Gerlach, Empire, et l’aire de repos
Évidemment, il y a pas mal de trafic, mais ça roule quand même bien. Je remercie Pourqoui Pas ? pour son incroyable fiabilité. J’ai eut l’occasion de remarquer un certains nombre de véhicules en panne depuis que j’ai quitté le campement. Panne de batteries, bris mécaniques, etc… beaucoup de véhicules sont arrêtés, et n’iront sans doute pas plus loin avant un moment. La logistique qui entoure l’événement est tout simplement incroyable. J’imagine donc les hordes de dépanneuses prêtes à intervenir… mais même là, ça prendra sans doute un certains temps quand même !
Et puis on traverse la petite ville de Gerlach et ses 300 habitants. La petite communauté qui voit passer 50000 personnes dans un sens puis dans l’autre en une semaine. Pour vivre dans ce genre d’endroits, il faut être passionné par la solitude, le vide et le rien il me semble. Voir autant de monde, ça doit quand même être un choc… en même temps, au niveau de l’économie locale, ça paraît plus qu’énormément. L’incidence de Burning Man est majeure. D’ailleurs, j’imagine que les habitants de Gerlach ne dormiront pas cette nuit. Pas seulement à cause du bruit : ils sont nombreux à avoir installé des stands, pour distribuer boissons fraiches, thé, café, chocolats chaud… je ne m’arrêterais pas : je n’ai pas beaucoup de route à faire de mon côté, besoin de rien pour me garder éveillé, même si je suis fatigué et que j’ai mal aux yeux. Je m’arrêterais juste pour me débarasser du recyclage en cours de route : il y a un centre de tri qui est ouvert 24h pendant l’exodus final. Le ramassage du recyclage est gratuit. Il faut payer 3$ par sac poubelle. Je trouve ça correct, je laisse donc mes deux sacs poubelles ici. J’aurais participé, un peu, moi aussi, à l’économie locale, chose que je trouve importante, même si ce n’est que symbolique. Et puis j’ai vraiment envie d’encourager l’initiative. J’aurais très bien pu me débarasser de tout ça plus loin et gratuitement. En même temps, est-ce que je suis vraiment à 6$ prêt ? Non, pas pour ça.
Je finis par rejoindre l’autoroute. L’air de repos arrive juste après. Il y a même une connexion internet. Parfait. Je peux rassurer tout le monde : j’ai pris un coup de vieux, mais je suis encore en vie. Et puis sur ce, il me semble qu’il est temps pour moi d’aller dormir.