Les aventures du Pourquoi Pas ?

Sur les routes d'Amérique du Nord, à bord du Pourquoi Pas ?

Nouvelle convergence


Ce soir, c’est soir de fête. Alors tout le monde s’habille en conséquence. Costumes variés, nous formons un très joli groupe. Formé par plusieurs sous groupes au début, nous nous sommes bien trouvés. Évidemment, dans un contexte d’ouverture d’esprit et de rencontres, c’était prévisible, mais ça fait du bien quand même. On se met finalement tous en route. Personnellement, mon accoutrement préféré pour me promener dans le désert est très clairement mon manteau. Il vole dans tout les sens, il est magnifique, et m’attire plein de compliments. Seul exception à la règle : je n’ai pas envie de porter les bottes ce soir. Je resterais donc en sandale. J’amène le masque et les lunettes, au cas où, on sait jamais. Je me suis fait avoir une fois ; pas deux.

Je me retrouve à nouveau pris dans ce mouvement de convergence. De partout, les gens se lèvent pour converger vers Man. Il est là, dans toute sa grandeur, dans toute sa splendeur, qui nous attend. Il est grand, il est beau, il est fier. Tout le monde l’admire et le respecte. Un immense cercle s’est formé tout autour. À distance très raisonnable. À l’intérieur de ce cercle d’admirateurs, un deuxième cercle : le conclave. Le conclave, ce sont tout ces artistes de feux, qui rendront un dernier hommage à Man. Je m’attendais à une quarantaine de personnes maximum, réparties un peu partout dans l’espace. Je suis incapable d’en évaluer le nombre, mais ils sont au moins deux cents. Dans le camp, on m’a demandé si j’allais en faire partie, vu que je sais cracher du feu, et faire un peu des poïs. Mais je me considère pas assez bon. J’ai un regret, quand je vois tout ce beau monde commencer à danser. Les artistes se relaient les uns après les autres. Virginie, Laurie, Fannie et les autres m’ont donné l’habitude de voir des personnes vraiment douées. Je suis déçu de voir que beaucoup ne sont que des débutants, qui se contentent d’avoir un bâton enflammé et à jouer avec. Dans ce contexte, j’aurais en effet largement eut ma place. Dommage… peut être l’année prochaine, qui sait ?

Il y a quand même quelques belles performances. Et puis la quantité est quand même vraiment impressionnante. Les gens applaudissent, cris, hurlent. L’ambiance est à la fête, mais on sent bien que tout le monde attend la même chose. Une chose qui va arrive finalement. Le conclave s’assoie. Une première flamme apparaît, puis une autre, et encore une autre.

Leave a Reply