Wapta Falls
Et puis on arrive finalement au parking de Wapta Falls. L’accès depuis la grande route n’est pas fléché, mais je le reconnais sans la moindre hésitation. Nouvel assaut de souvenirs. Le goût de la mangue que j’ai mangé à la fin de la balade, quand je l’ai faite la première fois. Moi qui revient en ayant soif, et qui commenterait plus tard en disant que ma mère ne serait pas fière de moi, elle qui me rappelle de toujours avoir des centaines de litres d’eau en réserve sur moi. J’espère qu’elle est rassurée de savoir que Pourquoi Pas ? a un réservoir de 30 litres. Oui, de l’eau, j’en ai tout le temps. Plus de risque de me déshydrater. J’emmène quand même ma bouteille avec moi, cette fois.
Je reconnais le chemin, les marches, les détours. Je reconnais même l’arbre malade et sa grosse bosse. La petite forêt, le sentier qui commence à monter. Le grondement sourd et lointain, qui apparaît alors. Lointain ? Pas tant que ça, en fait. On s’en approche très vite. Encore quelques mètres, et la cascade nous saute aux yeux. Aussi majestueuse, aussi impressionnante que la première fois. J’ai découvert récemment, en Californie, la seule cascade capable de rivaliser avec Wapta. Je suis incapable de vraiment expliquer pourquoi celles-ci en particulier. Je les aime, tout simplement. J’avoue être assez content de voir que Virginie est tombée sous le charme aussi. Elles ne sont pas très hautes, mais leur largeur leur donne une majesté que bien peu de cascades sont capables d’égaler. Bref, c’est beau, c’est magnifique, c’est grandiose. Et, encore une fois, c’est vide de touristes. Ils préfèrent la chute de trois cents et quelques mètres, que l’on trouve un peu plus loin. Elle, on se la réserve pour demain, en même temps que les Twin Falls.







