Les aventures du Pourquoi Pas ?

Sur les routes d'Amérique du Nord, à bord du Pourquoi Pas ?

La vérité sur Burning Man


Deux cent kilomètres de champs de blé, c’est long. Alors je m’arrête sur une aire de repos que je trouve bien accueillante, et je m’attelle à la lecture du « guide de survie à Burning Man ». Ça m’occupera prêt de deux heures. Burning Man. J’en parle, j’en parle, mais c’est quoi exactement ? En fait, moi même je n’en suis pas sûr. Burning Man, ça dure une semaine, et ça se passe au fin fond d’un désert du Névada. Chercher Reno sur une carte, puis Fernley, 40 kilomètres à l’est. Ensuite, monter plein nord en suivant la 447 pendant une centaine de kilomètres. Vous verrez pyramide lake. Vous traverserez Nixon, Empire et Gerlach, avant d’entrer dans le Black Rock Desert. Vous serez alors rendu. Belle ballade, non ?

Black Rock Desert, c’est un vrai désert, où il fait 40 le jour et 4 la nuit. C’est un vrai désert où se crée, pendant une semaine de temps, une ville de cinquante mille habitants. Descendant des Woodstocks et autres festivals, Burning Man se veut un lieu de création et d’échange. Aucun argent (à part pour payer les billets…), juste du troc. Création en tout genre, le thème principal est le feu. Construire des structures, des oeuvres d’art, que l’on enflamme ensuite. Le point d’orgue du festival est la mise à feu de la structure géante qui est construite pendant la durée du festival. Un genre de « Fallah » perpétuelle pendant une semaine de démesure. En fait, quand j’en ai entendu parlé la première fois, ma réaction a été « je dois y aller un jour, je n’ai pas le choix ». Ensuite, j’ai appris le prix des billets. Ajoutez un aller-retour depuis Montréal, je me suis rendu compte que c’était plutôt impensable. L’impensable s’est produit. Je vais assister à Burning Man avec un appareil photo, un ordinateur, et une imprimante. Pas de ventes, juste des échanges. On verra bien si j’arrive à échanger quelques photos ! Une chose est sûre, entre un concours d’artiste de feux à Montréal, la pleine lune de Chicago et Burning Man, l’exposition Brasier va prendre un second souffle ! Et moi, je vais devoir faire le stock de cartouches d’encre noire avant d’entrer dans le désert !

J’ai fini la lecture du document. Je ne réalise toujours pas que j’y vais pour de vrai. C’est un peu, beaucoup, énorme pour moi. Je n’ai jamais assisté à un événement du genre (Woodstock en Beauce, Shambala, etc…)… il semblerait que je rentre par la grande porte. J’ai été prévu, Burning Man, c’est beaucoup, et c’est intense. Je m’attends d’ailleurs à en avoir trop. Je sais qu’après, je cours me cacher dans les montagnes, tout seul, avec mon petit van !

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