L’amphithéâtre Cascade
On abandonne Virginie, on embarque dans Pourquoi Pas ?, et on prend la route qui nous amène au début de la balade. Les demoiselles ne manquent pas de s’extasier sur Pourquoi Pas ?. Les petits pois font leur effet, surtout avec les noms des places visitées écris à l’intérieur. L’intérieur plaît énormément aussi. Ça va bientôt faire un mois que c’est ma maison, elles « visitent » avec intérêt. On commence par une longue ascension, pour aller se garer au niveau d’une station de ski. Deux bouteilles d’eau, six barres de céréales, une salade riz-thon-haricots rouges, un sac à dos plein de matériel photo. C’est parti.
Je préviens dès le début que je préfère y aller à mon rythme, d’autant plus que ça fait trois jours de suite que je marche, et que je ne sais pas trop quoi attendre de mes jambes. Louise et Liz caracolent devant, discutant tout en marchant. Le début est plutôt calme. Une petite descente nous amène sur le bord d’une rivière, puis le chemin nous fait remonter de l’autre côté. Un panneau indique « amphithéâtre cascade 6.2 km ». Je ne sais pas si c’est la destination finale. Je ne pense pas. On verra bien.
Ça monte un peu plus raide. Je continue sur mon même rythme tranquille, sans m’arrêter. Leçon numéro 2 du guide de survie en randonnée par ma maman (pour ceux qui n’ont pas lu mon article sur Wapta Falls au printemps 2009, sachez que la leçon numéro 1 est de prévoir environ 10 litres d’eau par kilomètre de marche) il faut marcher lentement, mais sûrement. Toujours la même vitesse, sans s’arrêter. Comme je l’expliquais à Virginie quelques jours plus tôt, je rajoute personnellement le contrôle de ma respiration. Je ne veux pas être essoufflé ; je préfère rester maître de mes poumons. Louise, elle, marche plus vite, s’arrête souvent, et respire super fort. Liz est un peu essoufflée également.
On grimpe les 6.2 kilomètres vers l’amphithéâtre en deux heures et demi, sans le moindre problème. Je suis en pleine forme rendu en haut. Des balades comme ça, j’en mange trois par jour au petit déjeuner. L’amphithéâtre mérite parfaitement son nom. Un grand pré d’herbe, entouré par un magnifique demi cercle de rochers et de montagnes. C’est de toute beauté. Et puis Liz lève le bras, et indique la pointe la plus haute de ce mur. Ah ! C’est là qu’on va ? Chouette ! Ça va être magnifique ! La perspective de monter là haut et de longer la crête des montagnes sur une telle distance me remplit de joie anticipée. Et puis en plus, vu d’en bas, ça a l’air vraiment pas loin, et pas si haut que ça. Je me dis que dans deux heures, on sera en haut.














