Rencontres

 

Angela

On July 21, 2010, in Carnet de route, Rencontres, by Sébastien
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Revoir un couchsurfer, ça ne m’arrive pas souvent ; mais à chaque fois, c’est un petit plaisir rassurant. Le monde n’est pas si grand que ça ; il est possible de revoir ces personnes que l’on apprécie. On prend un peu de temps pour discuter et je prends une douche rapide. J’ai beau être parti […]

Revoir un couchsurfer, ça ne m’arrive pas souvent ; mais à chaque fois, c’est un petit plaisir rassurant. Le monde n’est pas si grand que ça ; il est possible de revoir ces personnes que l’on apprécie. On prend un peu de temps pour discuter et je prends une douche rapide. J’ai beau être parti juste la veille, n’avoir dormi qu’une nuit dans le van, j’ai déjà l’impression d’être un aventurier. La déconnexion a été extrêmement rapide cette fois. Peut être parce que je n’avais pas vraiment reconnecté en revenant de Californie.

Angela partage mon goût pour les bières de micro-brasserie. Il n’est pas encore très tard (surtout pour elle qui est plutôt sur le fuseau horaire de Vancouver). On se dirige donc vers une place dont j’ai malheureusement oublié le nom mais où je bois une bière fortement sympathique par contre. La « Holy Smoke » de la brasserie « Church Key ». Bière noire, mais légère, mais goûteuse. Inhabituelle, agréable. On jase un long moment avant de rentrer se coucher. Angela me confirme que je peux rester une deuxième nuit ; je commence donc à essayer d’organiser un peu tout ça dans ma tête. De toutes façons, les choses se mettront en place par elle même ; j’en suis sûr.

 

Paul

On July 22, 2010, in Rencontres, by Sébastien
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Début de journée très relaxe chez Angela. Elle prépare une superbe omelette, que l’on mangera assis sur le gazon du voisin, en regardant passer les voitures. J’aime ce sentiment que j’ai tout mon temps, que je peux prendre les choses comment elles viennent sans me poser la moindre question, sans la moindre inquiétude. J’ai fait […]

Début de journée très relaxe chez Angela. Elle prépare une superbe omelette, que l’on mangera assis sur le gazon du voisin, en regardant passer les voitures. J’aime ce sentiment que j’ai tout mon temps, que je peux prendre les choses comment elles viennent sans me poser la moindre question, sans la moindre inquiétude. J’ai fait la tour du CN, parce que j’aime les points de vue offerts par ces hautes tours ; mais en dehors de ça, je ne cherche pas à faire du tourisme. Je veux juste ressentir Toronto et rencontrer des gens.

On est rejoint par Paul, un couchsurfer de Toronto que Angela a rencontré à Tokyo puis à Vancouver (parcours typique sur couchsurfing). Photographe voyageur, on s’entend très bien très rapidement.

 

Loni

On July 29, 2010, in Carnet de route, Rencontres, by Sébastien
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Toujours est il que quand je fini enfin de travailler, il ne me reste pas beaucoup de temps devant moi. Ce soir, en effet, je dois aller au restaurant avec Dawn est une amie à elle. La sortie était planifiée depuis un moment déjà, et elle m’a proposé de me joindre à elles ; invitation […]

Toujours est il que quand je fini enfin de travailler, il ne me reste pas beaucoup de temps devant moi. Ce soir, en effet, je dois aller au restaurant avec Dawn est une amie à elle. La sortie était planifiée depuis un moment déjà, et elle m’a proposé de me joindre à elles ; invitation que j’ai appréciée, et acceptée. Au programme, donc, cuisine japonaise de haute gastronomie. Très prometteur ! J’ai donc rendez-vous avec Dawn dans deux heures. Pas vraiment le temps de faire grand chose, surtout que ce que j’avais planifié, c’était la Sears/Willis Tower, qui pourrait m’occuper un moment. Je décide donc plutôt de prendre ça relaxe encore aujourd’hui, et de rentrer chez Dawn, avancer mes autres projets. Je me dis aussi que j’en profiterais pour demander à Dawn pour rester une nuit de plus chez elle. Ce que je n’ai pas pu faire aujourd’hui, je le ferais demain à la place, et je partirais seulement samedi rejoindre les couchsurfers pour camper.

L’amie de Dawn, Loni, est très sympa, et déborde d’enthousiasme. C’est une artiste, designeuse, qui fait des kimonos en papier (cette partie, j’avoue ne pas l’avoir complètement comprise) et qui est aussi relieuse d’art. Elle fait des livres d’artistes en tout genre. Évidemment, la discussion est assez vite orientée, vu que dès que j’entends le mot livre, il y a une tite sonnette qui fait « ting » dans ma tête.

 

Nik et Talia

On August 1, 2010, in Carnet de route, Rencontres, by Sébastien
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Je pensais m’arrêter brièvement, peut être jeter un oeil à mes mails, histoire de voir s’il est possible d’optimiser la planification avec Virginie (que je dois toujours retrouver dans l’ouest), mais la ville est tout simplement laide. À la pointe du lac Supérieur, sur un canal qui relie le lac à la voie du Saint […]

Je pensais m’arrêter brièvement, peut être jeter un oeil à mes mails, histoire de voir s’il est possible d’optimiser la planification avec Virginie (que je dois toujours retrouver dans l’ouest), mais la ville est tout simplement laide. À la pointe du lac Supérieur, sur un canal qui relie le lac à la voie du Saint Laurent, c’est une ville qui semble 100% industrielle. Je ne m’arrête donc pas.

Juste avant de sortir de la ville, j’ai une petite pensée. C’est bizarre en effet, depuis le début de mon voyage, je n’ai pas vu un seul auto-stoppeur. Certes, je n’étais pas sur les grands axes principaux, et j’étais beaucoup aux États-Unis, où le stop semble pas mal moins aimé… mais je compte un peu sur eux pour ajouter des rencontres sur la route. Je trouve ça amusant que si peu de temps après avoir formulé cette pensée, je vois un couple d’autostoppeurs sur le bord de la route. Ils répondent au stéréotype parfait des squeegees Montréalais. Vêtements abîmés, look d’adolescent rebelle qui a bien vieilli depuis, sac à dos acheté dans un surplus de l’armée… ils vont à Thunder Bay. Moi aussi. Mais c’est encore à 700 kilomètres d’ici. Enfin, je peux toujours les avancer un peu. Moi, ce soir, j’ai prévu de m’arrêter au parc national du lac Supérieur, sur les conseils d’Étienne. Étienne est très bon en conseils touristiques. Si un jour ils vous en donnent, ça vaut toujours la peine de les suivre.

Talia et Nik embarquent donc tout les deux dans le van. On se retrouve un peu serré, mais ça répond à mon interrogation. Trois dans le van avec beaucoup de bordel, ça se fait sans problème. On discute, ils sont très sympas. Ils arrivent de l’ouest de Toronto, d’où Nik est originaire. Talia, elle, vient d’Afrique du Sud. Ils s’en vont ramasser des fruits sur la côte ouest, avec 100$ en poche pour faire la traversée. C’est l’une des grandes activités des jeunes de la côte est. Traverser sur le pouce pour ramasser des fruits dans la vallée de l’Okanagan. J’ai toujours été fasciné par les gens qui faisaient ça, du coup, je suis heureux de les accompagner un mini-peu dans leur périple.

 

Kate et Sean

On August 2, 2010, in Carnet de route, Rencontres, by Sébastien
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Juste avant d’entrer dans Wawa, la route se sépare, et on quitte la route principale. Juste avant d’entrer dans Wawa, j’avais vu deux autostoppeurs qui attendaient patiemment. J’avais hésité, mais finalement, j’avais tourné à droite pour entrer en ville, me disant que d’autres personnes les prendrais. Je ne pensais pas ressortir par le même chemin. […]

Juste avant d’entrer dans Wawa, la route se sépare, et on quitte la route principale. Juste avant d’entrer dans Wawa, j’avais vu deux autostoppeurs qui attendaient patiemment. J’avais hésité, mais finalement, j’avais tourné à droite pour entrer en ville, me disant que d’autres personnes les prendrais. Je ne pensais pas ressortir par le même chemin. Puisqu’ils sont encore là, je ne vois aucune raison de ne pas les prendre. Un gars, une fille, deux sacs à dos, deux guitares. Ça commence à être bien rempli, mais Pourquoi Pas ? est capable d’en prendre ! Je fais rentrer tout ce petit monde, et on reprend la route. Lui est d’Hawaï, elle de l’Orégon. Ils sont tout les deux musiciens, en tournée au Canada. Ils ont commencé à Montréal il y a deux semaines, et reviennent jusqu’à Vancouver Island. Ils ont organisé une vraie tournée, avec des soirées réservées un peu partout sur la route. Ils ont tout calculé pour pouvoir faire ça en stop. Je savais pas que c’était possible. Que l’on pouvait faire une tournée transcanadienne en stop. Il faut croire que oui ! Ça leur a quand même pris 3-4 mois pour planifier tout ça. L’idée me plaît énormément. Comme Kate est de l’Orégon, et que ça fait parti de mon programme, elle s’attaque à m’écrire une liste des choses à faire absolument là bas. Je l’en remercie sincèrement. Quand je lui dis que j’aime la nourriture, elle me dit que je n’ai pas le choix de m’arrêter à Portland. Quand j’ajoute que je suis un fan de microbrasserie, elle me dit que Portland est la ville au monde avec le plus (oui, bon, « le plus du monde », « le plus au monde », tout ça tout ça, c’est même plus une habitude rendu là) de microbrasseries. Je la regarde sceptique. Vingt quatre ? Ah ouais, quand même. Note pour moi même : à deux micro-brasseries par jour, prévoir douze jours à Portland. Ouf ça va être dur !

 

Deuxième soirée à Banff : la tournée des bars

On August 14, 2010, in Carnet de route, Rencontres, [Rocheuses Canadiennes], by Sébastien
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Bon… okay, on n’en fait juste un…

On retrouve tout le monde comme prévu vers 19h. Karine est accompagnée d’une autre amie à elle, du temps où elle travaillait à Banff. Marie-Ève (sauf erreur classique de ma part) que l’on peut également surnommer Princesse. On passe un début de soirée très sympa, à discuter tous ensemble. Tout le monde est ouvert, facile d’approche, ce qui crée une ambiance des plus agréables. Princesse nous explique qu’elle travaille aux sources chaudes de Banff. On se retrouve alors avec quatre billets gratuits, valides à Banff et à Jasper. Le problème de la douche est réglé ! On la prendra donc le lendemain. Le cadeau est quand même très sympa. On partage avec elle nos pâtes au fromage et tomate pour la remercier.

On se dirige ensuite dans le centre de Banff, pour aller boire une bière. J’ai envie de m’habiller autrement ce soir. Virginie m’avait déjà vu habillé en gothique une fois, mais elle semble être pas mal impressionné la deuxième fois aussi. On rigole bien ; déjà que je me fais regarder bizarre à Montréal, alors dans une petite station de ski des rocheuses… enfin, je m’amuse comme un fou, c’est mon but, c’est parfait. On s’installe à une table dans une sorte de pub anglais, repère des québécois de Banff paraît il. Un peu plus tard dans la soirée, on est rejoint par Liz. Une autre amie de Karine. Je me sens très bien entouré en pareille compagnie. En tout cas, je ne suis pas à plaindre.

Il y a un juke box dans le bar. Je suis agréablement surpris quand « Belzébuth » commence à jouer. Je ne m’attendais pas vraiment à entendre une de mes chansons préférées des Colocs à Banff. Mais pourquoi pas ! Nous sommes, après tout, dans la ville la plus à l’ouest du Québec.

 

Liz

On August 15, 2010, in Carnet de route, Rencontres, [Rocheuses Canadiennes], by Sébastien
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Et la restructuration de l’emploi du temps.

Je me souviens à la dernière minute de la proposition de Liz de passer la voir à sa job. On s’arrête donc. Rapidement. Ou pas très rapidement. On discute un bon moment. Elle nous explique que mercredi et jeudi prochains elle va faire de la randonnée avec ses amis. Liz est anglophone, à la base, mais parle très bien le français aussi. Sauf qu’elle n’utilise jamais le « vous » et qu’elle regarde toujours une personne quand elle parle. C’est un peu déstabilisant au début. Après tout, elle regarde Virginie quand elle lui dit « tu peux venir faire la randonnée avec nous si tu veux ». Mais non, je ne suis pas mis de côté. L’invitation me concerne aussi. En l’occurrence, je trouve ça très cute comme façon de faire. Liz déborde de sourires, de joie de vivre, et d’énergie. Les deux randonnées nous tentent énormément. Tout comme le concert dont elle nous parle le jeudi soir. L’avantage, dans la région, c’est que les distances ne sont pas très grandes. Donc même si on quitte Banff aujourd’hui pour Lake Louise et Yoho, on ne sera pas loin de Banff, et on reviendra avec plaisir. Toujours aussi agréable ces opportunités qui apparaissent d’elles même en voyageant. Là encore, on est pas mal sur le même mood avec Virginie, et la perspective de rencontrer d’autres gens, d’avoir cet événement en plus, nous emplit d’enthousiasme.

 

Liz et Louise

On August 18, 2010, in Photos, Rencontres, [Rocheuses Canadiennes], by Sébastien
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Sarah

On August 29, 2010, in Carnet de route, Rencontres, by Sébastien
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L’adorable madame d’Eugène

Et puis finalement, j’arrive à Eugène. Je suis les panneaux qui m’amènent au centre ville. Au moment où j’arrive, je vois une foule de gens à pied se promener dans tout les sens. Au loin, je vois des petits stands, signe évident qu’il se passe de quoi. Je gare Pourquoi Pas ? à côté d’un parcomètre. Je vérifie : le samedi c’est payant. J’hésite. Et puis je me dis que mon van à petit pois verts immatriculés au Québec il pourrait bien faire pitié par ici. J’ai vraiment pas envie de payer un parking aujourd’hui.

Première étape : trouver une connexion internet afin de localiser une buanderie. Ça se fait très rapidement, puisqu’il se trouve qu’il y a un Starbuck un bloc plus loin. Parfait. Je repère 4 adresses de laveries dans les environs, et je retourne au van, récupérer mon linge sale. Je vois bien qu’il y a un événement qui se déroule. J’entends la musique, je vois tout les gens. Je vais regarder ça d’un peu plus prêt dans pas longtemps. Je me prépare pour l’expédition laverie.

– Bonjour !

– Bonjour.

– C’est tu un van aménagé que vous avez ?

– Oui !

– Je peux regarder l’intérieur ?

– Oui oui, bien sûr.

Elle a dans la soixantaine, un sourire très agréable et chaleureux.

– J’ai l’habitude de voyager dans un van du même genre. C’est très confortable. Vous venez de où ?

– Je viens de Montréal.

– Et ça fait longtemps que vous êtes à Eugène ?

– En fait, je viens juste d’arriver.

– Vous avez un endroit où rester ce soir ?

– Et bien à vrai dire, je ne pensais pas rester. Je m’en vais à Burning Man, je sais pas si vous connaissez ?

– Burning Man ? Bien sûr ! J’ai un fils qui y va aussi !

– Donc comme j’ai pas mal de route à faire, je pensais juste faire mon lavage et repartir.

– Je comprends. Mais il y a beaucoup de chose à voir en fin de semaine.

– C’est ce dont j’ai l’impression en effet. Vous pensez que ça vaut la peine de rester ?

– Absolument ! Tenez, voilà notre adresse. Vous pourrez garer votre van, c’est sécuritaire. Et puis si vous voulez prendre une douche, pas de problèmes ! Vous arrivez de loin avec votre accent, la moindre des choses, c’est que l’on vous montre que l’Oregon est accueillant !

Elle m’écrit une adresse sur un bout de papier, avec quelques indications. Je la regarde faire, bouché. L’invitation est si généreuse, si gentille, que je ne me vois pas dire non. Je me retrouve projeté dix ans en arrière. C’était la première fois que je venais au Québec. J’avais fait la connaissance d’une fille qui s’appelait Marie-Noëlle. Ses parents étaient d’accord pour que je plante ma tente dans leur jardin les deux premiers jours de mon voyage, invitation que j’avais énormément apprécié. Le lendemain matin, les voisins voyant que je dormais sous tente m’avaient invité à dormir chez eux. L’invitation, à l’époque, m’avait laissé aphone pour plusieurs jours (ou presque). Finalement, dès le deuxième soir les parents de Marie-Noëlle m’avait laissé dormir à l’intérieur, et m’invitaient même à leur chalet pour la fin de semaine. Depuis, j’ai découvert couchsurfing, et la générosité de l’accueil de certaines personnes. Mais couchsurfing, à la base, part d’une requête de la personne qui a besoin d’être hébergée. Sarah, puisque c’est son nom, m’a tout à fait spontanément invité à venir installé mon van chez elle, et à y prendre ma douche. Elle ne me connaît pas : elle vient juste de me dire bonjour parce qu’elle aimait bien mon van. Certes, comme le dit si bien couchsurfing, « si je suis venu jusqu’ici, c’est sans doute pas pour lui voler sa télé ». Je sais que j’ai l’air full sympathique avec mon petit van, mal rasé, et mal habillé. Mais quand même.

Finalement, Sarah continue son chemin avec ses amis : ils ont l’air d’avoir un rendez-vous. Moi, je prendrais la route de la buanderie. Je jette mon linge dans la laveuse, et m’installe tranquillement, mon ordi sur les genoux. Un peu après, je me lève, jette mon linge dans la sécheuse, et me réinstalle.

 

Pizza au bleu, oignons caramélisés, et bière

On August 29, 2010, in Carnet de route, Gastronomie, Rencontres, by Sébastien
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Avec en prime, une deuxième invitation !

Je marche au hasard. À droite, à gauche, d’un stand à l’autre. Une partie marché, une partie artisans. Une partie marché biologique même. L’ambiance est délicieuse, les odeurs me font saliver, je résiste. Et puis je me retrouve à côté d’un stand de pizzas, où ils promettent une pizza « fromage bleu + oignons caramélisés ». Leur voisin ? La brasserie Nincasi, qui propose une IPA double. J’ai beau faire tout les efforts du monde, je succombe. Je repère une petite place à une table où deux dames dans la quarantaine discutent. Elles répondent d’un sourire quand je demande si je peux m’installer avec elle. La bière est excellente, la pizza magnifique. Je commence à discuter. Les questions classiques. D’où je viens, où je m’en vais. Burning Man ? Oui, bien sûr on connaît. J’ai une amie dont la fille y va. Évidemment, Burning Man c’est juste à côté d’ici (en terme nord américain : moins de 10h de route).

– Est-ce que ça fait longtemps que vous êtes à Eugène ?

– Je viens juste d’arriver. Au départ, je pensais juste faire ma lessive.

– Et vous avez un endroit où rester ce soir ?

– Bin je sais pas encore si je vais rester ici ce soir où reprend la route. Mais c’est sûr que je repasserais.

– Bon, bah tenez : voilà mon numéro de téléphone, si vous avez besoin de quoi que ce soit. C’est toujours pratique de connaître des gens dans les endroits où l’on voyage. N’hésitez pas à m’appeler ! Et puis ma fille adorerait vous rencontrer. Elle a étudié en France pendant deux ans.

– Bin.. euh… merci !

– On doit y aller, on a rendez-vous pour notre pédicure.

On dit quoi dans ce temps là ? Bonne pédicure ? Dans le doute, je me contente d’un « bonne journée ». Ça fait à peine trois heures que je suis là, j’ai déjà deux personnes qui sont prêtes à m’acommoder côté hébergement. Je suis tombé dans une ville de fous on dirait bien. Et en plus, j’aime ça !

 
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