Le gars de chicout’
À un moment, je suis dépassé par un pick-up. À l’intérieur, un gars me fait des grands signes. C’est la troisième ou la quatrième fois que ça m’arrive, je ne sais plus trop. Les gens semblent bien aimer Pourquoi Pas ?. Ma plaque québécoise est de plus en plus exotique, même si ça ne bat pas le mobilhome allemand qui me dépasse à un moment ! Un peu plus tard, au moment de faire le plein, je revois le pick-up. Le gars qui m’a fait des grands signes s’approchent, et me parle en français. On discute un peu. Lui, il vient du lac St Jean, et il va jusqu’à Vancouver. Sur le pouce. Quand je lui dis que je vais dans la même direction, mais en prenant mon temps, il me demande si je veux un peu de compagnie. Je serais presque tenté de dire oui, parce que franchement, la route est horriblement longue… mais il ne me met pas vraiment à l’aise. Incapable de dire pourquoi, c’est juste que le feeling n’y est pas, alors je préfère inventer une excuse bidon, et lui souhaite bonne route.