parce que les stations de trains, elles sont toujours à la même place. Mais un bus, on peut monter dedans n’importe où ou presque. D’après le site internet, « une zone de bus correspond environ à 1,6 kilomètres ». Facile donc : une fois à bord, je n’ai qu’à mesurer la vitesse moyenne du bus, chronométrer, et savoir combien de zones je vais traverser. Je suis bon en math, mes chances de survie avec la méthode ne sont pas nul. Mais pour le touriste qui malheureusement a voulu faire une carrière littéraire ?
Le littéraire, lui, il sait lire. Alors il profite du site internet. Il lit ; il cherche. Il regarde. Je finis par trouver l’information. Pour savoir le nombre de zones traversées, consulter le plan de la ligne d’autobus correspondant. Bon, ça prend un petit moment à trouver quelle ligne il me faut. D’abord, il faut trouver dans quel secteur vous allez, et télécharger la carte de secteur pour repérer votre bus.
Pour l’occasion, je reconnais être un peu mauvaise langue. En effet, j’avais déjà trouvé grâce à l’outil de calcul de déplacement quel bus je devais prendre. N’empêche, j’ai quand même eut besoin de me retrouver dans cette carte, quand j’ai voulu prendre l’option bus + bus.
Ceci fait, j’ai fini par trouver qu’il fallait que je consulte la ligne 360. Après un petit moment à chercher à nouveau, j’ai finalement trouvé.
Bon, au moins c’est plus clair. Et là, miracle. Le long de la ligne du 360, j’ai vu ces petits numéros. On part de la section 4, on va jusqu’à la section 7. C’est facile, c’est une question d’intervalle. Moi j’ai fait les études mathématiques. De 4 à 5 ça fait une section, de 5 à 6 ça fait deux sections, de 6 à 7 ça fait trois sections. Il nous faut donc un ticket trois sections.
Je tomberais un peu plus tard par hasard sur un mode d’emploi qui me dit « exemple : vous partez de 6, vous allez à 8, ça fait : 6-7-8 = trois sections ». Bon, eux ils ont pas compris le principe des intervalles. Sauf que là, évidemment, vue la distance parcourue, on ne parle plus de billets à 2$, mais de billets à 3,30$.
Donc, si on résume, pour savoir combien va vous coûter le transport, c’est très simple :
- utiliser le calculateur de déplacement, pour trouver un itinéraire qui vous convient
- si vous avez un déplacement en train, regardez sur le site du train le tarif pour aller de la station 1 à la station 2
- si vous avez des déplacements en bus, notez pour chaque ligne où vous embarquez, et où vous débarquez, ainsi que le numéro de la ligne
- télécharger le plan de chacune des lignes de bus correspondantes
- repérez sur chaque ligne votre point de départ et d’arrivée. Comptez le nombre de zones traversez. Consultez le tableau des tarifs correspondants.
Ça, franchement, si ça vous donne pas envie d’utiliser les transports en commun après ça ! Ça va que j’ai pas grand chose à faire, qu’on est samedi après midi, et que je sais à peu prêt me retrouver sur des sites internets mal conçus qui vous font rebondir sur trois quatre pages différentes quand vous cherchez une information.
Conclusion ? 4,40$ d’aller retour en train + 6,60$ d’aller retour en bus. 11$ pour aller faire du snorkeling ? On va passer notre tour. Non, à la place, on va plutôt aller profiter du jardin botanique, qui est à 20 minutes à pied d’ici, et qui est gratuit !
Et le plus tôt possible, je vais m’acheter des rollers.
Et puis tout n’est pas perdu. Demain, on rejoint des couchsurfers pour aller faire un bbq à la plage. Mais là, on y va en ferry !
Aujourd’hui, j’ai acheté l’internet
Après plusieurs jours d’hésitations et de documentation, c’est fait. On a enfin internet à la maison. En fait, on peut même avoir internet un peu partout où on veut, avec un magnifique modem wifi qui se connecte au réseau 4G australien. On fera donc probablement sans téléphone. Ou peut être qu’on achètera un portable. C’est à voir.
En tout cas, pour le moment, internet marche bien, et vite !
Un peu plus en profondeur dans les rues de Sydney
Le temps passe à la fois vite et lentement. Le plus important a été fait. On est sûr de ne pas dormir sous les ponts. Mais il en reste encore pas mal à faire dans la liste des choses pratiques. Accès internet, téléphone, changer l’abonnement pour l’électricité, ouvrir un compte en banque… et trouver du travail. Parce que sans travail, il est possible qu’on ne garde pas notre appartement bien longtemps !
Alors pendant que j’apprends à servir de l’alcool de façon responsable, Iris, de son côté, apprend à faire le café dont vous aurez besoin le lendemain matin, si je ne me montre pas assez responsable.
Responsable, d’accord, mais encore ? Le gouvernement australien a décidé d’essayer de diminuer les effets de l’alcool sur sa population. La consommation de bières semble, d’après nos premières observations, un passe temps assez répandu. L’Australie se classe 12e au monde en terme de consommation d’alcool par habitant. Loin derrière un certain nombre de pays d’Europe… une loi, la Liquor Act 2007 a donc été adoptée. En 2007, comme vous l’avez sans doute devinez. Son objectif : rendre les consommateurs plus raisonnables. Par la responsabilisation des serveurs. Toute personne ayant à vendre ou à servir de l’alcool en Australie doit donc passer le RSA (Responsible Service of Alcohol) ; ça consiste en une formation de 6 heures, au cours de laquelle on vous parle des effets de l’alcool, et de toutes les lois qui l’entourent. Six heures relativement longues et ennuyeuses dans l’ensemble, mais qui sont désormais derrière moi. Me voilà rendu un serveur responsable. Ouf !
En fait, la chose la plus notable dans la loi australienne, et l’interdiction de servir/vendre de l’alcool a une personne ayant trop bu. Il est de la responsabilité du serveur/vendeur de dire « non, désolé, vous avez trop bu, vous devez vous en aller maintenant » ; et dans le même temps, proposer d’appeler un taxi, ou insister pour prendre le bus. Dans les faits, je n’ai pas encore vu comment ça se passait. On verra bien.
Moi, en tout cas, j’ai mon RSA, et j’ai donc pu porter mon CV dans la petite épicerie fine / restaurant simple qui vend du fromage, du vin et de la bière, à deux minutes d’ici. Je passe en test jeudi après midi. On verra si ça abouti sur quelque chose ou pas !
À côté de ça, l’immersion dans Sydney continue. Je commence à ressentir la ville. La façon dont elle vibre, dont elle vit. Je n’en ai que des aperçus pour le moment. Un peu flous et indistincts. Donc je préfère continuer d’attendre avant d’en parler plus. Pouvoir traverser Sydney en moins de 30 minutes à pied depuis l’appart, ça fait que j’ai déjà effectué la traversée un certain nombre de fois. À prendre le pouls de certains quartiers, à regarder les immeubles qui gratouillent les immeubles tout la haut. Et simplement à regarder, respirer, écouter… le plan commence à être assez précis dans ma tête également. Bref… fidèle à mes habitudes, je prends le plus de temps possible pour découvrir…
Et puis Sydney, c’est une ville où il y a des feux d’artifices certains soirs, alors forcément, en temps que montréalais, je ne peux pas vraiment rester indifférent !
Et on continue à découvrir tranquillement la faune de Sydney. Avec un modèle local d’écureuil :
Une première semaine à Sydney
Bon, le retard sur le voyage à Bali est quasiment complètement rattrapé. Il ne reste plus qu’à rajouter quelques vidéos, ce qui ne saurait tarder. Mais rendu là, il est temps aussi de passer aux choses sérieux : Sydney.
Parce que bon, hein… après tout, c’est quand même un peu pour ça qu’on est parti ! Et le temps passe tellement vite que ça fait déjà une semaine que notre avion s’est posé, avec délicatesse, à l’aéroport. On a récupéré nos bagages sans problème, ma flûte n’avait pas de bobos, et Alyson, l’amie d’Iris qui devait nous héberger au début du séjour, était bien là.
Normalement, quand je suis en voyage, surtout dans une ville, en une semaine, j’ai eut le temps d’en faire huit fois le tour. Mais pour l’occasion, c’est quand même un peu différent. L’opération « tourisme » est reléguée à la deuxième place. Parce qu’il y a beaucoup d’autres urgences pour le moment : trouver un appart, trouver un job, arriver, ouvrir un compte en banque, faire quelques démarches administratives… Je m’étais donné une semaine pour que l’on se trouve un appartement. Chiffre un peu au hasard, ne connaissant pas la situation immobilière à Sydney, et qui représentait plus un idéal. Posé devant les petites annonces, un téléphone à la main.
Au final, on n’aura pas fait tant de visites que ça. Arrivant de Montréal, je ne peux pas m’empêcher de trouver les appartements chers. Et relativement vétuste pour le prix. Y’en avait bien un au trentième étage, avec une vue vraiment superbe sans vis à vis et, à priori, une piscine sur le toit au quarantième. Mais en même temps, il était pas si propre et si beau que ça. Et puis bon, le prix était un peu trop élevé quand même. À la place, on s’est finalement retrouvé au premier étage, dans Elizabeth Bay. Un des quartiers à priori les plus dynamiques ; pas très loin des endroits où tout le monde sort. Si tout se passe bien, on devrait pouvoir être en une demi heure ou moins absolument partout. Plage, opéra, jardin botanique, centre ville… maintenant que l’on est en plein centre ville, on devrait pouvoir vérifier tout ça rapidement.
Là encore, l’appartement est un peu vétuste, et pas bien grand. Studio une pièce. Si on considère que l’on paie plus cher que l’appart que je partageais avec Estelle, des fois, on se pose des questions. Mais bon, ça nous plait, c’est tranquille, on devrait être bien, et on y emménage aujourd’hui même. On a trouvé notre appartement en une semaine. Objectif atteint. « Emménager » est un bien grand mot. C’est meublé, équipé. Alors il va nous falloir acheter une paire de draps, un rideau de douche, et c’est tout pour commencer. Parfait.
Prochain objectif, prochaine deadline : encore une semaine pour trouver un job. J’ai envoyé pas mal de CV à des agences de graphisme, mais je n’y crois pas trop. J’espère quand même, on verra. Mais maintenant que l’on sait où l’on habite, on va pouvoir sillonner le quartier, les CVs à la main. On verra ce que ça va donner !
Bon… c’est bien beau la vie pratique, mais… et Sydney dans tout ça ?
Personnellement, je trouve la ville magnifique ! Il faut juste que je m’habitue aux pigeons du coin, ensuite ça ira mieux.
Maintenant que l’on a un chez nous, on va aussi commencer à s’impliquer dans les événements couchsurfing et le reste. Bref, je vous reviens bientôt avec une première opinion sur la ville !
La pensée du jour
En Indonésien, « canard » se dit « bebek ». On pourrait donc traduire « frencher un huard » par
Faire un bec, sur le bec d’un bebek du Québec.
Impec, non ?



















