Les aventures du Pourquoi Pas ?

Sur les routes d'Amérique du Nord, à bord du Pourquoi Pas ?

Le parking-camping


Il fait presque complètement nuit maintenant. C’est très clairement l’heure de me trouver un endroit où dormir. Je reviens donc au van, et reprends la route en direction de l’ouest. L’idée, c’est de quitter le Nevada, et de rentrer en Californie. La raison est simple : le lac Tahoe est dans une National Forest, et les lecteurs assidus de mon précédent voyage se rappelle assurément qu’en Californie le camping sauvage est autorisé dans les National Forest. Évidemment, mon van n’est pas si sauvage que ça, mais bon. Je peux l’installer un peu n’importe où sans trop de problèmes en principe.

Sauf que je réalise très vite que je vais être confronté à un autre problème : le lac Tahoe, c’est l’une des destinations les plus touristiques de la Californie. Faut dire que les lieux sont en effet magnifiques. Mais du coup, c’est maisons sur maisons sur maisons. Je tente bien une ou deux rues qui je l’espère deviendront route et m’emmèneront dans un monde sauvage et hostile, mais je finis dans un cul de sac à chaque fois. Finalement, je me décide à essayer d’attraper un camping. Après tout, la perspective d’une douche me fait limite fantasmer. Et si en plus j’ai l’eau courante pour toute la vaisselle récupérée après Burning Man, c’est que du bonheur. Je me convaincs moi même que je suis tout à fait prêt à payer dans ces conditions (c’est l’avantage d’avoir un esprit faible).

Sur mon Atlas, il y a un camping/parc national indiqué. J’essaie de le retrouver. En fait, je prends une route, sans savoir exactement si c’est la bonne. À un moment, je passe à côté d’une entrée sur laquelle il est écrit « parking machin ». Sauf que ce parking ressemble étrangement à un camping. Je fais demi tour. Rentre. En effet, c’est un camping. Bizarre…. je fais un tour complet. C’est quasiment tout vide, moitié abandonné, moitié en construction. Auto perception, c’est parfait pour moi. Je n’aurais ni douche, ni eau courante, mais ça sera gratuit !

Je m’installe rapidement, fait cuire quelques pâtes, fait un minimum de rangement pour pouvoir circuler. J’ai le droit à un saut magnifique quand j’entends soudainement un animal escalader le Pourquoi Pas ? et commencer à faire ses griffes sur la toile. Je n’ai aucune idée de ce que c’est, et je suis quand même un peu inquiet. Je fais du bruit dans le van, j’allume les phares. Je vois une silhouette redescendre le parebrise. Ah ! Un chat. Je souris. En fait, non. Ce n’est pas un chat. Pas un raton laveur non plus. Ni un renard. Je n’ai pas le temps de faire une photo ; aucune idée de ce que je viens de voir. Enfin… Je suis épuisé. Les dernières nuits ont quand même été courtes ; l’une d’elle n’a même pas existé d’ailleurs. Et puis aujourd’hui, en plus de mon 15 kilomètres, j’ai marché deux trois heures dans les rues de Reno. Alors à 21h30, je ronfle déjà.

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