Le retour de l’aire de repos
Les réveils sur les aires d’autoroute se ressemblent quand même beaucoup. Toujours ce petit sentiment d’anonymat complet. Un simple voyageur parmi tant d’autres… je me prépare à retrouver le monde réel. Ça ne me tente toujours pas. Oui, j’étais tanné de la poussière partout, de la chaleur impossible à fuir… mais en même temps, ce ne sont que quelques désagréments, pour tant d’autres choses en retour…
Pourquoi Pas ? ronronne toujours autant, et il rembarque sur l’autoroute avec un enthousiasme que je lui envie. En même temps, j’ai pas mal roulé de nuit, et le paysage en a profité pour changer un peu. L’autoroute traverse une petite vallée, entre deux rangées de collines-montagnes désertiques. Au fond, il y a une petite rivière. De chaque côté, tout est vert. Dès que l’on s’éloigne un peu, ça redevient jaune. C’est de toute beauté. J’avance tranquillement, m’offre une ou deux petites pauses photos. Ces montagnes sont tellement invitantes… j’ai envie d’aller voir au sommet de l’une d’elle ce qui se cache de l’autre côté. Ça n’est pas très raide, ça semble assez facile à faire. Le seul petit problème, c’est la rivière à traverser, ce qui ne semble pas vraiment possible. Je me contenterais donc sagement de continuer jusqu’à Reno.








